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Archive for September, 2009

La compagnie islamique syrienne d’assurance se lance sur le marché

Wednesday, September 9th, 2009

La compagnie islamique syrienne d’assurance a débuté son activité le lundi 7 septembre 2009. Fondée en 2007, cette société anonyme aux capitaux syriens et qataris vient s’ajouter aux treize compagnies déjà présentes sur le marché.

La compagnie islamique syrienne d’assurance entre dans le cadre d’un partenariat entre la Syrie et le Qatar. Fondée en 2007, cette société anonyme au capital d’ 1mdSP (un milliard de livres syriennes), rassemble en son sein plusieurs investisseurs en tant que personnes morales ou personnelles.

La partie syrienne participe à hauteur de 46% du capital de la compagnie. Parmi ses actionnaires, le Fonds d’investissement de l’Orient, l’établissement public d’assurance, la banque internationale islamique de Syrie, l’entreprise al-Chahba des électroniques, l’entreprise d’ingénierie et de commerce et d’autres petits investisseurs.

La partie qatarie, majoritaire, possède 54% du capital de la compagnie. Au nombre des actionnaires, on compte la Banque Internationale Islamique du Qatar, la Compagnie Islamique Qatarie d’Assurance, la Banque Nationale Islamique du Qatar ainsi qu’une holding.

Siège à Damas et staff syrien
Lors du lancement de la compagnie, lundi, le ministre des Finances syrien, Mohammad al-Hussein, a indiqué que les sociétés d’assurance de « takaful » (entraide) constituent un plus pour le marché de l’assurance en Syrie, puisqu’elles répondent aux besoins de nombreux clients.

Cette nouvelle compagnie d’assurance prendra ses quartiers dans le secteur d’Abou Roummané à Damas. Son directeur général Ali Nayyal a précisé que son équipe dirigeante était intégralement composée de cadres syriens.

A noter que treize compagnies d’assurance seulement opèrent sur le marché syrien, qui est encore en pleine expansion. L’une d’entre elles relève de l’Etablissement Public Syrien de l’Assurance, et procède de l’assurance solidaire.

Desde Econostrum

Tunisie : Le tourisme de santé résiste à la crise

Wednesday, September 9th, 2009

La Tunisie occuperait le deuxième rang mondial en matière de thalassothérapie après la France. Disposant de plus d’une quarantaine de centres de thalassothérapie, la Tunisie attire chaque année près de 152 000 curistes originaires de France, de Suisse ou d’Allemagne.

La Tunisie connue depuis l’époque romaine pour la qualité de ses eaux médicinales possède plusieurs atouts comme celui d’offrir un climat agréable et une proximité géographique avec l’Europe. La Tunisie applique d’autre part des normes strictes d’hygiène tout en disposant de complexes hôteliers offrant une large gamme de services annexes, le tout à des prix compétitifs, inférieurs à ceux en vigueur en France ou en Italie, les concurrents directs de la Tunisie dans ce domaine .

La Tunisie possède des centres de thalassothérapie dans les principales régions touristiques du pays mais aussi dans certaines zones localisés à l’instar de Korbous, Jebel oust, Hammam Bourguiba ou Hammam Zriba. Des centres dotés d’une capacité d’accueil de 250 000 curistes et qui attire outre une clientèle européenne, les locaux et libyens et algériens, de plus en plus nombreux à choisir les soins palliatifs et le tourisme de détente en Tunisie.

Ce secteur de tourisme de santé, qui attire une clientèle haut de gamme, résiste à la baisse de fréquentation touristique mondiale, et assure des revenus en hausse. Il fait d’ailleurs l’objet d’un suivi particulier des autorités qui ont choisi de miser pour le futur sur le tourisme de santé et les soins palliatifs en commanditant à cet effet une étude pour ce secteur à l’horizon 2020.

Desde African Manager

Les étrangers encouragés à s’installer en Tunisie

Monday, September 7th, 2009

La Tunisie exonère les étrangers de certaines taxes quand ils résident dans les villes tunisiennes, les incitations sont valables pour une année.

La nouvelle loi exonère les non Tunisiens des droits et taxes prélevés sur l’importation d’une voiture particulière et des effets et objets mobiliers personnels destinés à l’équipement de la résidence tunisienne.La valeur de ces objets ne doit pas dépasser une valeur globale de 15000 dinars (8000 €).

Ces avantages sont assortis de conditions. Le non résident doit justifier de certains documents: un visa en bonne et du forme, une carte séjour temporaire valable pour une période d’une année, le non exercice d’un emploi à titre onéreux en Tunisie et un revenu annuel de source extérieure au moins égal à 30000 TND (16 000 €).

Autres conditions : la résidence doit être achetée en devises. Le véhicule importé doit être incessible, âgé de trois ans, immatriculé sous «Régime spécial (RS)» et conduit uniquement par son propriétaire ou par son conjoint. Des dérogations sont toutefois exceptionnellement prévues pour les descendants du bénéficiaire ou de son conjoint.

La nouvelle législation (un décret) intervient après la suppression de la fameuse “Autorisation du gouverneur” en vertu d’une loi promulguée le 11 mai 2005. Cette loi autorise les étrangers à acheter des logements et locaux , uniquement, dans les zones touristiques et industrielles.

Por Brahim Krimi
Desde Econostrum

Tunisie: Immobilier et Golf : Indissociable duo gagnant

Monday, September 7th, 2009

“Le seul projet golfique en Tunisie à avoir bénéficié d’un programme immobilier dans les règles de l’art est celui du Résidence Golf Club. Les autres golfs sont bloqués et depuis longtemps. Certains golfs en exploitation continuent de souffrir alors que d’autres peinent à voir le jour”. Voici un constat qui a le mérite d’être clair.

Dans les milieux concernés, on n’hésite pas à préciser que sur les dix parcours golfiques tunisiens, cinq sont menacés. En effet, certains golfs en arrivent à bénéficier de soutiens politiques et financiers pour maintenir leur existence. Un golf aurait même carrément disparu depuis 2001, sans l’appui d’une institution financière.

Dans ce raisonnement, il y a un déséquilibre qui ne s’explique pas. D’un côté, on mentionne une demande accrue pour le tourisme golfique dans le Bassin méditerranéen. De l’autre, on met en avant la très difficile rentabilité des établissements golfiques dans le pays. Comment expliquer cela ?

Aujourd’hui, bien que certains projets golfiques soient en stade de bouclage, en attente d’agrément ou commencent leurs premiers coups de pioche, les investisseurs sont loin de se bousculer au portillon. Pourquoi l’investissement dans ce domaine est-il balbutiant, voire bloqué ? La question qui fâche et dérange semble être la suivante : l’investissement golfique en Tunisie est-il viable sans programme immobilier ? Un parcours golfique peut-il se concevoir et assurer un retour sur investissements sans cette dimension ?

Loin d’être un secret de Polichinelle, voici en vrac les éléments de la triste réalité qui circule dans le milieu des entrepreneurs qui souhaitent se développer dans le tourisme golfique et qui, du reste, s’abstiennent. Et pour cause !

Si entre autres raisons, le tourisme golfique tarde à décoller en Tunisie, c’est sans doute que les projets butent sur le foncier. Identifier, viabiliser et mettre à disposition des investisseurs dans le domaine du tourisme des terrains est le principal but de l’Agence Foncière Touristique (AFT). Elle s’est probablement cantonnée à promouvoir uniquement le secteur hôtelier au détriment du secteur touristique en général. Cependant et depuis de nombreuses années, cette institution fournit de nombreux efforts afin de régler des situations très complexes sur des terrains dans l’indivision la plupart du temps.

Pour Seifellah Lasram, PDG de Promogolf et technicien du tourisme tunisien : «dégager des terrains pour le développement de l’activité golfique n’est pas une mince affaire. Il faut sortir des espaces importants et idéalement situés. Le foncier n’est pas un problème à négliger. Le politique peut trouver la parade au foncier, mais il est question de prendre soin du patrimoine de l’Etat qu‘il faut ni brader ni dilapider».

Il n’est cependant pas exclu que les investisseurs essayent d’acquérir des terres par leurs propres moyens pour y ériger des golfs. Pour les promoteurs, il est très difficile de trouver des terrains jouissant des atouts nécessaires à des tarifs intéressants pour pouvoir investir dans ce tourisme et rattraper les mises de départ, sans intégrer un programme immobilier. C’est du reste, là où le bat blesse. Pour le moment, il n’existe pas de cadre juridique légale organisant le secteur.

Certains entrepreneurs arrivent cependant à trouver des solutions. Ils ont acquis des espaces conséquents par leurs propres moyens pour y développer leurs projets. Ils s’étonnent d’essuyer des refus qu’ils ni comprennent, ni n’expliquent. Habib Bouslama, PDG du Groupe Nahrawess, fait partie de cette catégorie. Il croit dure comme fer qu’en «matière de tourisme, tout reste à faire. Les mobiles d’attraction sont énormes et représentent des mines à ciel ouvert dans l’attente d’acquéreurs. Aujourd’hui, il faut concentrer les efforts pour apporter des réponses et positiver au lieu de polémiquer. Meubler huit mois de l’année est possible et accessible. Le tourisme golfique est une option sérieuse et d’avenir. Il permettra, au mieux de réanimer la station fantôme de Yesmine Hammamet, et au pire, il aidera des dizaines d’hôtels à se porter mieux. C’est de la rentabilité de plus de 15.000 lits qu’il s’agit là»

Les entrepreneurs souhaitant investir dans le tourisme golfique seraient nombreux. En témoigne les nombreuses réponses aux différents appels d’offres lancés dernièrement pour les extensions de certains parcours. Rien que pour l’extension du «Golf Yesmine Hammamet», on ne dénombre pas moins de cinq soumissions. De nombreux promoteurs considèrent qu’à partir du moment où l’on sépare immobilier et golf, c’est que l’on ignore tout du golf et de son univers.

En règle générale et dans le monde, ce sont généralement 10% de la superficie totale du terrain que l’on destine à l’exploitation immobilière lorsque l’on projette un parcours golfique. La levée de cette entrave en Tunisie n’en serait, selon les plus enthousiastes, que bénéfique.

Outre le fait qu’elle accélérerait la multiplication des parcours de golfs, elle permettrait aux promoteurs un retour sur investissements plus rapide. Les promoteurs seront alors amenés à respecter les délais de livraison des golfs ainsi que des biens immobiliers. Selon certaines études de rentabilité, les entreprises golfiques jouissant d’un programme immobilier pourront gagner de l’argent au bout de 5 ou 6 ans d’exploitation. Il est de règle générale qu’une entreprise qui gagne de l’argent prenne soin de son outil de travail. Elle parie sur la qualité de ses services et ose l’innovation.

Il convient de garder en tête que pour réaliser un golf de 18 trous, il faut compter un million de dinars par trou. Le reste des investissements dépend de nombreux paramètres : le prix du terrain, la signature du parcours, le standing du club house… De toute façon, on évoque facilement entre 20 et 25 millions de dinars d’investissements pour un golf s’étalant sur une superficie d’environ 100 hectares. Les investisseurs tunisiens réclament des autorisations pour réaliser 100 villas en moyenne. Le marché de l’immobilier golfique serait largement demandeur.

A titre indicatif, le projet immobilier du «Résidence Golf Club» a été «un facteur déterminant pour la réussite du projet. Il a été intégralement vendu sur plan. La proportion des acquéreurs tunisiens a été la plus importante, représentant autour de 85 %», précise Nidhal Ben Guebila, Assistant Directeur du dernier né des golfs tunisiens. De l’avis général, l’immobilier dynamiserait incontestablement le secteur du tourisme golfique : «Si l’immobilier était systématique, prévu en amont sur tous nos golfs, un golf comme celui de Tozeur ne s’en porterait que mieux», déclare-t-on du côté du Sud tunisien.

D’ailleurs, de nombreux golfs qui sont en cours d’exploitation depuis des années étaient prévus dès leur conception avec d’ambitieux programmes d’immobiliers autour des greens. Les autorisations ont juste tardé à venir. Certains, tel que le «Golf Yesmine Hammamet», commencent à voir le bout du tunnel. Ce dernier prépare son premier coup de pioche pour novembre 2009.

Remporté par le Groupe Mabrouk, le projet porte sur 45 nouveaux hectares qui s’ajoutent aux 80 ha déjà existants. Selon Seifallah Lasram, la partie immobilière porte, selon le programme provisoire, sur 15 villas, 20 duplex et 20 appartements. L’investissement total est de 10 millions de dinars, hors immobilier. Le design du golf sera signé par Nicklaus. La durée des travaux est prévue pour 18 mois.

Le PDG de la société Promogolf qui loue précisément le Golf Yesmine précise que «toute la difficulté était d’établir un cahier de charges rigoureux pour parvenir à un véritable partenariat et parer à toutes les dérives. Le Golf Yesmine est une entreprise rentable, bénéfique et saine. Aujourd’hui, nous donnons une concession de 100 ha avec un projet immobilier. L’idée de la concession est née dans les années 2000, mais à l’époque les réactions étaient mitigées. Il faut croire qu’en ce domaine, une nouvelle génération d’investisseurs est en train de naître».

Du côté de ceux qui critiquent les investisseurs, l’on a tendance à décrier le promoteur du golf qui ne serait «qu’un promoteur de l’argent. Il a tendance à être en décalage par rapport aux attentes et à la satisfaction du client. Il ne connaît pas le produit et ne saura ni le gérer ni le vendre». Voilà ce qui a le mérite d’être clair.

Entre temps, l’immobilier autour des golfs est à la mode car il véhicule un certain art de vivre. Au delà du sport, «vivre au vert» est une tendance. Ce mode de vie alternatif est fortement recherché par les golfeurs et non golfeurs. Les retraités à la recherche du grand air ont pris depuis peu d’assaut ces logements. Habiter autour d’un green est aujourd’hui un grand luxe qui se démocratise. Il reste tout de même le garant d’un prestige minimum.

En région parisienne, une maison de 130 m2 sur 5.000 m2 de terrain dans un 18 trou est vendue 650.000 euros. En région plus touristique et du côté de Biarritz, il faut compter 1,5 million d’euros pour une maison de 300 m2. Au Maroc, les prix d’une villa de 450 m2 sur une superficie de 150 m2 de terrain, démarre à partir de 950.000 euros, notamment au «Golf de la palmeraie», un 27 trou conçu par Robert Trent James Sr.

S’il y a un pays qui a construit son modèle de développement sur l’immobilier, c’est bien l’Espagne. L’immobilier golfique dans ce pays générerait un chiffre d’affaires annuel de 860 millions d’euros. Selon certaines études, on parle d’une progression de 265% depuis 1996. Devant l’expansion de l’immobilier golfique, c’est tout le marché de la location immobilière qui a été aussi dynamisé.

Reste à savoir que de nombreuses destinations ont assoupli leurs codes d’investissements. Pour tout achat d’un appartement ou d’une villa sur un golf, l’acquéreur bénéficie d’un crédit immobilier. En Espagne, un non-résident Espagnol obtient jusqu’à 80% du montant de son investissement immobilier.

En attendant, le seul parcours golfique à avoir présenté une offre immobilière sur le marché tunisien a fait un véritable tabac. Le prix de l’immobilier au “Residence Golf Club” s’est quasiment enflammé.

N’est-ce pas la rareté qui crée la valeur et tous les débordements qui vont avec ?

Por Amel Djait
Desde Webmanager center

Quand la golfmania frappe

Monday, September 7th, 2009

Le développement du tourisme golfique est au cœur de la stratégie de nombreux pays dans le monde, notamment de ceux du pourtour méditerranéen. La construction de parcours golfiques s’étend toutefois partout dans le monde, aussi bien pour favoriser l’investissement immobilier que pour développer le tourisme.

Pour comprendre les enjeux du tourisme de golf et la guerre que se livrent les destinations, il convient de comprendre les mises en jeu. Le marché des voyages de golf pèse 12 milliards d’euros par an. On compte, de nos jours, plus 50 millions de golfeurs dans le monde. Tous les indicateurs sont, unanimement, à la hausse. Ils prédisent dans une envolée mondiale du nombre de joueurs et de parcours. D’ici 2020, on s’attend à ce que près de 3.000 nouveaux parcours voient le jour pour répondre aux attentes de près de 3 millions de futurs golfeurs.

Dans le Bassin méditerranéen et selon une récente étude du cabinet d’audit international KPMG, l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique compteraient à ce jour 4,1 millions de golfeurs réguliers pour environ 6.750 parcours recensés. Le rapport mentionne “une croissance de la demande de l’ordre de 6% par an et une progression de l’offre de 4%. Dans quinze ans, ce sont plus de 7 millions de golfeurs qui se verront proposer plus de 10.000 parcours”.

Malgré la crise, les prévisions, les études et statistiques restent au beau fixe. Le léger recul du secteur sur l’année 2009 (du reste non définitif) ne change en rien les prédictions de jours radieux au tourisme golfique.

Incontestablement, on aime jouer au golf en Méditerranée. Cette région du monde est et restera une des régions les plus concernées pour rafler de nouvelles parts de marché de ce secteur florissant.

Quelles sont les destinations qui ont le vent en poupe ? Quelles sont celles qui aiguisent leurs stratégies ?

L’Espagne avec ses 310 parcours tient le haut du pavé pour un business qui lui rapporte près de 2,4 milliards d’euros par an. La destination accueille près de 500.000 touristes golfeurs. Le modèle de développement espagnol s’adosse sur l’immobilier. Le golf s’y développe à un point que la célèbre «Costa Del Sol» s’appelle désormais «Costa Del Golf», qui va de Malaga à Algesiras et qui possède plus de 60 parcours de golfs et immobiliers dans un rayon de 80 Km.

Toutes les destinations sont à leurs drives

Au Portugal, le tourisme golfique a généré en 2005 près de 1,8 milliard d’euros de retombées directes et indirectes (soit 1,25% du PIB) sur le pays. Avec 75 parcours, la destination capte 5% des joueurs européens équivalent à 0,5% au niveau mondial. Selon les statistiques, ce sont 250.000 touristes (2005) étrangers qui fréquentent annuellement les golfs lusitaniens pour un total de 1,1 million de parcours effectués. Le pays prévoit la construction de près de 300.000 habitations destinées à cette clientèle. Il entame, de fait, le développement du tourisme résidentiel à l’image de ce qui se fait en Espagne.

Par rapport à l’immobilier avant la crise, le Portugal se targuait d’être 30% moins cher que son voisin ibérique. Elle lui raflait par conséquent des parts de marché. Aujourd’hui, on est en droit de se demander de quoi sera fait demain. Pour le moment, l’immobilier en Espagne accuse une des baisses les plus importantes en Europe.

Juste en face et de l’autre côté de la Méditerranée, le pays qui gagne des parts de marché importantes, c’est incontestablement le Maroc.

Quand le Royaume a de l’ambition, il l’affiche clairement. En deux temps, trois mouvements, le pays a presque triplé le nombre de touristes golfeurs et de parcours golfiques. Le Maroc, qui disposait jusqu’à il y a si peu de 17 golfs, envisage de clôturer la fin 2010 avec 40 golfs. Cette année, la destination inaugurerait 13 parcours. En 2010, elle prévoit d’en inaugurer 10 autres. Au niveau de l’immobilier, la bulle a explosé. Les prix, malgré une petite baisse restent stationnaires. La différence entre un bien traditionnel et un bien aux alentours d’un parcours de golf se situe autour de 10 à 15%.

L’autre destination montante pour le tourisme golfique est la Turquie. Le gouvernement turc mise sur la création d’une centaine de nouveaux parcours d’ici 2015. Pour le moment, dans un rayon de 30 km dans la région de Belek (côte ouest), l’on dénombre 14 golfs très courus.

L’Egypte aussi souhaite devenir «un paradis pour les golfeurs». Cela grâce à la création de huit nouveaux parcours censés attirer et fidéliser les touristes allemands, britanniques, américains ou chinois.

En effet, ces derniers ne sont pas en reste. Bien de loin de notre chère Méditerranée, et selon un article paru dans le magazine «Golf Magazine» en mars 2008), on rapporte que les villas sur le parcours golfique chinois de «Mission Hills» ( les maisons ) se vendent selon leur superficie entre un et huit millions de dollars! La troisième et dernière tranche immobilière comprenant un peu plus de cent maisons s’est vendue sur Internet en une heure et demie. Elle a rapporté plus de quatre cents millions de dollars. La vente précédente s’était faite à la loterie. Il y avait neuf cents offres pour seulement trois cent-soixante villas… Pour l’essentiel, les propriétaires sont chinois ou hongkongais et habitent leur maison. Pour celui qui souhaiterait être membre sans être propriétaire, le droit d’entrée est de 150.000 euros. Un chiffre qui pourrait en dissuader plus d’un mais qui n’empêche pas “Mission Hills Golf Club” d’afficher aujourd’hui 8.000 membres !»

La guerre du golf -et les flambées des prix qui peuvent l’accompagner- est bel et bien ouverte. Que le meilleur gagne !

Por Amel Djait
Desde Webmanager Center

La Tunisie est-elle encore dans la course ?

Monday, September 7th, 2009

Certaines destinations concurrentes sont arrivées au tourisme golfique bien après nous. Aujourd’hui, elles s’y développent fort sérieusement tandis que nous peinons à mettre au point une stratégie efficace et porteuse. Le tourisme golfique tunisien est-il disqualifié pour autant? A en croire les avancées spectaculaires autour du Bassin méditerranéen, notamment en Turquie ou au Maroc, il faut croire que oui. Hélas !

Alors que le premier golf du pays date de 1924, ce n’est que vers les années 80 que l’on a assisté au décollement du secteur avec l’ouverture des parcours de golf de Djerba, Sousse et Hammamet. Aujourd’hui, le pays compte 10 parcours. Il est à noter que c’est entre 1987 et 2008 que 8 parcours de golf ont été créés. Le “Golf Club de Tozeur” a vu le jour en 2007. Celui du “The Residence Golf Club” a été inauguré en 2008.

La Tunisie golfique enregistre en moyenne annuelle 250.000 greenfees. Ces derniers représentent près de 70.000 golfeurs, soit 1,2% du marché européen destiné à l’export et représentant 2 millions de greens européens.

L’objectif de la destination dans les années à venir est d’atteindre 5% de parts de marché. Est-ce réalisable ? Quels sont les enjeux? Sommes-nous à même de répondre à ce défi? Le jeu en vaut-il la chandelle ? La Tunisie est-elle perçue comme une destination golfique ? A-t-elle des chances de le devenir un jour ?

Afin de répondre aux attentes d’un marché du tourisme golfique demandeur, la Tunisie organise ses réponses. Tout le monde s’accorde à dire qu’il est urgent de multiplier le parc golfique du pays par deux. C’est d’ailleurs, sur instructions du chef de l’Etat que l’impulsion a été donnée, il y a bientôt près de 3 ans.

Selon nos informations, «The Residene Golf club» envisage, à moyen terme, une extension. «Tunis Sports City» abritera un parcours ainsi qu’une académie golfique. Dans les alentours de Hammamet, on mentionne un 18 trou dans le cadre d’un projet de tourisme thermal avec un hôtel de charme dans les alentours du village de Jedidi.

Pour le groupe Bouslama (hôtel Nahrawess), les études sont ficelées et le début des travaux était imminent. Les groupes El Kateb (hôtels Aziza) et Bouchamaoui seraient aussi dans les strating-blocks. Concernant les rénovations et les extensions, le «Golf Yesmine Hammamet» entame dès novembre 2009 ses travaux. Le «Golf Citrus» en est au lancement des appels d’offres. A Djerba, l’organisateur du «Trophée Lacoste» vient de boucler son projet. Il intégrera une école de tennis. Du côté du «Palm Links Monastir», on entame extensions et rénovations.

Avec ses 350 jours d’ensoleillement par an et sa proximité de l’Europe, la Tunisie joue sur du velours sur un marché fortement demandeur. Bien que l’on s’accorde à dire que la Tunisie n’est en aucun cas une destination golfique, elle ambitionne d’enrichir son offre et de l’étayer. «Je suis très optimiste quant au développement du secteur et au rattrapage du retard, car nous avons tous les moyens de réussite : le climat, l’infrastructure hôtelière, la proximité des capitales européennes et la volonté politique», résume Nidhal Ben Guebila, Assistant Directeur du «The Residence Golf Club».

Même son de cloche du côté de Leith Khaled, Directeur Commercial du «Groupe El Kateb». Pour ce professionnel, le positionnement de la destination Tunisie est très clair. «Sur les 12 millions d’européens golfeurs, il y a 6 millions d’affilés qui ont un handicap de 28 et plus et qui représentent 50% de la cible. Ce sont ceux-là qui nous intéressent. Il faut construire des golfs et urgemment. Les parts de marché sont à prendre. Dans certains golfs très chargés, il y a des départs toutes les 8 minutes avec des mois entiers de temps d’attente pour les réservations. Les golfeurs novices sont exclus de beaucoup de parcours ; ils n’hésiteront pas à voyager pour progresser».

D’autant que le tourisme golfique représente aussi une des solutions envisageables pour sortir l’hôtellerie tunisienne d’une saisonnalité de plus en plus courte. «Le golf est une réponse à un meilleur taux de remplissage de nos hôtels. Il peut être considéré comme une option très sérieuse pour améliorer la rentabilité des hôtels», précise Mohamed Belajouza, président de la Fédération tunisiennes de l’hôtellerie.

En témoignent le taux de remplissage et les prix appliqués des hôtels qui ont été les premiers à miser sur le tourisme golfique. “Nous sommes à un taux de remplissage de l’ordre de 80%. Nos prix sont parmi les plus élevés du marché. Nous délogeons en plein basse saison, alors que les hôtels dans les alentours sont quasiment vides”, résume Leith Khaled.

Du côté du groupe “Seabel Hotels”, on est tout autant enthousiaste et explicite. “Depuis que nous avons introduit la clientèle golfique dans les hôtels du groupe, cela s’est fait ressentir sur notre taux de remplissage et sur nos prix. Mais, sachez que cela est une gageure pour les hôteliers. De nombreux golfs sont conventionnés, quand ils ne sont pas actionnaires, avec des hôtels particuliers. Il n’est pas facile de signer et s’appuyer sur les tours opérateurs spécialisés dans le tourisme golfique, sans de sérieux contrats d’exclusivité avec les établissements golfiques. L’arrivée de chaque nouveau golf sur le marché est un événement heureux. Il tire la destination vers le haut”, souligne Anis Meghirbi, directeur commercial du groupe. Dynamique, le jeune homme fréquente régulièrement l’IGTM qui se déroule en Espagne. Ce salon est l’une des foires spécialisées la plus importante dédiée exclusivement au tourisme golfique.

Réputé pour être un bon client, le touriste-golfeur en vacances dépense entre 50 et 100% de plus qu’un touriste moyen. Consommateur de produits touristiques et hôteliers divers, le golfeur est un bon client, d’où le souci des destinations touristiques de développer ce secteur. D’ailleurs, les destinations commencent à se livrer à une guerre acharnée en pariant sur non seulement des «à-côtés nombreux et de prestige, mais elles misent aussi et surtout sur les grandes signatures en termes de conceptions de parcours golfiques».

Recours ou choix ?

En effet, pour comprendre les motivations d’un golfeur, il faut soit en être un, soit savoir écouter les professionnels qui savent interpréter au mieux les exigences et attentes des golfeurs. L’important étant de décoder les tendances, les attentes et de les anticiper.

A ce sujet, Leith Khaled mentionne que «pour apprécier une destination golfique, un joueur voudra jouer dans un périmètre restreint aux moins sur 3 parcours différents signés d’un grand nom. Il est capital de lui offrir des signatures golfiques. C’est un trophée et une fierté que d’avoir joué sur tel ou tel parcours». D’ailleurs, les parcours tunisiens seraient appréciés. «Savez-vous que Ronald Fream, qui a fait le plus grand nombre de parcours en Tunisie, est l’un des architectes les plus connus et les plus chers au monde ? Il a réalisé plus de 150 golfs et a eu un coup de cœur pour la Tunisie. Il fait partie de ces architectes qui se sont révoltés contre les joueurs qui se sont mis à dessiner des golfs et apposer leurs griffes sur des parcours», conclut Leith Khaled.

A l opposée de cette vision, certaines voix s’élèvent contre ce genre d’approche. Elles estiment qu’il est injustifiable de dépenser 2 à 3 millions de dollars pour apposer une signature sur un parcours. Leurs arguments se résument en peu de mots: «Nous n’avons ni le segment de clientèle, ni les structures hôtelières et touristiques et encore moins l’image et le marketing qui vont avec, pour nous positionner sur le haut de gamme. Les golfeurs qui jouent chez nous ne connaissent même pas les légendes mondiales du golf».

Ceci est un autre débat. Pour le moment, il est indéniable que le développement du tourisme golfique est aussi bloqué par les limites, ne serait-ce que naturelles, du pays. Le golf est assurément une question de stratégie et de gros investissements. Il est surtout et avant tout une histoire de géographie.

Il reste important de retenir que le tourisme golfique en Tunisie a été plus un recours qu’un choix. Faute de produits touristiques accompagnant l’offre hôtelière, on s’est tourné timidement vers le golf pour sa forte valeur ajoutée. Finalement échappant à une réelle stratégie, les golfs ont fait office de bouées de sauvetage à un tourisme fait uniquement d’hôtellerie.

D’ailleurs, certains professionnels déplorent qu’en parsemant ici ou là un golf ou deux cela ne serve à pas à grand-chose. “Il aurait à la limite mieux fallu décider de dédier une région au tourisme golfique en créant 6 à 8 golfs autour de Hammamet ou de Sousse-Monastir et s’abstenir pour le reste”, déclarent les plus laconiques.

Une anecdote bien connue dans les milieux golfiques illustre parfaitement cette hypothèse. Elle rapporte que suite à diverses sollicitations pour programmer la Tunisie parmi ces destinations golfiques, le décisionnaire de l’un des plus grands tours opérateur britanniques aurait tout simplement rétorqué: “Le jour où vous aurez au moins 250 trous, alors nous pourrons parler business”.

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Tunisie-Crise : Principales évolutions du secteur bancaire tunisien

Monday, September 7th, 2009

- Les actifs consolidés du secteur bancaire se sont accrus de 10,4% à 32 378 MTND à la fin de 2007 grâce à la hausse de 9,77% à 27 458 MTND des crédits à l’économie.

- Le rythme d’évolution de la masse monétaire au sens strict (M2) s’est nettement ralenti en 2008 comparé aux années précédentes, soit 3,5% en 2008 contre 13,5% en 2007 et 12,2% en 2006.

- L’agrégat M1, correspondant aux billets, pièces et dépôts à vue, a augmenté de seulement 3,5% (contre 12,3% en 2007) pour atteindre 12 404 MDT.

- La base du financement, représentant le moteur principal des bonnes performances des banques, s’est améliorée en 2008 de 12,9% (contre 13,5% en 2007) atteignant les 46 708 MDTN.

- En matière de crédits octroyés par le système bancaire tunisien, la part des prêts en pourcentage du PIB s’est accrue de manière régulière pour atteindre 57,3% en 2008.

- En termes de dépôts, le taux de pénétration reste aussi relativement bas à 51,6% à la fin de 2008 comparativement au Maroc (79,1%), le Kuwait (64,1%) et le Qatar (68,3%).

Selon une étude réalisée par l’intermédiaire en bourse, MAC, le secteur bancaire en Tunisie est en train d’afficher un changement considérable. D’un secteur protégé et fermé à un secteur ouvert, développé et dynamique dans l’économie tunisienne. Ceci s’inscrit dans un contexte de mondialisation des services financiers imprégné de plus en plus par la concurrence et la modernisation accrue des établissements financiers internationaux.

En effet, le système bancaire en Tunisie comprend actuellement 20 banques de dépôt. En 2005, sa structure a connu un changement considérable suite à la création d’une nouvelle banque dénommée « Banque de Financement des Petites et Moyennes Entreprises », la privatisation de la Banque du Sud désormais dénommée Attijari Bank et le changement de statut des banques de développement, STUSID, BTL, TQB et BTK en banques universelles.

Les actifs consolidés du secteur bancaire se sont accrus de 10,4% à 32 378 MTND à la fin de 2007 grâce à la hausse de 9,77% à 27 458 MTND des crédits à l’économie. Ceci dit, l’année 2007 a été marquée par une progression plus prononcée des ressources propres des banques (+13,7%) que celle des emplois (+9,77%). En effet, plusieurs banques de la place se sont penchées sur l’augmentation du capital et le renforcement de l’assise financière. Aussi, la structure du système bancaire tend de plus en plus à emprunter le modèle de banque universelle en matière de taille.

Le rythme d’évolution de la masse monétaire au sens strict (M2) s’est nettement ralenti en 2008 comparé aux années précédentes, soit 3,5% en 2008 contre 13,5% en 2007 et 12,2% en 2006. L’agrégat M1, correspondant aux billets, pièces et dépôts à vue, a augmenté de seulement 3,5% (contre 12,3% en 2007) pour atteindre 12 404 MDT et la quasi monnaie (mesuré par les dépôts à termes inférieurs ou égaux à 2 ans et les dépôts assortis d’un préavis de remboursement inférieur ou égal à 3 mois) a varié de 3,6% à 18 864 MDT.

Cette baisse de la liquidité pourrait être expliquée par le relèvement des taux des réserves obligatoires par la Banque centrale à la fin de 2007 et au début de 2008 afin de limiter l’inflation nationale. Au terme de l’année 2008, les taux de la réserve obligatoire ont été révisés à la baisse afin de favoriser l’octroi des crédits pour faire face aux effets directs et indirect de la crise mondiale sur l’économie tunisienne.

La hausse de l’offre de monnaie dans le système bancaire a été reflétée dans les chiffres consolidés des bilans des banques. La base du financement, représentant le moteur principal des bonnes performances des banques, s’est améliorée en 2008 de 12,9% (contre 13,5% en 2007) atteignant les 46 708 MDTN.

En matière de crédits octroyés par le système bancaire tunisien, la part des prêts en pourcentage du PIB s’est accrue de manière régulière pour atteindre 57,3% en 2008.Ce ratio est dans la fourchette moyenne de la région MENA (58%) et demeure nettement au dessus du niveau moyen de certains pays d’Europe Centrale (autour de 30%), mais s’inscrit en net retrait par rapport au niveau moyen de la zone euro (109,6%). En termes de dépôts, le taux de pénétration reste aussi relativement bas à 51,6% à la fin de 2008 comparativement au Maroc (79,1%), le Kuwait (64,1%) et le Qatar (68,3%).

Le taux de bancarisation de la population, en dépit de sa progression, demeure encore faible en Tunisie (50% de la population totale en 2007 contre 98% pour la France, 1 guichet pour 9,6 milles habitants contre 1 pour 7,3 milles au Maroc et 1 pour 2,4 mille habitants en France). Les banques tunisiennes sont essentiellement des banques de réseau et la totalité du Produit Net Bancaire provient du réseau des agences. L’importance et la dispersion du réseau constituent un levier pour la banque. Ils permettent d’une part la diversification régionale et la diversification sectorielle et d’autre part, c’est un moyen d’attraction à la clientèle potentielle.

Ceci atteste des possibilités de développement notables dont dispose le secteur bancaire tunisien pour accroître ses opportunités d’affaires. A ceci s’ajoute le développement de la banque à distance favorisé par le développement technologique.

Desde Dev-export

L’Algérie veut développer le secteur des travaux publics

Tuesday, September 1st, 2009

La modernisation des infrastructures routières, aéroportuaires et maritimes, est devenue une priorité pour l’Etat

Priorité au développement des infrastructures en Algérie. Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a annoncé la semaine dernière « un nouveau programme de développement ». Ce programme « sera conduit pendant les cinq prochaines années, pour poursuivre la modernisation du pays, faire face aux multiples attentes de la population, et contribuer au développement et à la diversification de l’économie nationale ». Une ambition, coûteuse mais indispensable, que s’est engagé à mettre en œuvre le ministre des Travaux publics, Amar Ghoul.

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, selon lequel « un nouveau programme de développement sera conduit pendant les cinq prochaines années, pour poursuivre la modernisation du pays, faire face aux multiples attentes de la population, et contribuer au développement et à la diversification de l’économie nationale », a décidé d’auditionner ses ministres en charge de l’application de son programme.

Aussi, le ministre des travaux publics, Amar Ghoul, s’est inscrit dans une démarche rationnelle pour valoriser les ressources à engager dans la réalisation des grands chantiers à travers tout le pays. Pour améliorer les conditions de vie et de transport des citoyens, les pouvoirs publics ne vont pas lésiner sur les moyens. Dans cette optique, plusieurs travaux sont déjà engagés dans différentes localités du pays pour assurer une meilleure mise à niveau du réseau routier. L’autoroute est-ouest, en cours de réalisation, fait partie de ces grands projets sur lesquels portent les discussions avec le chef de l’Etat.

Des appels d’offre internationaux pour l’équipement et la gestion de cet autoroute seront lancés au plus tard le mois d’octobre prochain, comme l’a laissé entendre jeudi dernier, Amar Ghoul, lors de l’inauguration officielle du tronçon ouest de la rocade d’Alger reliant Douéra à Zéralda sur une distance de 12 km. « La société qui sera retenue conclura un accord de gestion pour une durée de 5 ans avec l’Algérienne des autoroutes », a précisé le ministre des travaux publics selon lequel la réception est prévue pour l’année 2010. La mise en place des commodités nécessaires et autres mesures d’accompagnement requises afin d’assurer des prestations de qualité ont été formulées par le chef de l’Etat, lequel a insisté sur la mise en place d’une tarification en conformité avec le pouvoir d’achat des usagers.

La réalisation de l’autoroute est-ouest par deux groupements d’entreprises asiatiques, Cojaal (Japon) et Citic-Crcc (Chine), a coûté la bagatelle de 11,4 milliards de dollars. La réalisation des équipements associés comme les points de péage, les maisons cantonnières destinées à l’entretien de l’autoroute, les stations-service et les points de contrôle ainsi que les aires de repos devraient coûter à l’Etat quelque 1,7 milliards de dollars.

Rationaliser les dépenses publiques

D’autre part, le gouvernement algérien poursuit toujours son programme de modernisation des chemins de fer. L’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (Anesrif) a lancé 20 juillet dernier, des appels d’offres pour les études détaillées de cinq nouvelles lignes de chemins de fer électrifiées à travers le pays, d’une longueur totale de 555 km. Elle compte traduire sur le terrain les promesses d’Abdelaziz Bouteflika qui a entend rattraper le temps perdu.

La finalisation des projets visant à mettre un terme aux réévaluations récurrentes et coûteuses des travaux dans les secteurs routier et ferroviaire, ainsi que la rationalisation des moyens et ingénieries de maintenance dans le domaine des travaux publics, restent au menu des débats au sein du gouvernement. Ainsi, le chef de l’Etat a décidé de procéder à la formation d’ingénieurs en Algérie afin d’éviter au pays des dépenses exorbitantes qui surviennent à chaque contrat signé avec des firmes étrangères.

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