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Archive for November, 2008

Tunisie-Tourisme : Le marché mondial du tourime médical évalué à 60 milliards de dollars

Monday, November 24th, 2008

Selon un article publié par l’Oxford Business Group qu’en dépit du ralentissement de ses marchés européens, le tourisme - l’un des secteurs économiques clés de la Tunisie et le deuxième plus grand employeur après l’agriculture a montré une croissance régulière au cours des neuf premiers mois de 2008, avec des recettes records escomptés d’ici la fin de l’année.

Les chiffres officiels publiés le mois dernier ont montré que les recettes touristiques de la Tunisie ont augmenté de 9% sur un an pour atteindre environ 1.8 milliard de dollars sur les neuf premiers mois de 2008. Le Ministre du Tourisme, Khalil Lajimi, a déclaré à la presse locale la semaine dernière, qu’en tenant compte des variations saisonnières de la demande, il prévoyait, que les recettes du secteur augmentent de 8% pour atteindre un chiffre record de 2.4 milliards de dollars, d’ici la fin de l’année, comparativement aux 2,2 milliards en 2007.

La croissance du chiffre d’affaires a dépassé l’augmentation modeste du nombre de visiteurs, qui - en phase avec les chiffres annuels précédant - a augmenté d’environ 3% en 2008 à près de 5.6 millions à ce jour. M. Khalil Lajimi a déclaré qu’il était optimiste quant à l’augmentation du chiffre pour atteindre 7 millions de touristes d’ici la fin 2008.

En comparant ces chiffres, 2007 a enregistré un total de 6.7 millions de visiteurs, 3,2% de plus qu’en 2006. La grande majorité des visiteurs viennent des pays voisins tels que la Libye et l’Algérie. En 2007, environ 2 millions de touristes provenant de ces deux pays ont traversé la frontière.

Le secteur du tourisme, qui constitue également pour la Tunisie la plus grande source de revenu en devises étrangères, emploie près de 16,6% de la main-d’œuvre tunisienne avec plus de 500.000 emplois en 2008. Grace au flux de visiteurs et à un environnement économique stable, l’industrie représente également une des principales attractions pour l’investissement étranger direct (IED) dans le pays. En plus du secteur de l’immobilier, l’IDE dans le secteur du tourisme a bondi, au cours des neuf premiers mois de 2008, pour atteindre le chiffre impressionnant de 183.6 millions de dinars tunisiens (133.8 millions de dollars), comparativement aux 8.2 millions de l’année d’avant, avec l’augmentation spectaculaire due en partie au lancement de plusieurs projets de grande envergure ainsi que de l’expansion de divers hôtels.

Le tourisme contribue directement à près de 7% de l’ensemble du produit intérieur brut (PIB). Toutefois, selon le Conseil Mondial du Tourisme (WTTC), lorsque l’impact total du secteur sur la croissance économique est pris en compte, le tourisme ainsi que les recettes affiliées atteignent 17,7% du PIB total de la Tunisie, ce qui représente 8.65 milliards de dinars tunisiens.

Alors que l’économie de la Tunisie est relativement protégée contre les pires excès de la crise financière actuelle, le tourisme devrait être l’un des secteurs les plus vulnérables. Bien que les visiteurs du Maghreb constituent la plus grande partie du flux touristiques en Tunisie, les clients européens restent également réguliers, en particulier ceux de la France (1,3 million de visiteurs en 2007), d’Allemagne (514000 visiteurs), d’Italie (440000) et du Royaume-Uni (312000 ) - qui ont tous connu une baisse de leur pouvoir d’achat au cours des derniers mois. Étant donné que le nombre de visiteurs européens était déjà à la baisse avant la crise - le nombre de visiteurs allemands, par exemple, a diminué de 6% en 2007, tandis que le nombre de visiteurs italiens a baissé de 4,3% - ceci-ci a évidemment touché le secteur du tourisme du pays et celui-ci est préoccupé par sa croissance future.

Selon M. Khalil Lajimi, l’impact du ralentissement de l’économie se fera tôt ou tard sentir en Tunisie, mais le Gouvernement travaille déjà à trouver des mesures pour contrer la baisse attendue de la demande. Ses efforts comprennent ceux de la promotion pour aider à améliorer la visibilité du secteur, avec une série de programmes de modernisation qui ont déjà été mis en place pour les 800 hôtels du pays. En effet, en début d’année, 19 hôtels et deux restaurants touristiques ont été fermés en raison d’un non-respect des normes de base, tandis que plusieurs autres ont vu leur classification officielle déclassée.

Selon les estimations du WTTC, les programs devraient être mis en œuvre avec succès, le tourisme et ses contributions au PIB augmenteront de plus de 9 milliards de dinars tunisiens pour atteindre 17,94 milliards de dinars tunisiens en 2018, tandis que le nombre d’emplois dans le secteur s’élèvera à plus de 620.000.

Bien sûr, la Tunisie est loin d’être le seul marché du tourisme a être affecté par la crise financière. Après avoir connu un début d’année dynamique, les chiffres du tourisme mondial sont passés de 5,7% sur un an de croissance au cours des quatre premiers mois de 2008 à moins de 2% cet été.

La Tunisie cherche à modifier la structure de son secteur touristique pour mieux faire face aux rigueurs du ralentissement mondial, ainsi que l’augmentation de la concurrence régionale provenant du Maroc et de la Turquie. Depuis les années 70, la Tunisie a été l’un des principaux marchés du tourisme de masse, avec un marché qui dépend fortement des tour-opérateurs et des groupes de package en gros. Bien que cela ait lancé le pays dans son rôle de première destination touristique, il eut un impact négatif sur sa viabilité et ses perspectives de croissance. Étant donné que les voyages à forfait passent rarement en dehors de leurs itinéraires prescrits, liées au tourisme, les recettes sont limitées et la demande est souvent limitée par la saisonnalité. Le revenu par tête en Tunisie est d’environ 333 dollars, alors que le Maroc - qui est considéré comme une destination plus haut de gamme - perçoit environ 1040 dollars par tête. De même, l’Egypte reçoit environ 850 dollars par tête.

Dans une tentative d’aller au-delà du modèle de tourisme de masse, la Tunisie a commencé à renforcer ses marchés de niche, en particulier dans le tourisme médical. Le pays possède déjà un personnel hautement qualifié dans le secteur des services de santé, accueillant prés de 150.000 étrangers dans ses centres de thalassothérapie en 2006 en plus des 75000 visiteurs dans ses différentes cliniques médicales en 2007. Bien que la majorité des patients viennent des pays voisins du Maghreb, de plus en plus nombreux viennent de l’Europe, et cherchant à profiter des prix bas et de services comparables pour un grand nombre d’opérations allant de la chirurgie cardiovasculaire à des opérations esthétiques. Avec un tourisme médical mondial évalué actuellement à 60 milliards de dollars, selon un récent rapport publié par Deloitte, un bureau de consulting, la Tunisie cherche à accroître sa part du gâteau en investissant massivement dans de nouveaux projets de tourisme médical, et en offrant des allégements fiscaux généreux et en réduisant les droits de taxe d”importation pour les investisseurs privés.

source: Oxford Business Group
Desde Export Tunisia

Tunisie- Santé: Promouvoir l’investissement et l’exportation des services de santé

Thursday, November 20th, 2008

Au cours de sa participation aux travaux du 2e forum économique de Tunisie, le ministre de la Santé publique a, évoqué le plan national pour promouvoir l’exportation des prestations de santé et impulser l’investissement dans ce secteur, conformément à la décision du Président Ben Ali de faire de la Tunisie un pôle régional d’exportation des services sanitaires à l’horizon 2016. C’est ce qui a été rapporté par le quotidien “la presse” dans sa livraison du 16 Novembre 2008.

Le ministre a en outre évoqué le climat favorable à l’investissement en Tunisie, sa compétitivité en matière de coûts et de maîtrise des techniques de pointe de santé.

Ce plan porte sur la création d’une structure spécialisée dans la promotion des exportations et des investissements, dans le secteur de la santé, afin d’aider les promoteurs à concrétiser leurs projets et d’un organisme public indépendant ayant les prérogatives de l’évaluation de la conformité et de l’octroi des attestations d’accréditation et de certification.

Il s’agit, également, de développer le partenariat dans le domaine de la sécurité sociale et de l’assurance maladie et de créer une structure chargée du suivi et de l’évaluation des services de santé.

Ce plan vise, aussi, à renforcer la formation dans les spécialités innovantes telles que la gériatrie, la médecine cardiovasculaire et la chirurgie esthétique, à élaborer une étude stratégique pour faire connaître les services de santé en Tunisie et aménager une cité médicale et des zones qui accueillent des projets sanitaires et médicaux destinés à l’exportation.

Il a pour objectif d’encourager le séjour des personnes âgées de l’étranger pour de longues périodes en Tunisie, et cela dans des centres touristiques ou des résidences réalisées à cet effet, sous forme de villages de santé touristiques ainsi que de développer l’industrie pharmaceutique.

Le ministre a évoqué l’évolution des indicateurs de santé en Tunisie. En effet, les exportations des prestations sanitaires ont atteint 320 MD en 2007 contre 134 MD en 2003. Le nombre des curistes étrangers est passé de 42.000 à plus de 100.000 et le volume des exportations des médicaments est estimé à 20 MD.

Desde Export-Tunisia

Tunisie- Energie: La STEG va investir 600 millions de dinars par an jusqu’à 2011

Tuesday, November 18th, 2008

La Tunisie a décidé d’accroître, de manière significative, sa production d’électricité et conforter sa capacité à couvrir une consommation énergétique qui ira crescendo avec l’accélération du rythme de développement du pays et son ouverture sur l’investissement étranger.

Disposant, actuellement, de 25 centrales électriques d’une capacité de production de 3300 mégawatts (MW), elle a lancé la construction de trois nouvelles centrales. Le défi est de taille, lorsqu’on sait que la demande nationale va évoluer de 5,4 % par an à l’horizon 2011 et même bondir à 7,7 % (XIIème plan) avec l’entrée en activité des mégaprojets à l’instar de “la porte de la méditerranée” (SAMA DUBAI) ou encore de “Tunis Sports City” (Abou Khatir).

La première centrale électrique, devant entrer en service à Fériana (gouvernorat de Kasserine) en juin 2009, aura une capacité de 126 Mégawatts (MW).

La deuxième, d’une même capacité, sera réalisée à Thyna (gouvernorat de Sfax) et sera fin prête en avril 2010. Les deux centrales, qui mobiliseront un investissement global de 250 millions de dinars (MD), seront construites par General Electric (USA).

La banque islamique de développement (BID) contribuera au financement de ces deux centrales électriques à hauteur de 215 millions de dinars. Un accord de financement a été signé à cette fin, vendredi à Gammarth, entre la Tunisie et la BID.

L’été 2011, un projet “grandiose”, selon M.Othman Ben Arfa, PDG de la STEG, sera opérationnel, il s’agit d’une centrale d’une capacité de 400 MW pour un investissement de l’ordre de 730 MD, fonctionnant avec une technologie de pointe (cycle combiné). C’est une extension du site de Ghannouch (région de Gabès), devant être réalisé par le groupe industriel français Alstom.

Il permettrait des économies considérables en combustibles d’environ 63 KTEP/an -kilotonnes équivalent pétrole (25 millions de dinars).

A partir de 2010, la Tunisie aura besoin de produire en moyenne 400MW par an, par le biais de nouveaux moyens de production.

La STEG a lancé des appels d’offres pour la mise en service d’une centrale électrique à cycle combiné (400MW) à Sousse d’ici 2013 et d’une autre à Bizerte, d’ici, 2014. A ces centrales s’ajoute celle El Haouaria, qui mobilisera un investissement d’environ 3 à 4 milliards de dinars. Il s’agit de réaliser une interconnexion sous-marine entre le Cap-Bon et la Sicile, d’une puissance de 1000 MW et de construire une centrale électrique d’une capacité de 1200 MW dont 400 MW destinés au marché intérieur tunisien et 800 MW à l’exportation vers l’Italie. Cette centrale devrait entrer en activité à partir de 2014.

Il s’agit d’investissements très lourds, a relevé le PDG de la STEG dans un entretien accordé à l’Agence TAP, précisant que, l’investissement annuel de la STEG sera de l’ordre de 600 millions de dinars par an jusqu’à 2011, dernière année du XIème plan (2007-2011) et s’accroitra à 800 millions de dinars annuellement au cours du XIIème plan (2012-2016).

Pour garantir son avenir énergétique, la Tunisie met le cap sur le nucléaire, avec comme objectif stratégique, la création d’une centrale électronucléaire, d’ici 2020.

En effet, le chef de l’Etat a décidé en novembre 2006 de charger la STEG de l’élaboration des études relatives au développement de la production d’électricité au moyen de l’énergie nucléaire. Ce projet sera réalisée en trois étapes, à savoir une étude de faisabilité devant s’achever en 2011, laquelle sera suivie du lancement de l’appel d’offres et ensuite interviendra en troisième lieu la mise en service de la centrale.

Nous n’avons pas démarré de zéro, affirme le PDG de la STEG, une cellule de veille sur le dossier du nucléaire a été créée depuis déjà trente ans au sein de la société. Actuellement, un groupe de travail se penche sur ce dossier avec l’assistance de l’agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Le développement de l’énergie nucléaire en Tunisie, nécessite la formation des ressources humaines dans cette spécialité de pointe, C’est ainsi qu’une dizaine d’ingénieurs ont été envoyés en formation au commissariat français de l’énergie nucléaire.

De même, à l’image de l’électrification rurale qui a permis à la Tunisie de développer en parallèle des industries de fabrication de composants, la promotion du nucléaire nécessitera, de lancer une production nationale en la matière.

Une enquête auprès des industriels tunisiens sera lancée, prochainement par la STEG, à cette fin. En matière de coopération internationale, les principaux acteurs du nucléaire ont manifesté leur disposition à apporter leur soutien au programme tunisien de production de l’électronucléaire, a affirmé M.Ben Arfa.

Dans un contexte de flambée des prix des hydrocarbures et d’épuisement des ressources, le combustible représente 60% du coût du kilowattheure pour l’énergie conventionnelle alors qu’il est seulement de 12 % pour le nucléaire. Les simulations de la STEG ont montré qu’en tant que moyen de substitution à la production thermique, l’électronucléaire permettrait de faire annuellement l’économie d’environ 1400 KTEP d’hydrocarbures.

Actuellement, la principale source d’énergie primaire utilisée pour la production de l’électricité en Tunisie (85%), est le gaz naturel suivi du fuel lourd.

‘ici 2020, le niveau de consommation atteindrait environ 22 milliards de KWH (kilowattheures) et nécessitera pratiquement le doublement de la puissance installée d’aujourd’hui. En matière d’énergies alternatives, la Tunisie qui ambitionne de produire 80 MW à partir des énergies renouvelables à partir de 2012, dispose de trois centrales hydrauliques produisant 64 MW et entend doubler la capacité de la centrale éolienne d’El Haouaria de 20 MW à 55MW.

Un marché a été signé entre la STEG et une entreprise espagnole (2éme pays producteur mondial d’éolien) pour la réalisation d’une centrale éolienne à Bizerte début 2010 (120 MW). L’objectif pour l’avenir est d’atteindre une production totale de 200 MW et porter, ainsi, la part de l’éolien à 4 % de la production globale de l’électricité.

En fait, le potentiel éolien en Tunisie est de 1000 MW.

Toutefois, il s’agit d’une énergie aléatoire, dont le développement devra s’harmoniser, selon le PDG de la STEG, avec l’accroissement du potentiel du réseau électrique et ne pas dépasser, pour cette raison, une production de 200 MW.

En ce qui concerne l’énergie solaire, la Tunisie se propose de construire une petite centrale solaire d’ici la fin du 11éme plan, dont le site se situera probablement dans le sud. Néanmoins, le développement de cette énergie reste tributaire de son coût qui est cinq fois plus élevé que l’énergie conventionnelle.

La STEG préfère attendre et adopter une veille technologique surtout que le coût d’investissement dans le solaire va rejoindre dans quelques années, selon les chercheurs, celui de l’énergie conventionnelle, en raison du développement spectaculaire de la recherche dans ce domaine. En initiant des projets de production électrique d’envergure, la Tunisie entend, diversifier ses sources d’énergie, accroître ses performances et se doter de moyens à la mesure de son ambition.

Desde Export Tunisia

Le groupe ‘Delattre Levivier Maroc’ mise sur l’énergie éolienne pour se déployer à l’export

Monday, November 3rd, 2008

Le Groupe “Delattre Levivier Maroc” (DLM), leader marocain de la construction métallique, mise sur l’énergie éolienne pour se déployer à l’export, après avoir remporté plusieurs contrats d’équipements pétroliers en Afrique, souligne l’hebdomadaire international “Jeune Afrique” dans sa dernière livraison.
Sous le titre “Delattre Levivier passe de l’offshore à l’éolien”, le magazine panafricain relève que le Maroc exportera le 11 novembre la toute première plate-forme pétrolière offshore “made in Morocco” vers la République démocratique du Congo, faisant remarquer que remporté par “DLM”, ce contrat de 18 millions de dollars confirme le Groupe de construction métallique dans sa stratégie internationale.
Après la RD du Congo, ajoute-t-il, le leader marocain a signé deux autres contrats avec l’Angola et le Congo Brazzaville pour du matériel technique destiné à l’exploitation des gisements dans les grands fonds.
“Au Maroc, DLM bénéficie d’une très forte activité, notamment dans les secteurs du gaz et des cimenteries”, précise son directeur général, Eric Cecconello, estimant qu’il est temps pour le Groupe d’étendre ses activités traditionnelles hors des frontières.
L’hebdomadaire fait observer qu’en se tournant vers l’Afrique de l’Ouest, “DLM”, qui a été le premier du secteur à s’introduire à la Bourse de Casablanca en avril dernier, décroche depuis 2006 des contrats successifs pour des mines ou des sucreries au Burkina Faso, au Sénégal, en Mauritanie ou au Niger.
Le Groupe s’est placé également sur un autre axe de développement qu’est l’éolien en investissant plus de 75 millions de dh dans une usine neuve, qui peut produire 300 mâts d’éolienne par an, signale-t-il, soulignant que cette capacité est proche de celle des grands groupes internationaux du secteur, comme le Danois “Vestas” ou l’Allemand “Enercon”.
Les ambitions dans ce domaine se tournent aussi vers l’export, ajoute-t-il, notant que le chiffre d’affaires de “DLM”, qui emploie 1.100 personnes, devrait dépasser les 550 millions de dh à la fin de l’année contre 459 millions en 2007.

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