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Archive for the ‘Argelia’ Category

L’Algérie veut développer le secteur des travaux publics

Tuesday, September 1st, 2009

La modernisation des infrastructures routières, aéroportuaires et maritimes, est devenue une priorité pour l’Etat

Priorité au développement des infrastructures en Algérie. Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a annoncé la semaine dernière « un nouveau programme de développement ». Ce programme « sera conduit pendant les cinq prochaines années, pour poursuivre la modernisation du pays, faire face aux multiples attentes de la population, et contribuer au développement et à la diversification de l’économie nationale ». Une ambition, coûteuse mais indispensable, que s’est engagé à mettre en œuvre le ministre des Travaux publics, Amar Ghoul.

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, selon lequel « un nouveau programme de développement sera conduit pendant les cinq prochaines années, pour poursuivre la modernisation du pays, faire face aux multiples attentes de la population, et contribuer au développement et à la diversification de l’économie nationale », a décidé d’auditionner ses ministres en charge de l’application de son programme.

Aussi, le ministre des travaux publics, Amar Ghoul, s’est inscrit dans une démarche rationnelle pour valoriser les ressources à engager dans la réalisation des grands chantiers à travers tout le pays. Pour améliorer les conditions de vie et de transport des citoyens, les pouvoirs publics ne vont pas lésiner sur les moyens. Dans cette optique, plusieurs travaux sont déjà engagés dans différentes localités du pays pour assurer une meilleure mise à niveau du réseau routier. L’autoroute est-ouest, en cours de réalisation, fait partie de ces grands projets sur lesquels portent les discussions avec le chef de l’Etat.

Des appels d’offre internationaux pour l’équipement et la gestion de cet autoroute seront lancés au plus tard le mois d’octobre prochain, comme l’a laissé entendre jeudi dernier, Amar Ghoul, lors de l’inauguration officielle du tronçon ouest de la rocade d’Alger reliant Douéra à Zéralda sur une distance de 12 km. « La société qui sera retenue conclura un accord de gestion pour une durée de 5 ans avec l’Algérienne des autoroutes », a précisé le ministre des travaux publics selon lequel la réception est prévue pour l’année 2010. La mise en place des commodités nécessaires et autres mesures d’accompagnement requises afin d’assurer des prestations de qualité ont été formulées par le chef de l’Etat, lequel a insisté sur la mise en place d’une tarification en conformité avec le pouvoir d’achat des usagers.

La réalisation de l’autoroute est-ouest par deux groupements d’entreprises asiatiques, Cojaal (Japon) et Citic-Crcc (Chine), a coûté la bagatelle de 11,4 milliards de dollars. La réalisation des équipements associés comme les points de péage, les maisons cantonnières destinées à l’entretien de l’autoroute, les stations-service et les points de contrôle ainsi que les aires de repos devraient coûter à l’Etat quelque 1,7 milliards de dollars.

Rationaliser les dépenses publiques

D’autre part, le gouvernement algérien poursuit toujours son programme de modernisation des chemins de fer. L’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (Anesrif) a lancé 20 juillet dernier, des appels d’offres pour les études détaillées de cinq nouvelles lignes de chemins de fer électrifiées à travers le pays, d’une longueur totale de 555 km. Elle compte traduire sur le terrain les promesses d’Abdelaziz Bouteflika qui a entend rattraper le temps perdu.

La finalisation des projets visant à mettre un terme aux réévaluations récurrentes et coûteuses des travaux dans les secteurs routier et ferroviaire, ainsi que la rationalisation des moyens et ingénieries de maintenance dans le domaine des travaux publics, restent au menu des débats au sein du gouvernement. Ainsi, le chef de l’Etat a décidé de procéder à la formation d’ingénieurs en Algérie afin d’éviter au pays des dépenses exorbitantes qui surviennent à chaque contrat signé avec des firmes étrangères.

Investissements étrangers en Algérie : l’aveu inquiétant de l’ambassadeur de Chine

Monday, August 31st, 2009

L’ambassadeur de Chine en Algérie a dévoilé, en fin de semaine, le montant des investissements chinois en Algérie. Selon le diplomate, les entreprises de son pays ont investi 800 millions de dollars. L’ambassadeur s’exprimait en marge d’une visite d’un tronçon de l’autoroute Est-Ouest dont la réalisation est assurée par le groupement chinois CITIC-CRCC. Selon lui, «la Chine est déterminée à augmenter le volume des investissements en Algérie en intervenant dans d’autres secteurs».

Au moment où l’Algérie s’interroge sur l’apport des groupes étrangers et les opportunités d’une poursuite de la politique d’investissements publics, la déclaration de l’ambassadeur de Chine constitue un aveu inquiétant. Ces dernières années, les groupes chinois ont en effet remporté pour plusieurs dizaines de milliards de dollars de contrats publics : autoroute Est-Ouest, programme du million de logements, chemins de fer, transferts des eaux, réalisations de barrages, hydrocarbures…

Les entreprises chinoises ont également remporté de juteux contrats dans les télécommunications et la défense. Des rumeurs récurrentes dans les milieux de la défense font même état de négociations entre Alger et Pékin pour un contrat d’équipement militaire qui pourrait atteindre 15 milliards de dollars.

L’ambassadeur de Chine est bien placé pour le savoir. Son pays conditionne souvent l’attribution d’importants contrats à des groupes étrangers par l’engagement de ces derniers à assurer d’importants investissements en Chine ou un réel transfert de technologie. En échange d’un important contrat de 150 avions, le constructeur européen Airbus a été par exemple contraint par Pékin d’installer une usine de montage en Chine et donc d’effectuer un transfert de technologie. Le même principe a été appliqué dans le nucléaire où les contrats de construction de réacteurs de nouvelle génération sont conditionnés par un réel transfert de technologie en faveur de la Chine.

En Algérie, les Chinois n’ont effectué aucun transfert de savoir-faire. Aucune entreprise chinoise ne s’est installée dans notre pays. Pire, dans certains cas, comme le projet d’autoroute Est-Ouest, leurs méthodes de réalisation sont contestées par les experts. Pour les investissements, les aveux de l’ambassadeur de Chine à Alger illustrent à eux seuls le très faible engament financier des groupes chinois. Ils confirment le gouvernement algérien a mal négocié les contrats publics.

Desde Tout Sur l’Algérie

Une nouvelle politique économique algérienne

Wednesday, August 26th, 2009

L’Etat algérien s’engage à ne produire aucune loi à caractère rétroactif, mais il entend privilégier la production locale au détriment de l’importation. La loi de finances complémentaire doit permettre d’atteindre ces objectifs.

ALGERIE. L’Algérie subit depuis un an les effets de la crise mondiale qui a fait plonger les prix du pétrole sur le marché international.

Le pays a vu ses exportations du premier semestre 2009 (20 milliards de dollars) chuter de 50% par rapport à la même période de 2008, alors que les importations, qui ont explosé depuis 2006, se maintiennent au niveau élevé de 19 milliards de dollars.

L’excédent de la balance commerciale, de 20 milliards de dollars au premier semestre 2008, a donc fondu à un milliard au cours du premier semestre de cette année.

En réaction, le gouvernement algérien a promulgué le 22 juillet une loi de finances complémentaire (LFC). Il entend rompre avec une politique qui a, selon le ministre des Finances interrogé le 12 août par Algérie presse service (APS), avantagé les importations, au détriment de la production locale.

La LFC 2009 table, à la fin de l’exercice en cours, sur un recul des importations de 5% par rapport à 2008. Leur montant final devrait donc se situer, fin 2009, aux alentours de 37,5 milliards de dollars.

Le taux de croissance de l’économie algérienne pour 2009 atteindra 4%, 6,4% hors hydrocarbures, pour une inflation attendue à moins de 4% en dépit de la forte progression des prix au début de cette année.

Favoriser la construction de logements
Afin de relancer l’investissement privé, l’Etat octroie une série d’avantages fiscaux aux entreprises qui s’engagent à créer des emplois permanents.

Une aide financière est accordée aux jeunes promoteurs via la création, dans chacune des 48 wilayas (départements) du pays, d’un fonds d’investissements financé par l’Etat et géré par les banques publiques.

Des mesures incitatives doivent également alléger les tensions du marché immobilier. C’est ainsi que les revenus tirés de la location de logements collectifs ne dépassant par les 80m2 sont exonérés d’IRG, alors que le Trésor accordera des prêts aux fonctionnaires voulant acquérir ou agrandir leur logement. Les crédits véhicules et à la consommation de biens durables sont supprimés au profit du seul crédit immobilier chargé de booster la construction.

Le Credoc, pomme de discorde
Un second train de mesures, en faveur de la régulation économique, provoque une importante polémique avec le patronat privé algérien.

La première contraint les personnes immatriculées au registre de commerce à être physiquement présentes lors des opérations d’importation et de contrôle aux frontières de la conformité des marchandises. Il s’agit ici d’éviter fraude et corruption.

Les représentants légaux de ces sociétés auront cependant le loisir d’habiliter certains de leurs employés à accomplir ces formalités.

Une autre disposition contestée concerne l’obligation de recourir au Crédit documentaire (Credoc) pour les transactions internationales. Les importateurs se plaingent des problèmes de trésorerie occasionnés par ce mode de règlement et soulignent leur préférence pour le transfert libre actuellement dominant.

Certains patrons, à l’instar de ceux de la Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA) expriment leur crainte de voir les producteurs qui ont un besoin vital de matières premières être sanctionnés par de telles mesures.

Mais pour le gouvernement, le transfert libre « est un moyen d’inonder le marché et d’actionner une véritable pompe aspirante à l’égard de l’économie algérienne ».

Pour limiter l’importation de services, un poste passé de 4 milliards de dollars en 2007 à 11 milliards en 2008, et de favoriser leur réalisation sur place, le gouvernement a instauré une taxe de 3% sur les services importées.

Avantage à l’investissement productif local
Les entreprises et banques étrangères semblent cependant rassurées par le caractère finalement non rétroactif de la loi obligeant les sociétés d’importation à accueillir dans leur capital un partenaire algérien à hauteur de 30%.

Pourtant, l’obligation faite à tout nouvel investisseur étranger de s’associer à un partenaire algérien qui disposera de 51% minimum du capital de la nouvelle structure confirme le tournant de la politique du gouvernement. Il entend privilégier la production locale. D’où la mise en place de taxes sur les véhicules de plus de 2500 cm3 et les engins de travaux publics ont été instaurées. L’importation de véhicules utilitaires et de tourisme a coûté 3,5 milliards de dollars en 2008.

En matière de financement interne, la LFC propose aux investisseurs étrangers de « bénéficier, en dehors de l’apport en capital fait en devises, d’un financement en dinars algériens à des taux d’intérêts particulièrement stables » explique le ministre des finances Karim Djoudi.

Enfin, l’Etat ainsi que les entreprises publiques s’arrogent un droit de préemption sur toutes les cessions de participations d’actionnaires étrangers.

Por Amal Belkessam
Desde Econostrum

L’Algérie veut relancer le tourisme

Wednesday, August 26th, 2009

ALGER - Les autorités algériennes ont dévoilé lundi une série de mesures en faveur du développement des activités touristiques, après plusieurs années de violences.

Les attentats islamistes, qui se sont raréfiés ces dernières années, continuent toutefois à tenir les touristes étrangers à distance.

“Nous sommes évidemment conscients que nous n’avons pas encore la classe internationale, mais nous sommes engagés dans le processus visant à faire petit à petit de l’Algérie une destination”, a déclaré le ministre du Tourisme et de l’Environnement, Chérif Rahmani, annonçant abattements fiscaux, taux d’intérêts réduits et barrières douanières plus avantageuses pour les investisseurs du secteur lors d’une conférence.

“Nous allons nous placer en concurrence avec nos voisins en terme d’attractivité”, a-t-il poursuivi évoquant la Tunisie et le Maroc, qui ont respectivement attiré sept et huit millions de visiteurs en 2008.

Selon les données officielles les plus récentes, qui portent sur 2006, 1,64 millions de touristes ont été recensés cette année-là en Algérie. Les étrangers ne représentent que 29% de ce total. Les autres sont des immigrés algériens venus rendre visite à leur famille.

Desde L’express.fr

Algérie. Inflation à 4,6% : Les prix ne baissent pas

Thursday, June 25th, 2009

Le taux d’inflation annuel se situe à 4,6% contre 4,4% pour l’année précédente, les prix à la consommation ayant connu une hausse et les produits agricoles enregistrant une hausse sensible. Le pouvoir d’achat n’a pas donc connu d’amélioration si l’on considère les données de l’Office national des statistiques et la bourse du consommateur est toujours érodée. Selon l’ONS, le taux d’inflation annuel en Algérie (juin 2008 à mai 2009/ juin 2007 à mai 2008) se situe à 4,6%, soit un taux «proche» de celui observé pour l’année 2008 (4,4%).

Ce taux a été engendré notamment par la hausse de l’indice des biens alimentaires avec 6,6% dont 8,6% pour les produits agricoles frais et 4,6% pour les produits alimentaires industriels. Les biens manufacturés, quant à eux, ont également augmenté de 1,6% ainsi que les services avec 5%, selon les chiffres de l’ONS.

Les prix à la consommation ont connu, au cours des cinq premiers mois de 2009, une hausse +5,8% par rapport à la même période 2008. Cette variation «est due essentiellement à une hausse de 17,1% pour les produits agricoles frais et 6,1% des services», explique l’ONS.

Pour le mois de mai dernier, l’indice brut des prix à la consommation a enregistré une baisse de 1,6% par rapport au mois précédent. La variation du mois de mai est le fait des biens alimentaires qui se distinguent par une évolution négative de -3,2 %, résultat d’une baisse «notable» des produits agricoles frais (-5,7%) par rapport au mois d’avril, relève l’Office. Des chutes des prix caractérisent certains produits, notamment la viande de poulet (-7,6%), le poisson frais (-15,3%) et la pomme de terre (-40,1%), détaille l’organisme des statistiques. Le rythme annuel d’inflation en Algérie est passé de 29,04% en 1994 à 4,4% en 2008, signale-t-on.

Por R.B.
Desde Algérie Focus

Projet de tour solaire thermique en Algérie

Monday, June 15th, 2009

L’Institut solaire de Jülich (SIJ, [1]) de l’école supérieure spécialisée (FH) d’Aix-la-Chapelle va débuter prochainement une étude de faisabilité pour la construction d’une tour solaire thermique en Algérie - dont elle partagera la responsabilité avec la société IATech, filiale de la compagnie des centrales de Munich (KAM, [2]), et le Centre allemand de recherche aérospatiale (DLR, [3])
L’installation devrait être entre deux et cinq fois plus grande que l’installation pilote de Jülich et devrait fonctionner selon le même principe technique. Le SIJ réalise cette étude de faisabilité sur la demande du gouvernement algérien et avec le soutien du Ministère fédéral de l’environnement, de la protection de la nature et de la sécurité nucléaire (BMU).

Le gouvernement algérien poursuit l’objectif, avec la construction d’une telle installation, de développer l’économie nationale, qui s’appuie actuellement et à long terme essentiellement sur des recettes liées au pétrole et au gaz, pour la transformer en une économie durable et solide s’appuyant sur le solaire. Dans le cadre de l’étude, à côté de la production d’électricité, la faisabilité d’intégrer des procédés supplémentaires dans l’environnement de la centrale solaire sera analysée, comme la réfrigération solaire, le traitement de l’eau et le dessalement de l’eau de mer, ainsi que la production de chaleur industrielle solaire. L’étude devrait aussi avoir une influence sur le concept d’un centre de formation professionnelle en énergies renouvelables qui doit être érigé au voisinage de la centrale.

“Avec cette commande, nous avons démontré, avant la mise en activité officielle de la centrale solaire de Jülich, que la construction de la tour solaire thermique était le pas stratégique adéquat pour placer la technologie des tours solaires, développée par les institutions économiques et de recherche allemandes, sur le marché d’avenir que constitue l’Afrique du Nord”, selon le Prof. Bernhard Hoffschmidt , directeur du SIJ. La première étape dans cette direction est la signature d’un contrat de coopération de longue durée entre le gouvernement algérien et le SIJ.

[1] SIJ : Solar-Institut Jülich
[2] KAM : Kraftanlagen München GmbH
[3] DLR : Deutschen Zentrum für Luft- und Raumfahrt e.V.

Desde Enerzine

Inflation de 4,8% en Algérie

Monday, June 1st, 2009

Le taux d’inflation en Algérie a encore augmenté durant le mois d’avril 2009 par rapport au même mois une année auparavant, selon les données de l’Office national des statistiques.

Pour l’ONS, le taux moyen du coût de la vie a progressé durant cette période, passant de 4,4% en avril 2008 à 4,8% au mois d’avril 2009.

Toutefois, les prix des biens agricoles ont enregistré une légère contraction (-0,4%) par rapport au mois de mars 2009, mais la tendance globale reste à la hausse dans l’ensemble des produits de consommation, à l’exception des produits agricoles de saison. Ainsi, la hausse a touché les produits alimentaires industriels, avec des «pics», en glissement annuel, de +10,2%, avec +22% pour les produits agricoles frais et -1,4% pour les produits alimentaires industriels. Les produits manufacturés ont également enregistré une augmentation de 2%, ainsi que les services avec +6,3%.

A l’exception de la baisse des prix des huiles et graisses (-15,8%), lait et fromages et dérivés (-0,7%), tous les autres produits du groupe alimentation étaient en nette hausse en avril 2009 par rapport à avril 2008 dont essentiellement la pomme de terre (39,9%) et les poissons frais (32,9%). Les chiffres de l’ONS montrent ainsi que le niveau de vie en Algérie a encore baissé, avec un taux d’inflation en hausse constante, couplé à une surenchère quasi systématique sur les produits de large consommation.

Déjà, au 1er trimestre 2009, le niveau de la vie était en nette baisse, sur le sillage d’une hausse généralisée des produits alimentaires agricoles et manufacturés, les biens et services, les produits textiles et de la pêche.

Durant cette période, le taux d’inflation se situait à 6,1%, une hausse vertigineuse due essentiellement à une surchauffe des prix des produits agricoles et de large consommation.

Selon l’ONS, la forte hausse concerne les biens alimentaires (+8,9%), avec +17,6% pour les produits agricoles frais, 5,9% pour les services et 1,9% pour les biens manufacturés. Si on compare les prix des produits alimentaires avec ceux industriels, il est clair que cette hausse, depuis le début de l’année, se concentre sur les produits alimentaires.

A la fin du 1er trimestre, les chiffres de l’inflation étaient proches de la réalité de l’économie algérienne, touchée par une série de facteurs négatifs, dont l’inflation importée et les effets de la crise économique mondiale.

Les importations algériennes sont dès lors plus lourdes sur le plan financier, avec plus de 43 milliards de dollars d’importations de biens divers en 2008, et un rétrécissement de l’excédent commercial sur le sillage de la baisse des recettes pétrolières à fin 2008. Or, le marché mondial du pétrole est en pleine expectative, et la relance de la demande reste encore timide, ce qui à terme pénalise les recettes pétrolières algériennes. Une donnée d’importance pour l’économie nationale qui vit pratiquement des exportations d’hydrocarbures. De mars 2008 à mars 2009, le rythme d’inflation annuel s’était situé à 6,3%, alors les prévisions pour le second trimestre 2009 restent assez pessimistes, même si des corrections saisonnières sont prévues. Le fait est que le niveau de la vie en Algérie est en constante dégradation, avec une hausse de plus en plus graduelle du taux d’inflation réel.

Mahrez Iliès
Desde Continental News

Plus d’un million d’Algériens attendus en Tunisie

Monday, June 1st, 2009

Près d’un million de touristes algériens se sont rendus en Tunisie en été 2008 contre plus d’un million cette année.

C’est ce qu’avait révélé en novembre 2008 le consul général de Tunisie à Alger, lors d’une conférence de presse animée aux côtés du directeur du bureau d’Alger de l’Office national de tourisme tunisien (ONTT). Le diplomate avait souligné aussi que les Algériens n’hésitaient pas à se rendre en Tunisie au cours du mois de ramadan, signalant que durant le mois sacré de l’année passée ils étaient plus de 4 000 à être enregistrés par la police des frontières. Selon la presse tunisienne, les Algériens sont de plus en plus nombreux à passer les vacances dans ce pays voisin, signalant que « la reprise se confirme sur ce marché ». Il est attendu un départ massif des Algériens vers la Tunisie, tablant ainsi sur un million et demi de touristes. Il faut dire que les Tunisiens font tout pour convaincre les Algériens de passer l’été chez eux.

Dans ce chapitre, le bureau algérois de l’ ONTT dit faire de son mieux pour « relancer la machine et suivre de près le booking ». La Tunisie représente 65 % du volume total des voyagistes algériens. Pour les Tunisiens, l’enjeu réel consisterait non seulement à renforcer ce capital mais aussi et surtout à fidéliser nos concitoyens d’autant que la « clientèle algérienne est fortement consommatrice ». « Elle dépense trois fois plus que l’européenne », relèvent les Tunisiens. A noter que l’engouement pour la Tunisie se manifeste également chez les clubs algériens de football. Ils participent de ce fait à la promotion du produit touristique tunisien puisque ce pays reçoit annuellement plus de 20 équipes algériennes pour des stages dans les régions de Sousse et Aïn Derham.

D’après le Jeune Indépendant
Synthèse de Mourad, Desde www.algerie-dz.com

Hausse du nombre des sociétés et commerçants étrangers installés en Algérie

Monday, June 1st, 2009

Le nombre global des sociétés et commerçants étrangers exerçant en Algérie a atteint 6.454 opérateurs en 2008 contre 5.386 en 2007, selon les données du Centre national du registre du commerce (CNRC).
Le nombre global des opérateurs étrangers inscrits au registre du commerce à fin 2008 se répartit entre 1.468 personnes physiques et 4.986 personnes morales, dont 127 succursales, indique un bilan de ce centre sur les créations d’entreprises en Algérie.
Concernant les personnes physiques, les nationalités les plus répandues sont tunisienne (35,08%), marocaine (27,04%), syrienne (12,13%) et chinoise (6,88%).
Selon le CNRC, le nombre total des nationalités dont relèvent les commerçants étrangers (personnes physiques) installés en Algérie sont de 36 nationalités.
S’agissant des personnes morales, les nationalités des gérants, directeurs ou président du conseil d’administration les plus répandues sont française (19,17%), syrienne (12,64%), chinoise (11,37%) et égyptienne (7,88%).
Le nombre de nationalités des sociétés étrangères installées en Algérie est de 74 nationalités.
La comparaison par secteur d’activité montre que les opérateurs économiques étrangers (sociétés) sont inscrits pour 30% dans la production industrielle et le Btph, 29% dans les services et 25,2% dans l’import-export.
Par contre, 72% des commerçants étrangers (personnes physiques), sont inscrits essentiellement dans les secteurs du commerce de détail contre 17% dans les services.
En outre, les opérateurs économiques étrangers sont inscrits pour 30% dans la production industrielle et le Btph, alors que 29% de ces opérateurs exercent dans les services, et 25% sont recensés dans l’import export.
Par ailleurs, le document du CNRC donne également le bilan 2008 des inscriptions au registre du commerce des entreprises algériennes et étrangères dans leur globalité.
Ainsi, un total de 139.441 immatriculations ou créations de nouvelles entreprises a été enregistré au cours de l’année 2008 contre 134.676 en 2007, soit une hausse de 3,5%.
Il s’agit de 125.989 personnes physiques (88,1%), de 13.452 personnes morales ou sociétés (11,9%).
Sur les 13.452 entreprises nouvellement crées ou immatriculées, le CNRC fait ressortir que 30,85% de ces entités économiques opèrent dans l’import-export, 27,93% dans les services, tandis que l’industrie/Btph détient 25,73%.
Ce bilan, note-t-on de même source, fait le point sur le tissu économique en Algérie jusqu’à fin 2008 et donne également des informations sur toutes les activités soumises à l’inscription au registre du commerce à l’exception des professions libérales, de l’artisanat et des activités agricoles.
Pour ce qui est des activités les plus sollicitées durant l’année écoulée, le CNRC note que plus de 93% de ces activités étaient dominées par trois (3) créneaux.
Il s’agit, en premier lieu, du commerce de détail (44,37%), des services (37,48%) et Btph-industrie (16,38%).
Le reste étant constitué par le commerce de gros et la production artisanale respectivement à hauteur de 3,55% et 0,22%.
A propos de la répartition géographique des enregistrements au registre du commerce sur le territoire national, le CNRC souligne que le Centre du pays occupe la première position en se taillant 37,8 % du total national, suivi par la région Est avec 31,8 %.

D’après APS
Desde Maghreb Info

En Algérie, les revenus du secteur informel avoisinent les 6 milliards d’euros

Tuesday, May 19th, 2009

Selon une étude du Forum des chefs d’entreprises (FCE), rendue publique lundi 18 mai à Alger, les revenus annuels du secteur informel avoisinent les 6 milliards d’euros (600 milliards de dinars), soit 17 % de l’ensemble des revenus primaires nets des ménages algériens.

Les pertes du Trésor public dues à cette activité viennent s’ajouter, selon le FCE, à celles des organismes publics tels que la CNAS (sécurité sociale) qui voit s’évaporer 1,2 milliards d’euros de prélèvements. « Ces estimations ne tiennent pas compte des pertes fiscales liées à la fraude sur les importations qui pourraient atteindre des montants considérables en droits de douanes, TVA, IRG et IBS », affirme l’étude.

Le déclin de la production industrielle est dû, selon l’étude, en grande partie à la concurrence déloyale. « Il traduit la part accaparée par les importations dans l’offre et celle prise par le marché informel dans la satisfaction de la demande », souligne le FCE. Les importations n’ont pas cessé d’augmenter depuis 2000 avec un rythme annuel moyen de 15 %. « La hausse des importation en provenance de pays émergents à partir desquels il est plus facile d’organiser la fraude est un indice révélateur », note l’étude du FCE.

Selon la même étude, le secteur informel emploie 1,78 millions de personnes, soit 22 % de l’ensemble de la population active. « En tenant compte de l’emploi informel dans le secteur formel et de l’emploi occasionnel de personnes qui déclarent travailler de temps à autre, l’emploi informel serait en réalité de 32 % de l’emploi total », est-il souligné.

D’après la même source, il existe 330.000 entreprises commerciales en Algérie dont 20.000 sont des entités d’importation et 30.000 assurent le commerce de gros.

Desde TSA Algérie

L’Algérie compte 35,1 millions d’habitants au 1er janvier 2009

Wednesday, May 13th, 2009

L’Algérie compte 35,1 millions d’habitants au 1er janvier 2009, a annoncé mardi l’Office national des statistiques (ONS).

Elle atteindra au 1er janvier 2010 les 35,7 millions d’habitants, estime l’ONS.

Sur la base de l’accroissement naturel, la population résidente totale est estimée, au 1er juillet 2008, à 34,7 millions d’habitants, note la même source, relevant que l’accroissement en valeur absolue observée en 2008 est de 663.000 personnes, d’où un taux d’accroissement naturel (TAN) de 1,91%, indicateur en augmentation par rapport à celui de 2007 (1,86%), toujours selon l’ONS.

En ce qui concerne la structure de la population pour 10.000 habitants, la répartition par âge fait ressortir que la population âgée de moins de 15 ans constitue 28% de la population totale, celle en âge d’activité (15 à 59 ans) 64,4% et le troisième âge (60 ans et plus) 7,6%.

La part des moins de 5 ans est plus importante que celle des 5 à 9 ans conséquence de la reprise de la natalité observée ces dernières années.

Le taux de mortalité infantile connaît, pour la seconde année consécutive, une légère diminution, passant de 26,2 pour mille à 25 pour mille.

L’espérance de vie à la naissance se stabilise à 75,7 ans, soit 74,9 ans pour les hommes et 76,6 ans pour les femmes.

Concernant la nuptialité, l’ONS relève un ralentissement du nombre de mariages enregistré en 2008, alors qu’il avait connu une augmentation sensible jusqu’à 2007.

Desde French Xinhuanet

Les investissements directs étrangers en Algérie ont augmenté à 2,31 milliards de dollars en 2008

Monday, May 11th, 2009

Le montant des investissements directs étrangers nets engagés en Algérie a enregistré une hausse en 2008 pour s’établir à 2,31 milliards de dollars, a appris samedi à l’APS auprès de la Banque d’Algérie.
Ce chiffre indique le montant des investissements directs étrangers (IDE) nets effectivement mobilisés dans le pays, précise la même source.
Durant l’année 2008, les IDE nets réellement engagés ont été de 590 millions de dollars au cours du 1er trimestre, de 480 millions de dollars au 2ème trimestre, de 240 millions de dollars au 3ème trimestre et de un (1) milliard de dollars au 4ème trimestre.
En termes de montant des IDE, l’année 2008 a ainsi enregistré une nette hausse par rapport à celle de 2007 durant laquelle les IDE nets s’étaient chiffrés à 1,37 milliard de dollars.

D’après APS
Desde Maghreb Info

Le Maroc, premier partenaire commercial de l’Algérie en Afrique

Tuesday, April 28th, 2009

Le Maroc est le premier partenaire commercial de l’Algérie en Afrique, a affirmé samedi le ministre délégué algérien chargé des Affaires maghrébines et africaines Abdelkader Messahel.
“Le volume des échanges commerciaux entre l’Algérie et le Maroc s’élève à 570 millions de dollars, qui s’affirme ainsi comme le premier partenaire commercial de notre pays”, a indiqué M. Messahelqui était l’invité du Forum de la Télévision nationale algérienne.
550 000 Algériens ont visité le Maroc en 2007, et 45 000 Marocains vivent en Algérie, a fait savoir M. Messahel.
A propos de l’ouverture des frontières algéro-marocaine, M. Messahel a indiqué que l’Algérie estime que cette situation doit être réglée dans le cadre d’une approche globale tant au niveau bilatérale que régionale.
Malgré la fermeture de ces frontières, M. Messahel a rappelé l’existence de liaisons aériennes quotidiennes liant les capitales des deux pays.

Desde Maghreb Info

Le taux d’inflation en Algérie a atteint 6,1% durant le premier trimestre selon l’ONS.

Monday, April 27th, 2009

Le rythme d’inflation moyen en Algérie a atteint 6,1 % au cours du premier trimestre 2009, a-t-on appris hier auprès de l’Office national des statistiques (ONS). Cette variation est due notamment à une forte hausse des prix des biens alimentaires (8,9 %), avec 17,6 % pour les produits agricoles frais, 5,9 % pour les services et 1,9 % pour les biens manufacturés, précise l’Office. Les prix des produits alimentaires industriels, quant à eux, ont connu une stagnation au cours des trois premiers mois de l’année en cours. A l’exception de la baisse des prix des huiles et des graisses (11,20 %) en Algérie, tous les autres produits du groupe alimentation s’étaient inscrits en hausse au cours de cette période, dont le poisson frais (38,9 %), les viandes de mouton (22,4 %), la volaille, le lapin et les œufs (22 %), les légumes (17,4 %), le café et le thé (12,1 %), les viandes de bœuf (11,90 %).

La hausse des produits du groupe s’étend également aux sucres et produits sucrés qui ont enregistré une hausse de 9,8 %, aux fruits (8,5 %), à la pomme de terre (7,4 %), à la viande et aux poissons en conserve (4,8 %), aux lait, fromage et dérivés ainsi qu’au pain et aux céréales avec 0,10 % pour chacun d’eux. Pour sa part, le taux d’inflation enregistré en Algérie durant le mois de mars dernier a connu une hausse de 1,9 % par rapport au mois de février, soit une variation mensuelle équivalente à celle relevée le même mois de l’année écoulée, signale l’Office. Cette croissance mensuelle est essentiellement le fait des biens alimentaires qui enregistrent un relèvement de 3,1 %, induit, notamment, par l’augmentation des prix des produits agricoles frais (5,4%). Le rythme d’inflation moyen en Algérie s’est élevé à 4,4 % en 2008 contre 3,5 % en 2007. Cette variation était due notamment à une hausse importante des prix des biens alimentaires (7,4 %), avec 4,10 % pour les produits agricoles frais et 10,8 % pour les produits alimentaires industriels. Les produits manufacturés ont augmenté de 1,20 %, ceux des services ont progressé de 2,7 %.

D’après le Jeune Indépendant
Desde algérie-dz.com

Le tourisme comme relais de croissance en Algérie

Friday, March 27th, 2009

Le pays entend devenir la terre d’élection des touristes du XXIème siècle

A l’occasion du Salon du tourisme de Paris, Afrik a rencontré MM. Ahmed Boufares, Directeur général de l’Office National du Tourisme (ONT) et Hamouche Belkacemi, Président Directeur général de l’Entreprise Nationale Algérienne du Tourisme (ONAT). Deux regards pour une même vision de l’avenir du tourisme en Algérie. Interview croisée.

Le tourisme est un atout pour l’économie algérienne et pourrait constituer une ressource alternative aux hydrocarbures épuisables au cours de ce siècle. En 2008, ce sont plus de 1,8 millions de visiteurs qui ont foulé le sol algérien. L’activité est en hausse régulière. Et les acteurs du secteur veulent promouvoir le tourisme dans un esprit de développement durable. Explications d’Ahmed Boufares et Hamouche Belkacemi.

Afrik.com : Quelle est l’importance aujourd’hui du tourisme en Algérie ?

Hamouche BELKACEMI, PDG de l’ONAT : Le tourisme est appelé à se développer, parce que l’Algérie est depuis très longtemps une terre d’accueil, que cette hospitalité historique a été mise entre parenthèses pendant quelques périodes de son histoire récente, mais que les fondamentaux sont là : des richesses inexploitées encore, des destinations uniques au monde, et la volonté de les développer avec un tourisme de qualité, plutôt qu’un tourisme de masse. Les pouvoirs publics ont décidé au plus haut niveau de s’appuyer sur une conception d’ensemble du développement touristique algérien, à court, moyen, long terme, en planifiant les investissements à réaliser et en calibrant exactement leurs impacts. C’est la tâche dont a été chargé Chérif Khamani, Ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme.

Ahmed BOUFARES, Directeur général de l’O.N.T : Chérif Khamani est aussi Président de la Fondation des Déserts du Monde, et l’intitulé de son ministère, comme son engagement au sein de cette Fondation, marquent bien la conception moderne, contemporaine et responsable qu’il se fait du tourisme du XXIe siècle. L’Algérie n’est pas là pour concurrencer ses voisins dans la course au tourisme de masse, qui connaît des excès, que ce soit en termes d’urbanisme, de destruction des tissus locaux, de mise en place “d’usines balnéaires” où le touriste est exploité à haut régime… L’Algérie a des ressources touristiques propres, à tous les sens du terme, il importe que leur exploitation se fasse avec une préoccupation écologique permanente, et dans un esprit de développement durable ! Nous voulons promouvoir de nouveaux comportements touristiques, plus “responsables”, plus “intégrés” dans les réalités locales, plus attentifs aux cultures, aux sociétés et aux espaces naturels préservés qu’ils traversent. Par exemple, nous avons un programme qui concerne les zones humides d’Algérie… En particulier le long de la côte qui s’étend d’El Taref, à Bejaia en passant par Annaba, Skikda, Jijel… Des lacs extraordinaires, comme les lacs Tonga, Oubeira, Mellah, Fetzara, Béni-Belaid, Tamelaht, y reçoivent à chaque migration des centaines d’espèces d’oiseaux, et ils sont considérés comme un des lieux d’observation ornithologique les plus intéressants de la planète. Rien d’étonnant donc à ce que nous nous attachions à y développer un tourisme de “niche”, de haute qualité, respectueux de l’environnement, désireux de toucher au plus prêt la nature sauvage, sans souhaiter une seconde qu’on la défigure pour l’accueillir. C’est cela pour nous le tourisme du XXIème siècle : un tourisme de niche, écologique et éthique à la fois !

Afrik.com : “Sans compter le désert…”

Hamouche Belkacemi : Evidemment, le désert est une destination rêvée pour développer un tourisme de qualité, et les “portes du Sud” n’ont jamais été fermées, et elles font toujours, à juste titre, rêver ! Au sud de Biskra, avec El Oued, Touggourt, Ouargla, Ghardaïa… Nous comptons un très grand nombre de destinations qui ont un intérêt à la fois culturel, naturel, historique… Et même au plus fort de la période de repli que l’Algérie a connu du fait du terrorisme il y a maintenant presque une dizaine d’années, nous avons réussi, avec un partenaire comme Maurice Freund et Point Afrique, grâce à des vols direct pour Tamanrasset et Djanet, à développer des voyages ciblés en direction du Hoggar et du Tassili. Nous l’avons fait avec lui parce qu’à ce moment là il était le seul à oser le proposer à ses clients et aux membres de Point Afrique, alors que les autres compagnies aériennes, même avec les mêmes informations sur la sécurité du Sahara, refusaient de prendre le moindre risque…. économique ! Ce qui nous rapprochait : des valeurs communes et la volonté de mettre le développement touristique au service des populations locales, et non le contraire ! La “stratégie marketing” dont le tourisme algérien doit se doter doit pouvoir s’appuyer sur tous nos atouts, tout ce qui fait la richesse de notre territoire, héritier d’un passé tellement divers et tellement fécond ! Parlons par exemple du patrimoine antique de l’Algérie : la Ministre de la Culture algérienne évoquait 500 sites antiques répertoriés, dont à peine 20% sont aujourd’hui facilement accessibles aux touristes ! Or au-delà de Tipaza, que les Français connaissent bien grâce à Camus, il y a Djemila, Timgad, Cherchell… Autant de sites prodigieux qui pourraient faire de l’Algérie une destination aussi importante que l’Egypte pour les amateurs d’Antiquité classique…

Ahmed Boufares : Voilà comment en multipliant les marchés de niches, et en s’attachant à offrir un accueil et des services adaptés à ces clientèles modernes et responsables, l’Algérie parvient depuis quelques années à s’orienter vers une croissance régulière du tourisme sur son territoire. Nous venons de traverser deux années successives de hausse de la fréquentation touristique de l’Algérie, +7% l’année dernière, plus 9% en 2008… Pour un total supérieur à 1,8 million de visiteurs. C’est raisonnable par rapport aux pays voisins qui pratiquent le tourisme de masse. Et cela montre le formidable potentiel de croissance qui existe dans ce domaine, à condition de garder notre exigence pour un tourisme de “niche”, éthique, responsable. Le tourisme peut, à ces conditions, constituer pour l’Algérie un véritable relais de croissance, et un outil de développement durable pour toute la diversité de ses territoires.

Desde Afrik

Algérie • Une centrale nucléaire tous les cinq ans à partir de 2020

Wednesday, February 25th, 2009

L’Algérie compte se doter d’une centrale nucléaire tous les cinq ans après sa première centrale dont l’acquisition est prévue probablement en 2020, a déclaré mardi le ministre algérien de l’Energie et des Mines.
“Vers 2020, l’Algérie aura probablement sa première centrale nucléaire et nous aurons une centrale tous les cinq ans après”, a affirmé Chakib Khellil dans une interview à la radio nationale, reprise par l’agence officielle algérienne APS. Aucune information pour le moment sur l’identité des constructeurs.
L’Algérie est liée par accords de coopération dans le domaine du nucléaire avec l’Argentine, la France, La chine et les Etats-Unis. Des négociations sont en cours également avec la Russie et l’Afrique du Sud.
Actuellement, l’Algérie dispose de deux réacteurs, l’un d’une capacité de 3 mégawatts (MW) situé à Draria sur les hauteurs d’Alger et construit par les Argentins en 1984, et l’autre, d’une capacité de 15 MW, construit par les Chinois et installé à Ain Oussera (250 km au sud d’Alger).
Ces deux réacteurs sont régulièrement inspectés par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dont l’Algérie est membre. Un texte de loi prévoyant la création d’une agence étatique de sûreté nucléaire est en cours d’examen au niveau du gouvernement, a précisé le ministre. Selon certaines sources, l’Algérie dispose d’une réserve de 26.000 tonnes d’uranium.

D’après l’AP

Desde Maghreb Info

Qui a investi quoi en Algérie

Monday, February 23rd, 2009

Quelques soixante cinq (65) sociétés, établissements financiers, holdings d’investissements, compagnies étrangères, etc. ont engagé des investissement directs ou en partenariat avec des sociétés algériennes en Algérie, entre 2008 et le premier trimestre 2009.

Ce sont là les premiers résultats de l’analyse des investissements 2008, vers les pays méditerranéens. Ces résultats ont été dévoilés par ANIMA Investisment Network, à l’occasion de la conférence Medlnvest, qui a rassemblé un millier d’investisseurs internationaux à Beyrouth les 20 et 21 février 2009. Selon la même source, malgré la crise financière, qui secoue la planète, la région méditerranéenne résiste avec 770 nouveaux projets.

Ainsi et si l’on se réfère au listing des investisseurs en Algérie pour l’année 2008, la compagnie tunisienne gestion et finances CGF a créé la compagnie financière d’Algérie CFA, filiale dotée d’un agreement d’intermédiaire en bourse. La banque française PNB Paribas, a inauguré pour sa part, sa première agence dans la ville de Mostaganem , deux autres a Oran et prévoit de faire de même a Tlemcen et Sidi Bel Abbes. La société algéro-saoudienne d’investissement, holding d’investissements détenu à part égales par les deux Etats a été créé et a été dotée d’un capital appelable de 08 milliards de dinars.

Dans le secteur de l’assurance, la compagnie Espagnole Fiatc Seguros, forme un joint-venture avec la Caat dans l’assurance vie et l’assurance santé. L’autre entreprise espagnole Bahia Ferilisers forme elle aussi un join-venture avec Sonatrach pour la construction d’une usine d’ammoniac à Arzew.

Dans l’agro-business, les Suisses de Nestlé et le groupe algérien Zahaf, inaugurent la première usine de production d’eau embouteillée au Maghreb. Heinken, le groupe hollandais, a repris les bières Tango du groupe Mehri et lancé la production de sa propre marque.

Le groupe émirati ENC, choisit la production laitière et crée la plus grande ferme laitière d’Afrique à Hamada, adossée à un projet de production fourragère . Les Chinois ont aussi décidé d’investir en force le marché algérien. C’est dans ce contexte que le constructeur automobile Shanx signe un contrat de partenariat avec l’Algérien GM Trade en vue de créer une usine d’assemblage à Sétif d’ici 2010. Toujours dans le secteur de l’automobile, grâce à un partenariat avec le constructeur chinois Zonda, l’Algérien Fendi Motors ouvre un site d’assemblage à Mohamadia.

Le spécialiste français des pièces plastiques usinées et chaudronnées, PlasteXel SAS, ouvre un bureau à Alger, alors que Air Liquide fabricant français de gaz industriels et médicaux rachète l’entreprise publique Sidal et prévoit d’investir 200 millions d’USD d’ici 2012.

Les Saoudiens de Swicop/Altea créent, de leur coté, Cogitel, filiale algérienne en charge d’une nouvelle usine d’emballages souples à Constantine.

Les investisseurs omanais, par le biais de Suhail Bahwan en joint-venture avec Sonatrach, ont décidé de créer un complexe d’Ammoniac et d’urée à Mers El Hadjadj. Toujours durant la même année le groupe British Petrolium s’associe à l’Algérien Petroser pour la production et la commercialisation de lubrifiants grâce à une usine d’urée à Arzew. Le bureau d’études français G.Envirennement et le fournisseur de solution Télecom et réseaux Tibco, créent respectivement une filiale algéroise pour le premier et une deuxième filiale algérienne Tibco Solution Réseaux pour le deuxième. Le cabinet d’Audit britannique Ernest et Young, pour sa part, inaugure son premier bureau à Alger. Dans le domaine du Data Processing, l’éditeur français Phone Control crée une filiale à Alger et la firme californienne (USA) Sisco System, se développe et recrute 20 salariés supplémentaires. Les sociétés islandaises ont aussi investi en Algérie, à l’image d’Activia, spécialiste dans le médicament générique, qui accroît ses parts de marché en Afrique du Nord grâce à un joint-venture avec un groupe algérien. Toujours en matière de médicaments, Pfitzer le géant américain de l’industrie pharmaceutique rachète à l’entreprise publique Saidal sa participation à 30% dans leur joint-venture Pitzer Saidal Manufacturing.

Dans le domaine de l’énergie, le groupe pétrolier italien ENI remporte la licence d’exploration pour la concession de Kerzak dans le bassin de Timimoun et acquiert les actifs de First Calgary Petrolium. L’investisseur Saoudien Swicorpn de son coté prend une participation dans le capital pétrolier Petroser fabricant et distributeur de carburant et produits dérivés. Le texan (USA) Shlumberger s’allie avec Enabor, filiale de Sonatrach pour créer Shara Well Construction Services, société de forage de puits de pétrole.

Le groupe britannique GKP a investi 50 millions d’USD dans des projets d’exploration et d’équipement dans 5 blocs gaziers et pétroliers. Toujours en matière d’énergie, l’entreprise allemande E.ON Ruhrgas ouvre un bureau à Alger, alors que le groupe irlandais Petroceltic obtient un nouveau permis d’exploration pour le site Isarene dans le nord du pays. Le fonds d’investissement du gouvernement d’Abou Dhabi, Moubadala Developpement, prend 15% des concessions de Reggane, Djebel Hirane et Zerafa, exploités par Shell et la Sonatrach. Enfin, en matière d’énergie, le groupe italien ENI et la Sonatrach renouvellent leur accord de production pour les champs du bloc 403 dans la région de Bir Rebaa.

Côté matériaux de construction , la société française Lafarge a opté pour la réalisation d’une cimenterie à Oum El Bouaghi, la compagnie minière canadienne Cancor remporte une 2eme concession aurifère dans la région de Tamanrasset, les tunisiens de Carthago Ceramic construisent une nouvelle usine de carreaux céramiques de sol à Sétif et le groupe Saoudien Pharaon/Scib décide de financer la construction d’une seconde cimenterie à Beni Saf. Outre les matériaux de construction et l’énergie, les français ont investi dans le domaine de la formation professionnelle avec la création par le groupe Pigier, de 12 centres de formation en partenariat avec la chambre algérienne de commerce et d’industrie. Des investisseurs cubains ont pour leur part ouvert le premier hôpital Ophtalmologique à Djelfa en attendant l’ouverture d’autres hôpitaux à Bechar, Ouargla et El Oued. Le promoteur libanais Heneiné Entreprises, réalise à Cheraga un complexe immobilier à usage mixte et la compagnie Dubaï World crée un joint-venture avec l’entreprise portuaire de Djendjen pour gérer et agrandir le principal terminal de conteneurs du port d’Alger.

Dans le secteur de la métallurgie et du recyclage, l’entreprise française Recyclex/ECO s’associe à un partenaire local pour former Eco-Recyclage, société de traitement des batteries automobiles usagées à Ain Oussera. Pour la même activité, le fabricant égyptien d’équipements électriques El Swedy Cables construit une usine de câbles haute tension dans la wilaya de Ain Defla pour 50 millions USD. Le secteur des travaux publics et des transports est un créneau qui a aussi suscité de nombreux investisseurs. C’est le cas du groupe Dubai World qui a créé un joint-venture 50/50 avec l’Entreprise Portuaire de DjenDjen pour gérer et agrandir ses infrastructures sous une concession de 30 ans. La branche construction-maintenance de réseaux ferrés du groupe de BTP Français Bouygues/Colas Rail, crée une filiale chargée de suivre les nouveaux appels d’offres alors que le groupe Emirati Al Qudra Holding United Arab met sur pied une filiale locale en prélude à la création d’un complexe immobilier mixte s’étalant sur 8,5 ha à Sidi Fredj. Toujours coté investisseurs arabes, Gulf Agency Company, l’armateur dubaïote, s’implante à Alger et crée GAC Algeria, une agence maritime fournissant des services logistiques .

A El Magtaa dans la wilaya d’Oran, l’entreprise Singapourienne Hyflux Singapore Public Works, décide de créer avec Algerian Energy Company ; une usine de dessalement en partenariat 51/49 et le groupe logistique Suisse Kuehne et Nagel Switzerland prend en charge la distribution des produits Legrand en Algérie grâce à un entrepôt de 2000m2 dans la banlieue d’Alger . Selon le même listing des investisseurs, rendu public par ANIMA, au cours de cette année, Snasco-Algérie Saudi Arabia Public Works, le promoteur immobilier lance avec l’EPLF un projet résidentiel sur la frange maritime d’Oran.

D’autres investisseurs ont jeté leur dévolu sur la gestion et le traitement des eaux à l’image du consortium britannique Biwater UK Public Works, un consortium mené par le spécialiste du traitement de l’eau qui aura 51% du joint-venture formé pour construire et gérer une station de dessalement à Oued Sebt . Les groupes espagnols Abengoa / Befesa Agua et La Caixa / Suez investiront respectivement dans la réalisation de la station de dessalement de l’eau de mer de Ténès au travers d’un joint-venture 51-49 avec Algerian Energy Company pour le premier et dans la gestion déléguée de l’eau à Oran. Enfin, la société d’investissement émiratie Emirates International Investment / Bloom investira 5 milliards d’USD sur 5 ans pour développer « Parc Dounya », projet immobilier aux Grands Vents d’Alger . Pour l’année 2009 le groupe français REYES spécialiste en énergie finalise un gros contrat en Algérie.

Il ressort de ces premiers résultat d’analyse, que les investisseurs européens restent en tête en matière d’investissement vers l’Algérie. Face à la chute vertigineuse des cours du pétrole et la crise financière mondiale, une nouvelle géographie économique se met en place, dans laquelle l’Europe joue un rôle plus important. Talonnée ou dépassée par les pays du Golf ces dernières années, l’Europe retrouve en 2008 sa place de première région émettrice d’investissements directs étrangers IDE vers les pays de la Méditerranée avec 41%, alors que les investisseurs du Golf ne représentent que 17% des IDE émis vers l’Europe.

Desde Le Quotidien d’Oran

L’Algérie tente de réduire sa facture pharmaceutique

Friday, February 20th, 2009

Pour tenter de réduire la facture pharmaceutique, l’Algérie développe la production locale. Le groupe public algérien Saidal va investir 230 millions de dollars jusqu’en 2015, notamment pour construire huit nouvelles unités de fabrication.
Par ailleurs ce même groupe pharmaceutique annonce également que le vaccin contre l’hépatite B sera produit en Algérie au courant de l’année 2009, et cela en partenariat avec l’Institut Pasteur d’Algérie et des spécialistes cubains.

Desde Maghreb Info

L’Algérie poursuivra ses investissements publics malgré la crise

Friday, January 30th, 2009

ALGER - L’Algérie doit poursuivre le rythme des investissements publics malgré la baisse des revenus pétroliers car elle dispose d’une “visibilité” financière suffisante pour surmonter la crise économique mondiale, estime le ministre algérien des Finances Karim Djoudi.

L’hypothèse d’un baril de pétrole à 37 dollars sur un long terme, base sur laquelle a été adopté le budget algérien pour 2009, est “exclue” et les banques algériennes disposent de liquidités suffisantes, affirme M. Djoudi dans un entretien publié jeudi par le quotidien francophone Liberté (privé).

Le ministre ajoute que l’Algérie dispose de confortables réserves de change (140 milliards de dollars, NDLR) et d’un fonds de régulation - alimenté par le surplus des recettes pétrolières - disposant de près de 45 milliards de dollars. Ce fonds de régulation et “la bonne liquidité dans les banques nous permettent de conduire le programme d’investissements (2009 - 2013) sans aucune difficulté”, affirmé M. Djoudi.

Ce fonds offre à l’Algérie “une bonne visibilité sur trois ans et demi”, affirme-t-il.

Mais “il est évident qu’il va falloir discipliner les importations” au profit “de la production nationale” qui, dit-il, bénéficie déjà d’avantages comme une pression fiscale moindre que celle pesant sur la seule commercialisation de produits.

Les autorités algériennes ont aussi interdit l’importation de médicaments déjà produits sur place et institué une taxe sur les voitures “qui peut inciter les des constructeurs (…) à préférer produire en Algérie plutôt que de vendre seulement”, dit-il.

Le marché algérien absorbe 200.000 véhicules par an alors que les constructeurs font face à une mévente sur le marché international, souligne encore M. Djoudi.

La facture des importations de biens alimentaires a atteint 8 milliards de dollars en 2008, 1,8 milliard pour les médicaments ou 3,7 milliards pour les véhicules.

Les importations algériennes ont atteint 40 milliards de dollars au total en 2008.

Si pour M. Djoudi l’année 2009, “année de décroissance dans le monde”, sera “mauvaise”, au “second semestre 2010 on devrait assister à une reprise de l’économie mondiale” .

Fuente AFP
Desde Romandie News

Algérie : les investissements directs étrangers en forte hausse en 2008

Tuesday, January 20th, 2009

Les investissements directs étrangers (IDE) en Algérie ont été plus que décuplés en 2008 pour atteindre 525 milliards de dinars (5,25 milliards d’euros), selon l’Agence nationale de développement de l’investissement (Andi). Les IDE ont augmenté de 920% en 2008, totalisant un montant de 525 milliards de dinars (5,25 mds d’euros) en 2008 contre 51,45 milliards de dinars (515 millions d’euros) en 2007, selon l’Agence nationale de développement de l’investissement (Andi), chargée de recenser les projets d’investissements.

La diminution du nombre de projets -70 en 2007 contre 65 en 2008- a été contrebalancée par leur importance financière cette dernière année, a précisé le directeur général de l’Andi, Abdelkrim Mansouri, cité par l’agence APS. Ces projets, qui devraient permettre la création de 6.000 emplois, concernent essentiellement les secteurs de l’industrie et le tourisme, a-t-il précisé.

Les investissements en partenariat entre des sociétés algériennes et étrangères ont atteint 372,6 milliards de dinars (3,7 milliards d’euros) en 2008 contre 94,304 milliards de dinars l’année précédente, en hausse de 295%, a ajouté M. Mansouri. Le montant global des investissements étrangers (IDE et investissements en partenariat) s’est élevé quant à lui à 897,6 milliards (8,9 milliards d’euros) en 2008 contre 145,7 milliards de dinars en 2007 (1,45 milliards d’euros) soit
un bond de 516%.

Les 102 projets enregistrés devraient permettre la création de 10.723 emplois, selon les données de l’Andi. M. Mansouri a estimé d’autre part que “les investissements en Algérie ne seraient pas affectés par la crise financière internationale car les indicateurs de l’économie sont bons (…)”. “Le pays ne sera pas touché par la récession et continuera à enregistrer une croissance positive avec un volume important de réserves de change”, a-t-il dit, toujours de même source. “Nous n’avons pas de problèmes de financement. Nous avons suffisamment d’argent pour financer nos investissements notamment pour les grands projets”, a-t-il ajouté.

Desde tsa-algerie

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