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Archive for the ‘Tunez’ Category

Tunisie : Le tourisme de santé résiste à la crise

Wednesday, September 9th, 2009

La Tunisie occuperait le deuxième rang mondial en matière de thalassothérapie après la France. Disposant de plus d’une quarantaine de centres de thalassothérapie, la Tunisie attire chaque année près de 152 000 curistes originaires de France, de Suisse ou d’Allemagne.

La Tunisie connue depuis l’époque romaine pour la qualité de ses eaux médicinales possède plusieurs atouts comme celui d’offrir un climat agréable et une proximité géographique avec l’Europe. La Tunisie applique d’autre part des normes strictes d’hygiène tout en disposant de complexes hôteliers offrant une large gamme de services annexes, le tout à des prix compétitifs, inférieurs à ceux en vigueur en France ou en Italie, les concurrents directs de la Tunisie dans ce domaine .

La Tunisie possède des centres de thalassothérapie dans les principales régions touristiques du pays mais aussi dans certaines zones localisés à l’instar de Korbous, Jebel oust, Hammam Bourguiba ou Hammam Zriba. Des centres dotés d’une capacité d’accueil de 250 000 curistes et qui attire outre une clientèle européenne, les locaux et libyens et algériens, de plus en plus nombreux à choisir les soins palliatifs et le tourisme de détente en Tunisie.

Ce secteur de tourisme de santé, qui attire une clientèle haut de gamme, résiste à la baisse de fréquentation touristique mondiale, et assure des revenus en hausse. Il fait d’ailleurs l’objet d’un suivi particulier des autorités qui ont choisi de miser pour le futur sur le tourisme de santé et les soins palliatifs en commanditant à cet effet une étude pour ce secteur à l’horizon 2020.

Desde African Manager

Les étrangers encouragés à s’installer en Tunisie

Monday, September 7th, 2009

La Tunisie exonère les étrangers de certaines taxes quand ils résident dans les villes tunisiennes, les incitations sont valables pour une année.

La nouvelle loi exonère les non Tunisiens des droits et taxes prélevés sur l’importation d’une voiture particulière et des effets et objets mobiliers personnels destinés à l’équipement de la résidence tunisienne.La valeur de ces objets ne doit pas dépasser une valeur globale de 15000 dinars (8000 €).

Ces avantages sont assortis de conditions. Le non résident doit justifier de certains documents: un visa en bonne et du forme, une carte séjour temporaire valable pour une période d’une année, le non exercice d’un emploi à titre onéreux en Tunisie et un revenu annuel de source extérieure au moins égal à 30000 TND (16 000 €).

Autres conditions : la résidence doit être achetée en devises. Le véhicule importé doit être incessible, âgé de trois ans, immatriculé sous «Régime spécial (RS)» et conduit uniquement par son propriétaire ou par son conjoint. Des dérogations sont toutefois exceptionnellement prévues pour les descendants du bénéficiaire ou de son conjoint.

La nouvelle législation (un décret) intervient après la suppression de la fameuse “Autorisation du gouverneur” en vertu d’une loi promulguée le 11 mai 2005. Cette loi autorise les étrangers à acheter des logements et locaux , uniquement, dans les zones touristiques et industrielles.

Por Brahim Krimi
Desde Econostrum

Tunisie: Immobilier et Golf : Indissociable duo gagnant

Monday, September 7th, 2009

“Le seul projet golfique en Tunisie à avoir bénéficié d’un programme immobilier dans les règles de l’art est celui du Résidence Golf Club. Les autres golfs sont bloqués et depuis longtemps. Certains golfs en exploitation continuent de souffrir alors que d’autres peinent à voir le jour”. Voici un constat qui a le mérite d’être clair.

Dans les milieux concernés, on n’hésite pas à préciser que sur les dix parcours golfiques tunisiens, cinq sont menacés. En effet, certains golfs en arrivent à bénéficier de soutiens politiques et financiers pour maintenir leur existence. Un golf aurait même carrément disparu depuis 2001, sans l’appui d’une institution financière.

Dans ce raisonnement, il y a un déséquilibre qui ne s’explique pas. D’un côté, on mentionne une demande accrue pour le tourisme golfique dans le Bassin méditerranéen. De l’autre, on met en avant la très difficile rentabilité des établissements golfiques dans le pays. Comment expliquer cela ?

Aujourd’hui, bien que certains projets golfiques soient en stade de bouclage, en attente d’agrément ou commencent leurs premiers coups de pioche, les investisseurs sont loin de se bousculer au portillon. Pourquoi l’investissement dans ce domaine est-il balbutiant, voire bloqué ? La question qui fâche et dérange semble être la suivante : l’investissement golfique en Tunisie est-il viable sans programme immobilier ? Un parcours golfique peut-il se concevoir et assurer un retour sur investissements sans cette dimension ?

Loin d’être un secret de Polichinelle, voici en vrac les éléments de la triste réalité qui circule dans le milieu des entrepreneurs qui souhaitent se développer dans le tourisme golfique et qui, du reste, s’abstiennent. Et pour cause !

Si entre autres raisons, le tourisme golfique tarde à décoller en Tunisie, c’est sans doute que les projets butent sur le foncier. Identifier, viabiliser et mettre à disposition des investisseurs dans le domaine du tourisme des terrains est le principal but de l’Agence Foncière Touristique (AFT). Elle s’est probablement cantonnée à promouvoir uniquement le secteur hôtelier au détriment du secteur touristique en général. Cependant et depuis de nombreuses années, cette institution fournit de nombreux efforts afin de régler des situations très complexes sur des terrains dans l’indivision la plupart du temps.

Pour Seifellah Lasram, PDG de Promogolf et technicien du tourisme tunisien : «dégager des terrains pour le développement de l’activité golfique n’est pas une mince affaire. Il faut sortir des espaces importants et idéalement situés. Le foncier n’est pas un problème à négliger. Le politique peut trouver la parade au foncier, mais il est question de prendre soin du patrimoine de l’Etat qu‘il faut ni brader ni dilapider».

Il n’est cependant pas exclu que les investisseurs essayent d’acquérir des terres par leurs propres moyens pour y ériger des golfs. Pour les promoteurs, il est très difficile de trouver des terrains jouissant des atouts nécessaires à des tarifs intéressants pour pouvoir investir dans ce tourisme et rattraper les mises de départ, sans intégrer un programme immobilier. C’est du reste, là où le bat blesse. Pour le moment, il n’existe pas de cadre juridique légale organisant le secteur.

Certains entrepreneurs arrivent cependant à trouver des solutions. Ils ont acquis des espaces conséquents par leurs propres moyens pour y développer leurs projets. Ils s’étonnent d’essuyer des refus qu’ils ni comprennent, ni n’expliquent. Habib Bouslama, PDG du Groupe Nahrawess, fait partie de cette catégorie. Il croit dure comme fer qu’en «matière de tourisme, tout reste à faire. Les mobiles d’attraction sont énormes et représentent des mines à ciel ouvert dans l’attente d’acquéreurs. Aujourd’hui, il faut concentrer les efforts pour apporter des réponses et positiver au lieu de polémiquer. Meubler huit mois de l’année est possible et accessible. Le tourisme golfique est une option sérieuse et d’avenir. Il permettra, au mieux de réanimer la station fantôme de Yesmine Hammamet, et au pire, il aidera des dizaines d’hôtels à se porter mieux. C’est de la rentabilité de plus de 15.000 lits qu’il s’agit là»

Les entrepreneurs souhaitant investir dans le tourisme golfique seraient nombreux. En témoigne les nombreuses réponses aux différents appels d’offres lancés dernièrement pour les extensions de certains parcours. Rien que pour l’extension du «Golf Yesmine Hammamet», on ne dénombre pas moins de cinq soumissions. De nombreux promoteurs considèrent qu’à partir du moment où l’on sépare immobilier et golf, c’est que l’on ignore tout du golf et de son univers.

En règle générale et dans le monde, ce sont généralement 10% de la superficie totale du terrain que l’on destine à l’exploitation immobilière lorsque l’on projette un parcours golfique. La levée de cette entrave en Tunisie n’en serait, selon les plus enthousiastes, que bénéfique.

Outre le fait qu’elle accélérerait la multiplication des parcours de golfs, elle permettrait aux promoteurs un retour sur investissements plus rapide. Les promoteurs seront alors amenés à respecter les délais de livraison des golfs ainsi que des biens immobiliers. Selon certaines études de rentabilité, les entreprises golfiques jouissant d’un programme immobilier pourront gagner de l’argent au bout de 5 ou 6 ans d’exploitation. Il est de règle générale qu’une entreprise qui gagne de l’argent prenne soin de son outil de travail. Elle parie sur la qualité de ses services et ose l’innovation.

Il convient de garder en tête que pour réaliser un golf de 18 trous, il faut compter un million de dinars par trou. Le reste des investissements dépend de nombreux paramètres : le prix du terrain, la signature du parcours, le standing du club house… De toute façon, on évoque facilement entre 20 et 25 millions de dinars d’investissements pour un golf s’étalant sur une superficie d’environ 100 hectares. Les investisseurs tunisiens réclament des autorisations pour réaliser 100 villas en moyenne. Le marché de l’immobilier golfique serait largement demandeur.

A titre indicatif, le projet immobilier du «Résidence Golf Club» a été «un facteur déterminant pour la réussite du projet. Il a été intégralement vendu sur plan. La proportion des acquéreurs tunisiens a été la plus importante, représentant autour de 85 %», précise Nidhal Ben Guebila, Assistant Directeur du dernier né des golfs tunisiens. De l’avis général, l’immobilier dynamiserait incontestablement le secteur du tourisme golfique : «Si l’immobilier était systématique, prévu en amont sur tous nos golfs, un golf comme celui de Tozeur ne s’en porterait que mieux», déclare-t-on du côté du Sud tunisien.

D’ailleurs, de nombreux golfs qui sont en cours d’exploitation depuis des années étaient prévus dès leur conception avec d’ambitieux programmes d’immobiliers autour des greens. Les autorisations ont juste tardé à venir. Certains, tel que le «Golf Yesmine Hammamet», commencent à voir le bout du tunnel. Ce dernier prépare son premier coup de pioche pour novembre 2009.

Remporté par le Groupe Mabrouk, le projet porte sur 45 nouveaux hectares qui s’ajoutent aux 80 ha déjà existants. Selon Seifallah Lasram, la partie immobilière porte, selon le programme provisoire, sur 15 villas, 20 duplex et 20 appartements. L’investissement total est de 10 millions de dinars, hors immobilier. Le design du golf sera signé par Nicklaus. La durée des travaux est prévue pour 18 mois.

Le PDG de la société Promogolf qui loue précisément le Golf Yesmine précise que «toute la difficulté était d’établir un cahier de charges rigoureux pour parvenir à un véritable partenariat et parer à toutes les dérives. Le Golf Yesmine est une entreprise rentable, bénéfique et saine. Aujourd’hui, nous donnons une concession de 100 ha avec un projet immobilier. L’idée de la concession est née dans les années 2000, mais à l’époque les réactions étaient mitigées. Il faut croire qu’en ce domaine, une nouvelle génération d’investisseurs est en train de naître».

Du côté de ceux qui critiquent les investisseurs, l’on a tendance à décrier le promoteur du golf qui ne serait «qu’un promoteur de l’argent. Il a tendance à être en décalage par rapport aux attentes et à la satisfaction du client. Il ne connaît pas le produit et ne saura ni le gérer ni le vendre». Voilà ce qui a le mérite d’être clair.

Entre temps, l’immobilier autour des golfs est à la mode car il véhicule un certain art de vivre. Au delà du sport, «vivre au vert» est une tendance. Ce mode de vie alternatif est fortement recherché par les golfeurs et non golfeurs. Les retraités à la recherche du grand air ont pris depuis peu d’assaut ces logements. Habiter autour d’un green est aujourd’hui un grand luxe qui se démocratise. Il reste tout de même le garant d’un prestige minimum.

En région parisienne, une maison de 130 m2 sur 5.000 m2 de terrain dans un 18 trou est vendue 650.000 euros. En région plus touristique et du côté de Biarritz, il faut compter 1,5 million d’euros pour une maison de 300 m2. Au Maroc, les prix d’une villa de 450 m2 sur une superficie de 150 m2 de terrain, démarre à partir de 950.000 euros, notamment au «Golf de la palmeraie», un 27 trou conçu par Robert Trent James Sr.

S’il y a un pays qui a construit son modèle de développement sur l’immobilier, c’est bien l’Espagne. L’immobilier golfique dans ce pays générerait un chiffre d’affaires annuel de 860 millions d’euros. Selon certaines études, on parle d’une progression de 265% depuis 1996. Devant l’expansion de l’immobilier golfique, c’est tout le marché de la location immobilière qui a été aussi dynamisé.

Reste à savoir que de nombreuses destinations ont assoupli leurs codes d’investissements. Pour tout achat d’un appartement ou d’une villa sur un golf, l’acquéreur bénéficie d’un crédit immobilier. En Espagne, un non-résident Espagnol obtient jusqu’à 80% du montant de son investissement immobilier.

En attendant, le seul parcours golfique à avoir présenté une offre immobilière sur le marché tunisien a fait un véritable tabac. Le prix de l’immobilier au “Residence Golf Club” s’est quasiment enflammé.

N’est-ce pas la rareté qui crée la valeur et tous les débordements qui vont avec ?

Por Amel Djait
Desde Webmanager center

Quand la golfmania frappe

Monday, September 7th, 2009

Le développement du tourisme golfique est au cœur de la stratégie de nombreux pays dans le monde, notamment de ceux du pourtour méditerranéen. La construction de parcours golfiques s’étend toutefois partout dans le monde, aussi bien pour favoriser l’investissement immobilier que pour développer le tourisme.

Pour comprendre les enjeux du tourisme de golf et la guerre que se livrent les destinations, il convient de comprendre les mises en jeu. Le marché des voyages de golf pèse 12 milliards d’euros par an. On compte, de nos jours, plus 50 millions de golfeurs dans le monde. Tous les indicateurs sont, unanimement, à la hausse. Ils prédisent dans une envolée mondiale du nombre de joueurs et de parcours. D’ici 2020, on s’attend à ce que près de 3.000 nouveaux parcours voient le jour pour répondre aux attentes de près de 3 millions de futurs golfeurs.

Dans le Bassin méditerranéen et selon une récente étude du cabinet d’audit international KPMG, l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique compteraient à ce jour 4,1 millions de golfeurs réguliers pour environ 6.750 parcours recensés. Le rapport mentionne “une croissance de la demande de l’ordre de 6% par an et une progression de l’offre de 4%. Dans quinze ans, ce sont plus de 7 millions de golfeurs qui se verront proposer plus de 10.000 parcours”.

Malgré la crise, les prévisions, les études et statistiques restent au beau fixe. Le léger recul du secteur sur l’année 2009 (du reste non définitif) ne change en rien les prédictions de jours radieux au tourisme golfique.

Incontestablement, on aime jouer au golf en Méditerranée. Cette région du monde est et restera une des régions les plus concernées pour rafler de nouvelles parts de marché de ce secteur florissant.

Quelles sont les destinations qui ont le vent en poupe ? Quelles sont celles qui aiguisent leurs stratégies ?

L’Espagne avec ses 310 parcours tient le haut du pavé pour un business qui lui rapporte près de 2,4 milliards d’euros par an. La destination accueille près de 500.000 touristes golfeurs. Le modèle de développement espagnol s’adosse sur l’immobilier. Le golf s’y développe à un point que la célèbre «Costa Del Sol» s’appelle désormais «Costa Del Golf», qui va de Malaga à Algesiras et qui possède plus de 60 parcours de golfs et immobiliers dans un rayon de 80 Km.

Toutes les destinations sont à leurs drives

Au Portugal, le tourisme golfique a généré en 2005 près de 1,8 milliard d’euros de retombées directes et indirectes (soit 1,25% du PIB) sur le pays. Avec 75 parcours, la destination capte 5% des joueurs européens équivalent à 0,5% au niveau mondial. Selon les statistiques, ce sont 250.000 touristes (2005) étrangers qui fréquentent annuellement les golfs lusitaniens pour un total de 1,1 million de parcours effectués. Le pays prévoit la construction de près de 300.000 habitations destinées à cette clientèle. Il entame, de fait, le développement du tourisme résidentiel à l’image de ce qui se fait en Espagne.

Par rapport à l’immobilier avant la crise, le Portugal se targuait d’être 30% moins cher que son voisin ibérique. Elle lui raflait par conséquent des parts de marché. Aujourd’hui, on est en droit de se demander de quoi sera fait demain. Pour le moment, l’immobilier en Espagne accuse une des baisses les plus importantes en Europe.

Juste en face et de l’autre côté de la Méditerranée, le pays qui gagne des parts de marché importantes, c’est incontestablement le Maroc.

Quand le Royaume a de l’ambition, il l’affiche clairement. En deux temps, trois mouvements, le pays a presque triplé le nombre de touristes golfeurs et de parcours golfiques. Le Maroc, qui disposait jusqu’à il y a si peu de 17 golfs, envisage de clôturer la fin 2010 avec 40 golfs. Cette année, la destination inaugurerait 13 parcours. En 2010, elle prévoit d’en inaugurer 10 autres. Au niveau de l’immobilier, la bulle a explosé. Les prix, malgré une petite baisse restent stationnaires. La différence entre un bien traditionnel et un bien aux alentours d’un parcours de golf se situe autour de 10 à 15%.

L’autre destination montante pour le tourisme golfique est la Turquie. Le gouvernement turc mise sur la création d’une centaine de nouveaux parcours d’ici 2015. Pour le moment, dans un rayon de 30 km dans la région de Belek (côte ouest), l’on dénombre 14 golfs très courus.

L’Egypte aussi souhaite devenir «un paradis pour les golfeurs». Cela grâce à la création de huit nouveaux parcours censés attirer et fidéliser les touristes allemands, britanniques, américains ou chinois.

En effet, ces derniers ne sont pas en reste. Bien de loin de notre chère Méditerranée, et selon un article paru dans le magazine «Golf Magazine» en mars 2008), on rapporte que les villas sur le parcours golfique chinois de «Mission Hills» ( les maisons ) se vendent selon leur superficie entre un et huit millions de dollars! La troisième et dernière tranche immobilière comprenant un peu plus de cent maisons s’est vendue sur Internet en une heure et demie. Elle a rapporté plus de quatre cents millions de dollars. La vente précédente s’était faite à la loterie. Il y avait neuf cents offres pour seulement trois cent-soixante villas… Pour l’essentiel, les propriétaires sont chinois ou hongkongais et habitent leur maison. Pour celui qui souhaiterait être membre sans être propriétaire, le droit d’entrée est de 150.000 euros. Un chiffre qui pourrait en dissuader plus d’un mais qui n’empêche pas “Mission Hills Golf Club” d’afficher aujourd’hui 8.000 membres !»

La guerre du golf -et les flambées des prix qui peuvent l’accompagner- est bel et bien ouverte. Que le meilleur gagne !

Por Amel Djait
Desde Webmanager Center

La Tunisie est-elle encore dans la course ?

Monday, September 7th, 2009

Certaines destinations concurrentes sont arrivées au tourisme golfique bien après nous. Aujourd’hui, elles s’y développent fort sérieusement tandis que nous peinons à mettre au point une stratégie efficace et porteuse. Le tourisme golfique tunisien est-il disqualifié pour autant? A en croire les avancées spectaculaires autour du Bassin méditerranéen, notamment en Turquie ou au Maroc, il faut croire que oui. Hélas !

Alors que le premier golf du pays date de 1924, ce n’est que vers les années 80 que l’on a assisté au décollement du secteur avec l’ouverture des parcours de golf de Djerba, Sousse et Hammamet. Aujourd’hui, le pays compte 10 parcours. Il est à noter que c’est entre 1987 et 2008 que 8 parcours de golf ont été créés. Le “Golf Club de Tozeur” a vu le jour en 2007. Celui du “The Residence Golf Club” a été inauguré en 2008.

La Tunisie golfique enregistre en moyenne annuelle 250.000 greenfees. Ces derniers représentent près de 70.000 golfeurs, soit 1,2% du marché européen destiné à l’export et représentant 2 millions de greens européens.

L’objectif de la destination dans les années à venir est d’atteindre 5% de parts de marché. Est-ce réalisable ? Quels sont les enjeux? Sommes-nous à même de répondre à ce défi? Le jeu en vaut-il la chandelle ? La Tunisie est-elle perçue comme une destination golfique ? A-t-elle des chances de le devenir un jour ?

Afin de répondre aux attentes d’un marché du tourisme golfique demandeur, la Tunisie organise ses réponses. Tout le monde s’accorde à dire qu’il est urgent de multiplier le parc golfique du pays par deux. C’est d’ailleurs, sur instructions du chef de l’Etat que l’impulsion a été donnée, il y a bientôt près de 3 ans.

Selon nos informations, «The Residene Golf club» envisage, à moyen terme, une extension. «Tunis Sports City» abritera un parcours ainsi qu’une académie golfique. Dans les alentours de Hammamet, on mentionne un 18 trou dans le cadre d’un projet de tourisme thermal avec un hôtel de charme dans les alentours du village de Jedidi.

Pour le groupe Bouslama (hôtel Nahrawess), les études sont ficelées et le début des travaux était imminent. Les groupes El Kateb (hôtels Aziza) et Bouchamaoui seraient aussi dans les strating-blocks. Concernant les rénovations et les extensions, le «Golf Yesmine Hammamet» entame dès novembre 2009 ses travaux. Le «Golf Citrus» en est au lancement des appels d’offres. A Djerba, l’organisateur du «Trophée Lacoste» vient de boucler son projet. Il intégrera une école de tennis. Du côté du «Palm Links Monastir», on entame extensions et rénovations.

Avec ses 350 jours d’ensoleillement par an et sa proximité de l’Europe, la Tunisie joue sur du velours sur un marché fortement demandeur. Bien que l’on s’accorde à dire que la Tunisie n’est en aucun cas une destination golfique, elle ambitionne d’enrichir son offre et de l’étayer. «Je suis très optimiste quant au développement du secteur et au rattrapage du retard, car nous avons tous les moyens de réussite : le climat, l’infrastructure hôtelière, la proximité des capitales européennes et la volonté politique», résume Nidhal Ben Guebila, Assistant Directeur du «The Residence Golf Club».

Même son de cloche du côté de Leith Khaled, Directeur Commercial du «Groupe El Kateb». Pour ce professionnel, le positionnement de la destination Tunisie est très clair. «Sur les 12 millions d’européens golfeurs, il y a 6 millions d’affilés qui ont un handicap de 28 et plus et qui représentent 50% de la cible. Ce sont ceux-là qui nous intéressent. Il faut construire des golfs et urgemment. Les parts de marché sont à prendre. Dans certains golfs très chargés, il y a des départs toutes les 8 minutes avec des mois entiers de temps d’attente pour les réservations. Les golfeurs novices sont exclus de beaucoup de parcours ; ils n’hésiteront pas à voyager pour progresser».

D’autant que le tourisme golfique représente aussi une des solutions envisageables pour sortir l’hôtellerie tunisienne d’une saisonnalité de plus en plus courte. «Le golf est une réponse à un meilleur taux de remplissage de nos hôtels. Il peut être considéré comme une option très sérieuse pour améliorer la rentabilité des hôtels», précise Mohamed Belajouza, président de la Fédération tunisiennes de l’hôtellerie.

En témoignent le taux de remplissage et les prix appliqués des hôtels qui ont été les premiers à miser sur le tourisme golfique. “Nous sommes à un taux de remplissage de l’ordre de 80%. Nos prix sont parmi les plus élevés du marché. Nous délogeons en plein basse saison, alors que les hôtels dans les alentours sont quasiment vides”, résume Leith Khaled.

Du côté du groupe “Seabel Hotels”, on est tout autant enthousiaste et explicite. “Depuis que nous avons introduit la clientèle golfique dans les hôtels du groupe, cela s’est fait ressentir sur notre taux de remplissage et sur nos prix. Mais, sachez que cela est une gageure pour les hôteliers. De nombreux golfs sont conventionnés, quand ils ne sont pas actionnaires, avec des hôtels particuliers. Il n’est pas facile de signer et s’appuyer sur les tours opérateurs spécialisés dans le tourisme golfique, sans de sérieux contrats d’exclusivité avec les établissements golfiques. L’arrivée de chaque nouveau golf sur le marché est un événement heureux. Il tire la destination vers le haut”, souligne Anis Meghirbi, directeur commercial du groupe. Dynamique, le jeune homme fréquente régulièrement l’IGTM qui se déroule en Espagne. Ce salon est l’une des foires spécialisées la plus importante dédiée exclusivement au tourisme golfique.

Réputé pour être un bon client, le touriste-golfeur en vacances dépense entre 50 et 100% de plus qu’un touriste moyen. Consommateur de produits touristiques et hôteliers divers, le golfeur est un bon client, d’où le souci des destinations touristiques de développer ce secteur. D’ailleurs, les destinations commencent à se livrer à une guerre acharnée en pariant sur non seulement des «à-côtés nombreux et de prestige, mais elles misent aussi et surtout sur les grandes signatures en termes de conceptions de parcours golfiques».

Recours ou choix ?

En effet, pour comprendre les motivations d’un golfeur, il faut soit en être un, soit savoir écouter les professionnels qui savent interpréter au mieux les exigences et attentes des golfeurs. L’important étant de décoder les tendances, les attentes et de les anticiper.

A ce sujet, Leith Khaled mentionne que «pour apprécier une destination golfique, un joueur voudra jouer dans un périmètre restreint aux moins sur 3 parcours différents signés d’un grand nom. Il est capital de lui offrir des signatures golfiques. C’est un trophée et une fierté que d’avoir joué sur tel ou tel parcours». D’ailleurs, les parcours tunisiens seraient appréciés. «Savez-vous que Ronald Fream, qui a fait le plus grand nombre de parcours en Tunisie, est l’un des architectes les plus connus et les plus chers au monde ? Il a réalisé plus de 150 golfs et a eu un coup de cœur pour la Tunisie. Il fait partie de ces architectes qui se sont révoltés contre les joueurs qui se sont mis à dessiner des golfs et apposer leurs griffes sur des parcours», conclut Leith Khaled.

A l opposée de cette vision, certaines voix s’élèvent contre ce genre d’approche. Elles estiment qu’il est injustifiable de dépenser 2 à 3 millions de dollars pour apposer une signature sur un parcours. Leurs arguments se résument en peu de mots: «Nous n’avons ni le segment de clientèle, ni les structures hôtelières et touristiques et encore moins l’image et le marketing qui vont avec, pour nous positionner sur le haut de gamme. Les golfeurs qui jouent chez nous ne connaissent même pas les légendes mondiales du golf».

Ceci est un autre débat. Pour le moment, il est indéniable que le développement du tourisme golfique est aussi bloqué par les limites, ne serait-ce que naturelles, du pays. Le golf est assurément une question de stratégie et de gros investissements. Il est surtout et avant tout une histoire de géographie.

Il reste important de retenir que le tourisme golfique en Tunisie a été plus un recours qu’un choix. Faute de produits touristiques accompagnant l’offre hôtelière, on s’est tourné timidement vers le golf pour sa forte valeur ajoutée. Finalement échappant à une réelle stratégie, les golfs ont fait office de bouées de sauvetage à un tourisme fait uniquement d’hôtellerie.

D’ailleurs, certains professionnels déplorent qu’en parsemant ici ou là un golf ou deux cela ne serve à pas à grand-chose. “Il aurait à la limite mieux fallu décider de dédier une région au tourisme golfique en créant 6 à 8 golfs autour de Hammamet ou de Sousse-Monastir et s’abstenir pour le reste”, déclarent les plus laconiques.

Une anecdote bien connue dans les milieux golfiques illustre parfaitement cette hypothèse. Elle rapporte que suite à diverses sollicitations pour programmer la Tunisie parmi ces destinations golfiques, le décisionnaire de l’un des plus grands tours opérateur britanniques aurait tout simplement rétorqué: “Le jour où vous aurez au moins 250 trous, alors nous pourrons parler business”.

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Tunisie-Crise : Principales évolutions du secteur bancaire tunisien

Monday, September 7th, 2009

- Les actifs consolidés du secteur bancaire se sont accrus de 10,4% à 32 378 MTND à la fin de 2007 grâce à la hausse de 9,77% à 27 458 MTND des crédits à l’économie.

- Le rythme d’évolution de la masse monétaire au sens strict (M2) s’est nettement ralenti en 2008 comparé aux années précédentes, soit 3,5% en 2008 contre 13,5% en 2007 et 12,2% en 2006.

- L’agrégat M1, correspondant aux billets, pièces et dépôts à vue, a augmenté de seulement 3,5% (contre 12,3% en 2007) pour atteindre 12 404 MDT.

- La base du financement, représentant le moteur principal des bonnes performances des banques, s’est améliorée en 2008 de 12,9% (contre 13,5% en 2007) atteignant les 46 708 MDTN.

- En matière de crédits octroyés par le système bancaire tunisien, la part des prêts en pourcentage du PIB s’est accrue de manière régulière pour atteindre 57,3% en 2008.

- En termes de dépôts, le taux de pénétration reste aussi relativement bas à 51,6% à la fin de 2008 comparativement au Maroc (79,1%), le Kuwait (64,1%) et le Qatar (68,3%).

Selon une étude réalisée par l’intermédiaire en bourse, MAC, le secteur bancaire en Tunisie est en train d’afficher un changement considérable. D’un secteur protégé et fermé à un secteur ouvert, développé et dynamique dans l’économie tunisienne. Ceci s’inscrit dans un contexte de mondialisation des services financiers imprégné de plus en plus par la concurrence et la modernisation accrue des établissements financiers internationaux.

En effet, le système bancaire en Tunisie comprend actuellement 20 banques de dépôt. En 2005, sa structure a connu un changement considérable suite à la création d’une nouvelle banque dénommée « Banque de Financement des Petites et Moyennes Entreprises », la privatisation de la Banque du Sud désormais dénommée Attijari Bank et le changement de statut des banques de développement, STUSID, BTL, TQB et BTK en banques universelles.

Les actifs consolidés du secteur bancaire se sont accrus de 10,4% à 32 378 MTND à la fin de 2007 grâce à la hausse de 9,77% à 27 458 MTND des crédits à l’économie. Ceci dit, l’année 2007 a été marquée par une progression plus prononcée des ressources propres des banques (+13,7%) que celle des emplois (+9,77%). En effet, plusieurs banques de la place se sont penchées sur l’augmentation du capital et le renforcement de l’assise financière. Aussi, la structure du système bancaire tend de plus en plus à emprunter le modèle de banque universelle en matière de taille.

Le rythme d’évolution de la masse monétaire au sens strict (M2) s’est nettement ralenti en 2008 comparé aux années précédentes, soit 3,5% en 2008 contre 13,5% en 2007 et 12,2% en 2006. L’agrégat M1, correspondant aux billets, pièces et dépôts à vue, a augmenté de seulement 3,5% (contre 12,3% en 2007) pour atteindre 12 404 MDT et la quasi monnaie (mesuré par les dépôts à termes inférieurs ou égaux à 2 ans et les dépôts assortis d’un préavis de remboursement inférieur ou égal à 3 mois) a varié de 3,6% à 18 864 MDT.

Cette baisse de la liquidité pourrait être expliquée par le relèvement des taux des réserves obligatoires par la Banque centrale à la fin de 2007 et au début de 2008 afin de limiter l’inflation nationale. Au terme de l’année 2008, les taux de la réserve obligatoire ont été révisés à la baisse afin de favoriser l’octroi des crédits pour faire face aux effets directs et indirect de la crise mondiale sur l’économie tunisienne.

La hausse de l’offre de monnaie dans le système bancaire a été reflétée dans les chiffres consolidés des bilans des banques. La base du financement, représentant le moteur principal des bonnes performances des banques, s’est améliorée en 2008 de 12,9% (contre 13,5% en 2007) atteignant les 46 708 MDTN.

En matière de crédits octroyés par le système bancaire tunisien, la part des prêts en pourcentage du PIB s’est accrue de manière régulière pour atteindre 57,3% en 2008.Ce ratio est dans la fourchette moyenne de la région MENA (58%) et demeure nettement au dessus du niveau moyen de certains pays d’Europe Centrale (autour de 30%), mais s’inscrit en net retrait par rapport au niveau moyen de la zone euro (109,6%). En termes de dépôts, le taux de pénétration reste aussi relativement bas à 51,6% à la fin de 2008 comparativement au Maroc (79,1%), le Kuwait (64,1%) et le Qatar (68,3%).

Le taux de bancarisation de la population, en dépit de sa progression, demeure encore faible en Tunisie (50% de la population totale en 2007 contre 98% pour la France, 1 guichet pour 9,6 milles habitants contre 1 pour 7,3 milles au Maroc et 1 pour 2,4 mille habitants en France). Les banques tunisiennes sont essentiellement des banques de réseau et la totalité du Produit Net Bancaire provient du réseau des agences. L’importance et la dispersion du réseau constituent un levier pour la banque. Ils permettent d’une part la diversification régionale et la diversification sectorielle et d’autre part, c’est un moyen d’attraction à la clientèle potentielle.

Ceci atteste des possibilités de développement notables dont dispose le secteur bancaire tunisien pour accroître ses opportunités d’affaires. A ceci s’ajoute le développement de la banque à distance favorisé par le développement technologique.

Desde Dev-export

Divona – France Télécom remporte la 3ème licence télécoms en Tunisie

Tuesday, June 23rd, 2009

Le Groupement Divona/Orange - France Télécom est retenu en tant que soumissionnaire de la meilleure offre technique dans le cadre du processus d’attribution d’une licence pour un nouvel opérateur des télécommunications.
Que va-t-il se passer maintenant ? Qui est France Télécom et qui est Divona son partenaire tunisien qui aura 51% du capital de la nouvelle entité qu’ils créeront ensemble ?

Le Groupement Divona/Orange - France Télécom est retenu en tant que soumissionnaire de la meilleure offre technique dans le cadre du processus d’attribution d’une licence pour un nouvel opérateur des télécommunications.
Il est bon de signaler que le ministère des technologies de la communication a quasiment respecté le calendrier préétabli, dénotant superbement le professionnalisme des pouvoirs publics dans le pilotage des grandes opérations. Il en a été de même dans le processus d’attribution de la licence GSM à Orascom et de l’ouverture du capital de Tunisie Telecom.

En application des dispositions du décret N°2009-283 du 2 février 2009 fixant les conditions et les procédures d’attribution d’une licence pour l’installation et l’exploitation d’un réseau public de télécommunications pour la fourniture des services de télécommunications fixes et des services de télécommunications mobiles de 2ème et 3ème génération, le ministère des Technologies de la Communication annonce ce qui suit :

-La commission instituée par le décret sus- dessus mentionné a achevé l’évaluation des offres reçues dans le cadre de l’Appel d’Offres International pour l’attribution d’une licence à un nouvel opérateur des télécommunications fixes et mobiles 2G/3G.
-Ce processus a permis de retenir le Groupement DIVONA/ORANGE - France Telecom, en tant que soumissionnaire ayant présenté la meilleure offre technique.

Cette attribution est provisoire dans l’attente du parachèvement des conditions figurant dans les procédures du Règlement de l’Appel d’Offres International.
L’entrée en service d’un nouvel opérateur de télécommunications a pour objectif de contribuer à la dynamisation du paysage du secteur des télécommunications (fixe, internet haut débit et mobile), à la promotion de l’investissement et de l’emploi ainsi qu’au soutien du climat des affaires en Tunisie.

France Télécom est le premier opérateur de télécommunications en France et l’un des principaux opérateurs au monde. Le groupe France Télécom est le premier fournisseur d’accès Internet haut débit et le troisième opérateur mobile en Europe et parmi les leaders mondiaux des services de télécommunications aux entreprises multinationales. Il propose à ses clients, particuliers, entreprises et aux autres opérateurs de télécommunications, une gamme complète de services de télécommunications. Ses principales activités comprennent la fourniture de services de télécommunication fixe et mobiles (locale, nationale et internationale), des services Internet, des services de communication multimédia, des ventes et locations d’équipements, des services d’informations, ainsi que d’autres services à valeur ajoutée. Orange constitue la marque unique du Groupe pour l’Internet, la télévision et le mobile dans la majorité des pays où le Groupe est présent, et Orange Business Services la marque des services offerts aux entreprises dans le monde.
Au 31 décembre 2008, France Télécom desservait 182,3 millions de clients dans le monde et 13 millions d’abonnés ADSL.

Quant à Divona Télécom Tunisie, c’est le premier opérateur VSAT en Tunisie. C’est également l’unique opérateur de télécommunications en Tunisie dont le capital est détenu à 100% par des Tunisiens.
Présent dans le secteur des télécommunications en Tunisie depuis plus de douze ans, via sa maison-mère Planet, Divona a réussi à se hisser rapidement à la tête du secteur.
Planet, pour sa part, exerce depuis une douzaine d’années dans le pays, elle est aujourd’hui leader dans l’internet destiné aux entreprises et compte plus de 100.000 clients.
Les deux entités sont dirigées par Mohamed Garbouj et appartiennent à Investec de Marouène Mabrouk (et non le Groupe Mabrouk).

Maintenant que le groupement est retenu pour sa meilleure offre technique, les deux parties vont devoir créer et mettre en place une entreprise de droit tunisien dont 51% (au moins) sont détenus par Investec.
Cette entreprise doit, en théorie, commercialiser ses nouveaux services fixe et mobile dans six mois. Il s’agit des services suivants :
Fixe :
• services téléphoniques nationaux et internationaux, y compris la téléphonie sur IP ;
• services d’accès à l’Internet ;
• services de transmission de données ;
• services de transport de signaux dans le respect de la réglementation applicable en la matière ;
• services en gros (wholesale), y compris sans être restrictif, la location de capacité et la vente en gros de trafic.

Mobile :
• service téléphonique mobile, national et international ;
• services de messagerie SMS et MMS ;
• services de données incluant notamment la visiophonie, l’Internet mobile, la messagerie multimédia et le contenu multimédia avec haut débit mobile ;
• services de vente en gros du trafic aux opérateurs et aux fournisseurs de services de télécommunications autorisés conformément à la législation et à la réglementation en vigueur.

La Licence accordée à Divona/France Telecom offre plusieurs avantages par ailleurs, parmi lesquels nous citons l’accès aux infrastructures existantes pour établir son réseau ; l’obtention des ressources en fréquences, en numérotation et en codes internationaux ; l’interconnexion, la fourniture des services de téléphonie sur IP ; l’itinérance nationale et internationale ; la fourniture de services de portabilité des numéros etc.

La licence accordée à Divona/France Telecom est valable pour une période de 15 ans avec possibilité de prorogation, à la demande du titulaire, par périodes supplémentaires n’excédant pas dix ans chacune.
En outre et pour favoriser la dynamique concurrentielle et soutenir l’introduction du nouvel entrant, l’Etat tunisien s’est engagé à n’attribuer aucune licence fixe supplémentaire avant au moins le 1er janvier 2013.
Il n’accordera pas, non plus, de licences 3G à d’autres opérateurs avant une année environ de manière à engager les conditions favorables à l’itinérance et l’utilisation optimale et commune de l’infrastructure relative aux télécommunications fixes et mobiles.

Nizar BAHLOUL
Desde Business News

Tunisie-Economie : Prorogation de la période d’application des mesures conjoncturelles en faveur des entreprises économiques

Monday, June 15th, 2009

Le conseil a examiné un projet de loi portant loi de finances complémentaire pour l’année 2009, l’objectif étant de demeurer constamment en phase avec les développements économiques et financiers pouvant apparaître aux plans mondial et national.

A cet effet, des mesures fiscales exceptionnelles ont été arrêtées en faveur des entreprises économiques qui connaissent des difficultés dues à la crise financière mondiale.

Le conseil a également examiné un projet de loi amendant et complétant la loi relative aux mesures conjoncturelles de soutien aux entreprises économiques pour poursuivre leurs activités.

Le projet tend à proroger la période d’application des mesures de soutien au tissu entrepreneurial tunisien face aux retombées de la crise financière mondiale, en apportant les ajustements appropriés à ces dispositions, tout en élargissant les champs d’intervention en fonction des exigences de l’étape actuelle.

En concrétisation de la décision du Président de la République concernant la révision de la loi organisant la profession des banques non résidentes, afin de l’actualiser et de la mettre en harmonie avec le droit comparé de façon à permettre d’attirer des institutions financières de renommée mondiale, le conseil a examiné un projet de loi portant promulgation du Code de prestation de services financiers aux non résidents.

Le projet vise à organiser cette activité financière non résidente et à assouplir les conditions de son exercice par les établissements concernés. Il permet notamment de créer le cadre juridique pour la mise en place du projet « Port financier de Tunis ». Le Conseil a ensuite examiné un projet de loi portant amendement de la législation relative à la promotion immobilière.

Le projet a pour objet de renforcer le mécanisme de garantie des avances limité actuellement à la caution bancaire, par un mécanisme supplémentaire, à savoir une garantie d’assurance, et ce, afin d’offrir des garanties supplémentaires à l’acquéreur et au promoteur immobilier, et de réaliser l’équilibre nécessaire dans les rapports entre les deux parties.
Le conseil a, en outre, examiné un projet de loi autorisant l’Etat à réaliser le projet de « Tunis Télécom City » à Kalaat Landlous qui doit constituer un pôle régional dans les domaines de la communication, du multimédia, des logiciels, de la maintenance et de la formation.

Le projet comporte plusieurs composantes dont une université mondiale des communications, d’ingénierie et de gestion, un centre de formation, une bourse mondiale des communications, un centre de recherche et de développement technologique, un centre de conservation et de sauvegarde des données et un centre de transmission des données et du contenu par satellites.

Le projet contribuera à renforcer l’économie nationale et à créer de nouveaux emplois dans ces domaines. Le conseil a ensuite examiné un projet de loi autorisant l’Etat à souscrire à l’augmentation du capital de la Banque Tuniso-Qatarie, afin de permettre à cette institution de développer ses activités et de renforcer davantage sa position sur la place financière tunisienne.

Le conseil a, d’autre part, examiné un projet de loi visant à contribuer à répondre à la demande croissante en énergie, à travers l’augmentation de la capacité de production d’électricité dans le Sud du pays, par l’implantation d’une unité supplémentaire dans la centrale de Ghannouche.

Le conseil a, par ailleurs, examiné un projet de loi relatif à la réalisation d’un programme de mise à niveau environnementale des usines du Groupe chimique tunisien pour améliorer les conditions écologiques dans tous les centres de production, de manière à répondre aux normes nationales et internationales appliquées dans l’industrie des engrais chimiques.

Le conseil a également examiné un projet de loi relatif à l’acquisition de quatre vedettes rapides au profit de la Douane tunisienne afin de renforcer ses efforts notamment en matière de protection et de surveillance des frontières maritimes.
Le conseil a, en outre, examiné un projet de loi relatif à la mise à la retraite avant l’âge légal. Le projet a pour objectif de permettre aux agents des services publics qui le désirent pour des considérations d’ordre social ou pour des raisons de santé, de bénéficier de cette mesure à condition qu’ils atteignent l’âge légal de la retraite au cours de la période comprise entre le 1er janvier 2010 et le 31 décembre 2012.

Le conseil a écouté un exposé sur les risques d’une éventuelle extension pandémique de la grippe A (H1.N1) à l’arrivée de l’automne notamment en raison de la coïncidence de cette période avec les rites de la Omra et du pèlerinage aux lieux Saints, ce qui pourrait favoriser la propagation de l’épidémie en raison de l’affluence de millions de personnes réunies pour accomplir le pèlerinage et la Omra, et de leur retour à leurs pays d’origine.

A la lumière de ces données, le Chef de l’Etat a ordonné de charger une commission technique groupant les différentes parties concernées pour proposer, dans les plus proches délais, des mesures pratiques préventives pour les deux rites de l’année 1430-2009.

Source : Tap
Desde Dev-export

La Tunisie a l’heure du tourisme médical

Thursday, June 4th, 2009

Avec 100 000 patients étrangers accueillis en 2008, la Tunisie arrive loin devant l’Europe de l’Est, le Maroc ou la Turquie. Le secteur représente déjà près de 5 % des exportations de services du pays et 25 % du chiffre d’affaires des cliniques.

Des praticiens nombreux et bien formés, des hôpitaux et cliniques qui n’ont, pour la plupart, rien à envier à ceux des pays européens, des prestations particulièrement compétitives, dans des domaines comme la chirurgie esthétique mais aussi dans le traitement de certaines pathologies lourdes, en matière de chirurgie cardiaque ou encore d’ophtalmologie… la Tunisie prend conscience de ses atouts et veut devenir une destination phare du « tourisme médical ».

La clientèle étrangère contribue déjà pour 24,1 % au chiffre d’affaires des établissements privés, qui s’est élevé à 320 millions de dinars (178 millions d’euros) l’an dernier. Une étude de l’Agence française de développement (AFD) estime à environ 4 % la part du médical dans les exportations tunisiennes de services. Et ce n’est sans doute qu’un début. Car à la clientèle de proximité, essentiellement libyenne et algérienne, s’ajoutent désormais des patients venus d’Afrique subsaharienne, et même d’Europe occidentale. Quelques établissements, les plus réputés, réalisent l’essentiel des interventions : les cliniques El Amen de Tunis, de Mutuelle­ville et de La Marsa, la clinique de La Soukra, les cliniques Saint-Augustin, Taoufik, El Menzah, Avicenne et El Manar, à Tunis (ces deux dernières travaillant essentiellement avec le marché libyen), et enfin la clinique Alyssa, dans le quartier du Lac.

Les cliniques sauvées par la clientèle lybienne

Aujourd’hui au nombre de 117, les cliniques privées tunisiennes ont poussé comme des champignons depuis 1988, date de la suppression du régime du plein-temps aménagé, qui autorisait les médecins du public à réaliser des consultations privées à l’hôpital. Une législation incitative, entrée en vigueur au début des années 1990, a dopé l’investissement dans le secteur.

Principalement tournées vers la clientèle tunisienne, les cliniques se sont vite retrouvées en surcapacité et n’ont d’abord dû leur salut qu’à l’afflux de patients libyens. Ces derniers, habitués à se faire soigner à Malte, en Italie ou au Royaume-Uni, mais empêchés de voyager par l’embargo onusien décidé après les attentats de Lockerbie, en 1988, et du DC-10 d’UTA, en 1989, se sont massivement tournés vers la Tunisie voisine.

« Le flux de malades libyens et algériens a été spontané et reste peu organisé », explique le Dr Sami Kallel, chirurgien orthopédiste formé à Louvain, en Belgique, et aux États-Unis, et directeur d’Apollo HCA, une agence spécialisée dans l’accueil et la prise en charge de patients étrangers, principalement africains. « Il s’agit avant tout de personnes venant en voiture, avec leurs proches, se logeant par leurs propres moyens et qui sont venues vers nous grâce au bouche à oreille, précise le Dr Kallel. Les clientèles européenne et africaine, elles, disposent de moins de relais en Tunisie. Elles ont besoin d’être encadrées, rassurées, et veulent traiter avec des intermédiaires professionnels qui leur garantissent une prise en charge optimale, les meilleurs choix médicaux et les déchargent des contingences logistiques.

Trois segments de marché

Aujourd’hui, la clientèle étrangère des cliniques tunisiennes correspond à trois segments de marché bien distincts. Le premier est celui des évacuations sanitaires : il s’agit de malades en quête de soins lourds que leur propre pays ne peut assurer, par exemple en cardiologie, en traumatologie, en oncologie (traitement du cancer)… Dans leur grande majorité, les malades sont pris en charge par des organismes de prévoyance de leur pays ou par les mutuelles de très grandes entreprises. Cette clientèle est aujourd’hui presque exclusivement africaine. C’est aussi la plus rémunératrice : la dépense moyenne par patient dépasse fréquemment la dizaine de milliers de dinars, contre deux à trois mille en moyenne pour la chirurgie esthétique.

Le deuxième segment du marché correspond à proprement parler au concept de tourisme de santé, combinant l’offre balnéaire traditionnelle avec des soins ou examens relativement simples : dialyse, pose de prothèses dentaires, bilan ou thalassothérapie. De création plus récente, le troisième type de marché concerne la chirurgie plastique et esthétique, ainsi que toutes les interventions chirurgicales dites d’agrément, non prises en charge par les caisses de sécurité sociale. C’est ce créneau qui séduit le plus la clientèle européenne, avec un flux de 5 000 patients en 2008, en augmentation de 20 % par rapport à 2007.

« Le tourisme médical est une industrie jeune, qui représente déjà plusieurs milliards de dollars de revenus à l’échelle internationale et qui est promise à un essor majeur, observe Amor Dehissy, gérant de Estetika Tour et porte-parole de la Fédération tunisienne des agences de voyages. Lentement mais sûrement, le marché de la santé se mondialise. Beaucoup de pays de la rive sud de la Méditerranée disposent maintenant de bons médecins – le Maroc, l’Égypte, la Jordanie, la Turquie par exemple. La Tunisie est à deux heures de vol des principaux pays émetteurs de touristes, elle possède l’infrastructure et les compétences nécessaires pour tirer son épingle du jeu, mais le secteur doit impérativement se professionnaliser et se mettre aux normes. La différence va se faire au niveau des détails. L’accueil, notamment. » Amor Dehissy s’est lui-même lancé dans l’aventure fin 2004 en mettant sur pied son agence, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 2 millions de dinars (1,1 million d’euros) l’an dernier. Il trouve sa clientèle grâce à son site Internet, propose des devis gratuits en fonction du type d’intervention envisagé et, surtout, observe une transparence des plus rigoureuses : le client sait d’avance ce qu’il va payer, la prestation « all inclusive » comprenant l’accueil à l’aéroport, le transfert, l’hébergement en clinique, puis à l’hôtel pour la convalescence, ainsi que les honoraires du chirurgien plasticien. Estetika fait appel à une équipe de chirurgiens triés sur le volet, comme les docteurs Moncef Guiga, Mondher Ellouze, Mehdi Chennoufi ou Emna Azzouz, considérés parmi les plus compétents du pays.

De 30 % à 50 % moins cher qu’en Europe

« Une plastie mammaire ou une liposuccion réalisées en Tunisie reviennent 30 % à 50 % moins cher qu’en Europe, poursuit Dehissy. Mais si la compétitivité-prix est notre produit d’appel, il est clair que le client a besoin d’être rassuré et de savoir qu’il est à l’abri des mauvaises surprises, tant au niveau des honoraires, des conditions d’accueil que du suivi. En France, où les chirurgiens sont vent debout contre la “concurrence déloyale” des praticiens tunisiens [voir pp. 76-78], tout est fait pour dissuader les patientes de venir se faire opérer en Tunisie. Nous sommes attendus au tournant et nous ne devons donc surtout pas prêter le flanc à la critique. »

Les médias français, qui ont largement couvert, et même surcouvert, le développement de la chirurgie esthétique en Tunisie, ont joué un rôle ambigu, pour ne pas dire paradoxal, dans cette affaire. C’est Le Droit de savoir, une émission diffusée fin 2004 sur TF1, qui a placé la destination sous les feux des projecteurs. Houssem Ben Azouz s’en souvient parfaitement… Agent de voyages, alors spécialisé dans le tourisme d’aventure, il était aux premières loges puisque l’un des interviewés était Tahar Djemal, le chirurgien qui avait opéré sa femme quelques mois auparavant d’un cancer du sein. « L’émission a fait un carton. Dès le lendemain, l’Office du tourisme et les standards des cliniques ont été submergés d’appels, explique Houssem Ben Azouz. Il y a eu plus de 500 demandes de renseignements. Personne n’y était préparé et, au final, nos établissements de soins ont été incapables de capter un seul de ces patients potentiels. En en discutant avec le Dr Djemal, j’ai compris qu’il manquait un chaînon entre l’offre et la demande. L’idée était de décharger les médecins et les cliniques de tout le volet extramédical. » S’inspirant du concept Surge & Safari, développé par la Sud-Africaine Lorène Melville, il crée Cosmetica Travel, aujourd’hui l’une des premières agences dans ce domaine en Tunisie. Elle propose des packs comprenant séjour, intervention et convalescence, dans des conditions d’hébergement cinq étoiles et à des tarifs compétitifs. « L’esthétique est une chirurgie de surface, les patients récupèrent bien et, même s’ils doivent être surveillés, ils aiment agrémenter leur convalescence d’excursions », ajoute le patron de Cosmetica Travel, aujourd’hui leader sur le marché britannique et en bonne position en France.

Après la diffusion des premiers reportages, très positifs à l’endroit des praticiens tunisiens, la riposte du lobby médical français s’est organisée et les pouvoirs publics de l’Hexagone ont adopté un décret interdisant aux agences de voyages et aux tour-opérateurs français de commercialiser des packs de tourisme médical. Paradoxalement, cette décision a fait le bonheur de l’industrie tunisienne.

Nouveaux débouchés sur le continent

En effet, si la clientèle européenne est excellente pour l’image et la réputation de la médecine tunisienne, c’est du côté de l’Afrique que le potentiel de croissance est le plus important. Or le durcissement des règles d’entrée et de séjour des étrangers en France – avec la loi engagée par Nicolas Sarkozy en 2006 alors qu’il était ministre de l’Intérieur – mais aussi les coûts devenus prohibitifs des examens et des interventions ont entraîné le tarissement des évacuations sanitaires de patients africains vers la France. La Tunisie, qui bénéficie d’une qualité de soins désormais sensiblement équivalente dans plusieurs disciplines de pointe, dispose des infrastructures et plateaux techniques adaptés, d’une bonne desserte aérienne (notamment depuis la création, par Tunisair, de lignes entre Tunis et les grandes capitales d’Afrique de l’Ouest), ainsi que d’une proximité culturelle évidente, a su se positionner comme une alternative plus que crédible.

Comme ce fut le cas pour les marchés libyen et algérien, les flux de clientèle dans ce domaine se sont d’abord créés spontanément, grâce au bouche à oreille. Mais, très vite, le besoin de professionnaliser la prestation s’est fait sentir. C’est pour y répondre que le Dr Sami Kallel a créé sa structure, Apollo HCA. L’idée, en gestation depuis 2000, s’est concrétisée en 2005. « Apollo HCA est une réponse aux difficultés rencontrées par les étrangers débarquant en Tunisie pour des soins, explique le Dr Kallel. Il n’est pas évident de choisir : une clinique peut jouir d’une excellente réputation, posséder un plateau technique dernier cri, mais ne pas être en mesure de pratiquer telle ou telle intervention relativement simple. Chacune a ses spécificités, ses particularités. Il en va de même pour les médecins, et seuls les gens de la profession peuvent se faire une idée juste des forces et faiblesses des uns et des autres. Notre rôle consiste donc à orienter les malades vers les meilleurs praticiens et vers les établissements les plus adaptés à leurs pathologies. En outre, nous nous chargeons du travail de coordination médicale et de supervision pendant toute la durée de l’hospitalisation et du séjour en Tunisie. Apollo HCA est en quelque sorte un hôpital virtuel… »

Inspiré des modèles en vigueur aux États-Unis et au Canada, ce concept original a séduit au Mali, au Bénin, au Sénégal, en Côte d’Ivoire et en Mauritanie, pays où la société du Dr Kallel a conclu des conventions avec des caisses d’assurance maladie et des mutuelles. La facturation est transparente et indépendante de la pathologie : les frais de dossiers reviennent à 200 euros, et le séjour est calculé sur une base de 50 dinars (27 euros) par jour, ce qui correspond au prix d’une consultation chez un spécialiste. Le recours aux services d’Apollo HCA permet en moyenne d’économiser entre 20 % et 30 % sur la facture finale et, surtout, d’optimiser la dépense et d’assurer au patient le meilleur soin dans les meilleurs délais, en évitant les mauvaises surprises. Il serait d’ailleurs théoriquement possible d’étendre l’expérience à d’autres segments de clientèle, notamment les Maghrébins et les nationaux. Une telle démarche risquerait néanmoins d’attiser les jalousies et de bousculer des habitudes très ancrées. « Les mentalités ne sont sans doute pas préparées à une telle révolution », concède le Dr Kallel.

Le Smedi, acronyme du Service médical international, fondé en 2007 par quatre associés – dont un médecin –, qui avaient tous travaillé en étroite relation avec l’Afrique subsaharienne, intervient sur un créneau assez proche de celui d’Apollo HCA. Spécialisé dans l’évacuation sanitaire, le Smedi possède même une antenne à N’Djamena, au Tchad. « Nous avons accueilli 600 patients l’an dernier et notre business plan table sur environ 900 évacuations cette année », explique Ghazi Mejbri, directeur général de cette structure d’une dizaine de personnes. Le Smedi possède en outre un petit parc de villas, d’une capacité de 27 lits, pour la convalescence. Une solution plus conviviale, souvent préférée à un long séjour dans une structure hôtelière.

En plein développement, l’exportation de services de santé constitue une source de devises non négligeable pour la Tunisie, mais ses retombées ne s’arrêtent pas là. « En venant se faire soigner chez nous, souligne Ghazi Mejbri, les patients étrangers et leurs médecins traitants découvrent nos médicaments génériques, ce qui peut constituer un débouché supplémentaire pour notre industrie pharmaceutique. » Plus globalement, le secteur de la santé appelant plus de rigueur et de contrôle que tout autre, la qualité reconnue des formations, des soins, des infrastructures, des équipements et des produits médicaux constitue un label de taille pour l’image de marque de la Tunisie, sur le continent comme à l’international.

Desde Jeune Afrique

Tunisie : le tourisme intérieur piétine-t-il par la faute des hôteliers ?

Thursday, June 4th, 2009

Le tourisme intérieur réussira-t-il à constituer le matelas sur lequel reposerait le secteur en cas de renforcement de l’impact de la crise économique et financière mondiale sur la plupart des marchés émetteurs? Il faut l’espérer d’autant plus que dans d’autres destinations touristiques, la part du marché intérieur atteint 40% de l’ensemble des nuitées touristiques. Or, chez nous, cette part peine à dépasser les 7%, depuis quelques années. Un taux qui ne peut sauver le tourisme tunisien en cas de crise aigüe. En tout état de cause, le tourisme intérieur n’a pas, aujourd’hui encore, atteint les niveaux escomptés, en dépit de toutes les bonnes volontés.

S’il est vrai que la Tunisie touristique a réussi à tirer son épingle du jeu, pendant les quatre premiers mois de l’année 2009, il n’en demeure pas moins que nul ne peut garantir avec certitude une “excellente” saison estivale. La crise économique est bien installée en Europe, et la tendance générale du “booking”, sur la plupart des marchés émetteurs est à la baisse.
Le tourisme intérieur parviendra-t-il à prendre quelque peu la relève ? Pourra-t-il constituer la solution pour garantir une rentabilité satisfaisante du secteur ?

Depuis quelques années, semble-t-il, le tourisme intérieur n’est plus considéré comme la cinquième roue de la charrue. L’administration et les professionnels ont pris conscience de l’importance du touriste tunisien, et de la nécessité de l’approcher en tant que marché à part entière. Cet intérêt s’est traduit par la création de la Centrale tunisienne de réservation hôtelière, fruit d’un partenariat entre l’administration de tutelle, la Fédération tunisienne des agences de voyages (FTAV), la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH), et Amadeus. Elle est opérationnelle officiellement depuis 2007. Structure dont l’objectif premier est de développer le tourisme intérieur, la Centrale n’a pas atteint ses objectifs.

Il est vrai qu’elle a servi à l’identification d’un système permettant aux Tunisiens, de réserver à l’avance et dans les mêmes conditions que les touristes étrangers. Néanmoins, cette tradition du “first minute” n’a pas réussi à trouver sa place comme dans la mentalité du tunisien. Plus encore, les prix proposés, par les agences de voyages, au public ne sont en rien “compétitifs” et demeure pas trop à la portée du Tunisiens, qui en plus est obligé de s’acquitter de l’intégralité du séjour, au moment de la réservation. D’un autre côté, le Tunisien ne pourra jamais réserver dans les mêmes conditions que le touriste étranger.
Les TO jouent, en effet, sur la quantité et signent les contrats d’alotements dès l’hiver, à des prix imbattables pour les Tunisiens. Partant les prix sont largement plus compétitifs pour eux que pour les citoyens. En d’autres termes, les lits de l’hôtel sont à la disposition des TO d’abord. Pour les Tunisiens, le nombre de lits est dérisoire, faute d’adhésion massive des hôteliers.
Ils ne sont que 200 hôtels à adhérer au système. Or, uniquement la moitié a mis des lits à la disposition des Tunisiens, à travers la Centrale, et coopère régulièrement. Lorsqu’on sait que le parc national hôtelier est composé de plus de 800 unités, on se demande pourquoi seulement 200 ont adhéré ? Est-ce parce qu’ils ne croient pas en la capacité du marché intérieur à constituer une véritable soupape d’échappement en cas de difficultés conjoncturelles ? Ou est-ce parce qu’ils se contentent de leur TO, qui en cas de crise, risqueraient fort de les laisser tomber ?

D’autres chiffres sont révélateurs d’une réussite, si on peut l’appeler ainsi, très limitée de la Centrale de réservation. En effet, en 2008, les réservations à travers la Centrale ont dépassé de très peu les 3500, pour un total de nuitées de l’ordre de 18282 passées à hauteur de 82% dans uniquement 50 hôtels. Sachant que le nombre des agences de voyage adhérant au système sont de 93 seulement, sur un total 483 agences…..c’est à se poser des questions également, sur le pourquoi de ce très peu participation!!!
Pour l’été 2009, les prévisions tablent sur un recul du nombre des touristes. L’Organisation mondiale du Tourisme (OMT) a révisé à la baisse ses taux de croissance, pour les situer autour de 0%, déjà à la fin de l’année 2008 et aucune prévision positive n’est annoncée pour 2009. D’autres diagnostics établis affirment la baisse de la demande touristique sur la Méditerranée de 10%, y compris la Tunisie, dont le premier réservoir de touristes est, le marché européen, frappé de plein fouet par la crise économique mondiale.
Pour certains, la problématique du tourisme intérieur ne se posera pas, ou, au moins, pas comme d’habitude. Car, plusieurs observateurs estiment que le recul du nombre des touristes étrangers, profiterait aux locaux. Sauf que les prix demeurent trop élevés et pas à la portée des Tunisiens. Il faudrait peut-être repenser les prix afin de les adapter au pouvoir d’achat des Tunisiens ? Chose pas évidente, en tous cas difficile. Ou faut-il peut-être revoir le système de la Centrale de réservation et trouver des solutions adéquates pour combler les lacunes ? Ce qui, par contre, semblerait avoir trouvé le chemin de la concrétisation.

En effet, une commission, encore une, composée des représentants de l’ONTT, de la FTAV et d’Amadeus, a été constituée. Son objectif ? Négocier les prix avec les hôtels, à la place et lieu des agences de voyage afin de réussir à décrocher des prix plus compétitifs en faveur du tourisme intérieur. La commission se chargera par ailleurs, de la sensibilisation des professionnels au rôle et à l’importance du tourisme intérieur. D’un autre côté, cette même commission mettra en place une structure permanente qui se réunirait au quatrième trimestre de chaque année pour élaborer une stratégie et un programme de promotion adéquat, répondant à la nature du marché intérieur. C’est dire que pour cette saison, on fera comme on peut, ces structures étant fraîchement créées. C’est cuit pour cet été, au cours duquel, peut-être, la baisse des touristes étrangers profiterait aux Tunisiens.

Il faudrait attendre l’année prochaine, avec l’espoir d’un lancement de campagnes promotionnelles assez tôt pour permettre aux Tunisiens de faire leur choix et de réserver leurs vacances à l’avance d’autant plus que la FTAV vient de signer avec Attjari Bank un accord aux termes duquel la banque accorderait aux Tunisiens des crédits personnels, l’occasion de permettre a un nombre plus important de Tunisiens de passer des vacances. Une expérience qui sera renouvelée avec d’autres institutions financières, très prochainement. Une initiative qui permet certes aux locaux de passer des vacances dans des unités hôtelières de leur pays, en passant, cela va sans dire, par la Centrale de réservation. Mais, aussi aux agences de voyages inscrites d’être payées intégralement, à la réservation du séjour.

Por Insaf. B
Desde Business News

Tunisie, “l’offre de logements est adaptée à la demande”

Tuesday, June 2nd, 2009

Le secteur du logement ne connaît pas de mévente en Tunisie, a déclaré ce matin Slaheddine Malouche, ministre de l’Equipement et de l’Habitat, lors d’une conférence de presse, consacrée aux innombrables projets d’infrastructure routière et autoroutière ainsi qu’aux projets d’aménagement urbain et territorial.

En Tunisie, la production du logement paraît inadaptée à l’offre, constituée principalement de logements standing, donc inadaptés aux revenus moyens des Tunisiens. C’est ce qui fait que le secteur du logement traverse, un certain marasme, de l’aveu des professionnels. Sans compter les effets de la crise immobilière qui sévit dans le monde entier, et qui pourrait avoir des conséquences sur le secteur en Tunisie. Pour Slaheddine Malouche, la Tunisie ne connaît pas “l’effet boule de neige bidon” comparable à ce qui se passe aux Etats-Unis ou en Europe du fait de la crise immobilière, qui est à l’origine de la crise financière et économique mondiale. “Toutes les mesures ont été prises à temps pour prévenir les effets de la crise dont la baisse du taux d’intérêt, le prolongement de la période de remboursement etc”. Pour le ministre, “l’offre de logements est adaptée à la demande, et le secteur ne connaît pas un problème de mévente”. En effet, les promoteurs qui sont au nombre de 1650 trouvent facilement acquéreurs à leurs logements, indique-t-il en substance. Par ailleurs, 280 hectares dont 249 hectares à El Fejja et à El Mghira cédés par l’Etat à l’AFH au dinar symbolique, sont consacrés au logement social. La SNIT produit, quant à elle, 60 à 65 % de logements sociaux, et 5 % de logements standing.

A une question relative à l’état d’avancement des mesures présidentielles annoncées en juillet 2008, en faveur des entreprises du bâtiment et des travaux publics (BTP), qui ont connu des difficultés énormes ces dernières années du fait de la flambée des cours des matières premières, le ministre a évoqué le décret adopté pour la mise à niveau de ces entreprises, soulignant que l’objectif est de lancer une nouvelle catégorie d’entreprises de niveau supérieur capables de réaliser les grands édifices, à l’instar des grands groupes mondiaux. Les mesures prises concernent également l’allègement des procédures et le raccourcissement des délais de paiement de manière à préserver les équilibres financiers de ces entreprises : le délai de paiement maximum est désormais de 60 jours pour les projets de l’Etat et 45 jours pour les projets des entreprises. Par ailleurs, une commission multipartite siège au niveau du Premier ministère pour examiner la situation du secteur, et étudier les possibilités de dédommager les entrepreneurs. Le ministère de l’Equipement a ainsi dépêché 172 dossiers au Premier ministère en vue d’une régularisation. Objectif ultime : sauver un secteur qui compte 2262 entreprises.

Par ailleurs, une commission ad hoc a été mise en place pour déterminer, avec l’aide de l’Office de Topographie et de Cartographie, les causes qui empêchent l’élaboration à temps d’un contrat définitif entre le promoteur immobilier et l’acquéreur en vue de l’obtention par celui-ci d’un titre de propriété. Interrogé sur le changement de vocation des terres agricoles pour en faire des terrains constructibles, le ministre a souligné que cette opération n’est pas aisée et se fait conformément à la loi. Plusieurs départements interviennent, outre l’Equipement et l’Habitat, dont l’Environnement, l’Agriculture, la commission nationale des terres agricoles pour décider qu’une terre agricole soit intégrée ou non au plan d’aménagement urbain. “L’encouragement du logement vertical vise à endiguer l’extension horizontale de nos villes et à préserver, par ricochet, les terres agricoles ».
Pour ce qui est de la révision des plans d’aménagement urbain : 133 plans sur un total de 147 sont en cours de finalisation, soit un taux de réalisation d’à peu près 90 %.

Le ministre de l’Equipement et de l’Habitat a, auparavant, passé en revue les innombrables projets routiers et autoroutiers qui sont en cours de réalisation ou programmés dans le Grand Tunis et à l’intérieur du pays.

Tout d’abord, bonne nouvelle pour les assidus d’Hammamet et de Nabeul, les travaux d’extension de l’autoroute Tunis/Hammamet Sud dont le démarrage était prévu en mai ont été reportés pour le mois de septembre. “Nous avons l’intention de démarrer après le mois d’août après la haute saison où le trafic atteint des pics”. Les travaux consistent à réaménager une nouvelle voie dans chaque sens sur 51 km avec le réaménagement des bandes d’arrêt d’urgence. Les travaux, d’une durée de 20 mois et d’un montant est de 55 millions de dinars, se répartissent en deux lots : Tunis/Turki sur 30 km et Turki/Hammamet Sud sur 21,6 km.

L’ouverture des plis afférents à l’autoroute Sfax/Gabès aura lieu le 4 juin pour choisir l’entreprise de BTP. Ce projet est composé de six lots. Les travaux vont démarrer en novembre 2009 et seront achevés en novembre 2012.
Les études définitives relatives à l’autoroute Oued Zergua/Boussalem qui s’étend sur 70 km sont en cours, en prévision du lancement de l’appel d’offres avant la fin de 2009. Coût : 490 millions de dinars.

Les appels d’offres provenant de 8 entreprises de BTP de différentes nationalités sont en cours d’évaluation en vue de mettre en place les stations de péage sur l’autoroute M’saken/Sfax. Quatre aires de repos seront aménagées sur cette autoroute : deux au niveau de Borjine et deux au niveau d’El-Jem.

Les projets routiers en cours de réalisation dans le Grand Tunis et à l’intérieur du pays s’étendent sur 1637 km, leur coût est estimé à 619 millions de dinars, dont 123 millions de dinars pour le Grand Tunis. Le ministre a évoqué l’échangeur de l’Avenue de la République, le pont (viaduc) surplombant la voie ferrée du Boulevard 7 Novembre au niveau de la voie du métro de l’Ariana, l’échangeur de l’entrée de la Manouba, le projet de réaménagement de l’autoroute express Tunis/La Marsa, et l’échangeur reliant l’aérogare des Pèlerins aux Berges du Lac. A l’intérieur du pays, le ministre a passé en revue de nombreux projets dont notamment les deux échangeurs, celui de Bouassida à Sfax et celui du nouvel aéroport d’Enfidha. Par ailleurs, le réseau routier sera développé sur 194 km dans 7 gouvernorats. Cinq ponts surplombant des oueds seront construits dans différentes régions dont les deux ponts de l’oued Medjerda.

Un autre lot de projets va démarrer incessamment, sitôt les procédures techniques et financières finalisées. Ils s’étendent sur 617 km, leur coût est estimé à 244 millions de dinars. Il s’agit, notamment, de l’échangeur 7 Novembre/ Ras Tabia en vue de fluidifier la circulation au niveau de cette intersection ainsi qu’au niveau de l’intersection Roumana/Jbel Lahmar. A l’intérieur du pays, il sera bientôt procédé à l’aménagement du réseau routier national à l’intérieur du pays, notamment à Gafsa et Kasserine et à la consolidation du réseau sur 301 km pour 60 millions de dinars.

Autant de chantiers ouverts ici et là et qui n’ont pas l’air de s’arrêter de sitôt, pour décongestionner un trafic qui va crescendo, et réduire autant que faire se peut les goulots d’étranglement. Ceux qui faisaient la navette entre le Sud et le Nord de Tunis, pour des motifs divers, en savent quelque chose. Depuis l’ouverture du pont Radès/La Goulette, leur vie a changé. Quelque 25 000 véhicules/j traversent le nouvel édifice reliant les deux flancs de Tunis.

H.J.
Desde Gnet

Plus d’un million d’Algériens attendus en Tunisie

Monday, June 1st, 2009

Près d’un million de touristes algériens se sont rendus en Tunisie en été 2008 contre plus d’un million cette année.

C’est ce qu’avait révélé en novembre 2008 le consul général de Tunisie à Alger, lors d’une conférence de presse animée aux côtés du directeur du bureau d’Alger de l’Office national de tourisme tunisien (ONTT). Le diplomate avait souligné aussi que les Algériens n’hésitaient pas à se rendre en Tunisie au cours du mois de ramadan, signalant que durant le mois sacré de l’année passée ils étaient plus de 4 000 à être enregistrés par la police des frontières. Selon la presse tunisienne, les Algériens sont de plus en plus nombreux à passer les vacances dans ce pays voisin, signalant que « la reprise se confirme sur ce marché ». Il est attendu un départ massif des Algériens vers la Tunisie, tablant ainsi sur un million et demi de touristes. Il faut dire que les Tunisiens font tout pour convaincre les Algériens de passer l’été chez eux.

Dans ce chapitre, le bureau algérois de l’ ONTT dit faire de son mieux pour « relancer la machine et suivre de près le booking ». La Tunisie représente 65 % du volume total des voyagistes algériens. Pour les Tunisiens, l’enjeu réel consisterait non seulement à renforcer ce capital mais aussi et surtout à fidéliser nos concitoyens d’autant que la « clientèle algérienne est fortement consommatrice ». « Elle dépense trois fois plus que l’européenne », relèvent les Tunisiens. A noter que l’engouement pour la Tunisie se manifeste également chez les clubs algériens de football. Ils participent de ce fait à la promotion du produit touristique tunisien puisque ce pays reçoit annuellement plus de 20 équipes algériennes pour des stages dans les régions de Sousse et Aïn Derham.

D’après le Jeune Indépendant
Synthèse de Mourad, Desde www.algerie-dz.com

Tunisie: 31 M USD de la Banque mondiale pour le secteur de l’eau

Monday, June 1st, 2009

La Banque mondiale (BM) a octroyé un prêt de 31 millions de dollars US à la Tunisie pour financer un projet dans le secteur de l’eau, a indiqué samedi l’agence tunisienne TAP.

Ce projet vise à promouvoir l’exploitation des aménagements hydro-agricoles publics et l’amélioration de l’approvisionnement de certaines zones rurales en eau potable.

Il devrait également “accroître la qualité et la disponibilité de données techniques” en matière de gestion des ressources en eau, précise la TAP.

D’un coût global estimé à 163 millions de dollars US, ce projet est co-financé par la Banque africaine de développement (BAD) et l’Agence française de développement (AFD).

Desde Romandie

Tunisie-Infrastructure : Le Port d’Enfidha intéresse le Koweit et le Canada

Friday, May 29th, 2009

Suite à l’appel d’offre lancé récemment par la Tunisie pour le financement, la réalisation et l’exploitation du port en eaux profondes d’Enfidha, dans le cadre du système de concession, deux grands groupes internationaux ont exprimé leur intérêt pour cette offre. Il s’agit du groupe d’investissement koweitien “Al Mal Investment Compagny KSC » avec la société “Hutchison Port Holding-Groupe HPH” et le groupe canadien “SNC Lavalin”.

Ces deux grands groupes ont déposé leurs dossiers auprès du ministère du transport qui est en train d’étudier les aspects techniques, financiers et économiques de ces offres conformément aux dispositions et aux procédures en vigueur en matière d’appel d’offres international.

Le nouveau port en eaux profondes d’Enfidha occupe une position centrale par rapports aux centres économiques en méditerranée et permettra de drainer une partie du marché de transbordement des conteneurs en méditerranée centrale.

A propos du groupe Koweitien

Al Mal Investment Compagny KSC est un groupe koweitien existant depuis 45 ans et doté d’une bonne réputation en matière d’affaires, notamment dans la fabrication et l’exportation des matériels immobiliers.

Quand au Hutchison Port Holdings (HPH), c’est un leader mondial en matière d’investissement dans les ports. Il détient 49 ports dans 25 pays, au Moyen-Orient, en Afrique, en Europe, en Amérique et en Australie.

A propos du groupe canadien

SNC-Lavalin est l’un des plus grands groupes d’ingénierie et de construction au monde et un acteur majeur en matière de propriété d’infrastructures et de services d’exploitation et d’entretien. Les sociétés du groupe SNC-Lavalin assurent des services d’ingénierie, d’approvisionnement, de construction, ainsi que de gestion et de financement de projets dans divers secteurs, notamment l’agroalimentaire, le secteur biopharmaceutique, les produits chimiques et le pétrole, l’environnement, les grands travaux de génie civil, le transport en commun, les mines et la métallurgie, l’énergie et la gestion de l’eau.

Desde Dev-export

Tunisie : Exportation de l’énergie verte vers l’Europe

Friday, May 29th, 2009

Le projet d’interconnexion électrique sous-marine entre la Tunisie et l’Italie sera accessible aux opérateurs privés désireux d’exporter de l’électricité verte vers l’Europe et ce jusqu’à hauteur de 200 MW, soit 20 pc de la capacité totale du projet (1000 MW)
Réalisé dans le cadre du projet “ELMED”, il vise à encourager les acteurs économiques à exporter l’électricité d’autant plus que la Tunisie vient d’amender (décembre 2008), le cadre réglementaire afin de légaliser l’autoproduction électrique par les énergies renouvelables et par la cogénération.

De fait, l’objectif escompté du programme quadriennal (2008-20011) pour la maîtrise de l’énergie, de réduire la demande d’énergie primaire de 20 pc à l’échéance 2011, pourra être conforté par une bonne intégration de la Tunisie au réseau de connexion électrique européen.

Selon M. Corrado Clini, Directeur Général, au ministère italien de l’environnement, du territoire et de la mer, l’Italie œuvrera à intégrer la Tunisie au réseau de connexion électrique européen. Il a précisé que son pays était fortement intéressé par le développement des bioénergies et de la biomasse en Tunisie.

Les nouvelles législations européennes encouragent, en effet, l’importation d’énergie verte de pays non-européens, de la rive sud de la méditerranée.

Desde African Manager

Iberostar abre en Túnez el Iberostar Palmyre

Thursday, May 28th, 2009

Iberostar Hotels & Resorts amplía su presencia en Túnez con un nuevo establecimiento de 4 estrellas, el Iberostar Palmyre. Con éste son ya 12 los hoteles de la cadena española en el país magrebí. El hotel, decorado con elementos arquitectónicos propios de la zona del Sáhara, está situado en la región turística de Tozeur, muy próximo al centro de la ciudad y a cinco minutos del aeropuerto, según informa la empresa en un comunicado remitido a preferente.com.

Tiene 101 habitaciones dobles repartidas en dos plantas y una suite junior. Dispone de un restaurante principal, un restaurante a la carta, barbacoa, piscina al aire libre y una terraza con vistas al desierto y a un frondoso palmeral de 10.000 metros cuadrados.

El establecimiento ofrece a sus clientes el hamman, donde disfrutar de los tradicionales baños árabes y masajes relajantes de manos de expertos terapeutas.

Desde Preferente

La Tunisie, dragon de la méditerranée

Monday, May 25th, 2009

La Tunisie, un remède anticrise!» En plein marasme économique mondial, le pays du jasmin n’y va pas par quatre chemins dans sa récente campagne de communication destinée à séduire les investisseurs étrangers : pour survivre aux difficultés du moment, les entreprises européennes n’auraient finalement pas de meilleure décision à prendre que de s’implanter… en Tunisie. C’est même, dixit le gouvernement tunisien, une opportunité à ne pas manquer : celle d’accroître leur compétitivité ! Provocation ? Pas tant que cela, car beaucoup d’entreprises industrielles, confrontées à la concurrence exacerbée venue d’Asie ou des pays de l’ancien bloc de l’Est, ont compris depuis longtemps qu’elles n’avaient souvent guère d’autre choix que de se délocaliser dans des pays à bas coûts.

Et, entre la Chine et la Tunisie, cette dernière offre, au-delà des zones franches qu’elle a su développer à l’intention des entreprises étrangères exportatrices, un plus indéniable : la proximité. «Dans le textile, une entreprise française qui n’aurait pas un pied en Tunisie a peu de chances de survivre!», martèle Afif Chelbi, ministre de l’Industrie, de l’Energie et des PME. Plus de 2 200 entreprises européennes (Benetton, Sagem…) ont déjà fait ce choix. Une entreprise française s’implante tous les cinq jours en Tunisie, petit pays qui, depuis qu’il a décidé de s’ouvrir aux investissements extérieurs en 1996, se prend parfois à rêver de devenir le dragon de la Méditerranée, fort d’une croissance de 4,5 % en 2009 et d’un revenu moyen qui a doublé en dix ans.

Avec un atout précieux : son capital humain. Entre 1995 et 2008, le nombre d’étudiants tunisiens est passé de moins de 100 000 à 360 000, soit 3,6 % de la population. Un taux similaire au taux français. Et les ingénieurs de Tunis n’ont pas grand-chose à envier aux nôtres, si ce n’est leur rémunération : là, ils sont payés cinq fois moins cher qu’en Europe (mais la baguette de pain ne vaut que 0,10 euro…). Il n’est qu’à visiter le pôle high-tech Elgazala, à Tunis, pour comprendre que la Tunisie a, d’une façon très volontariste, mis le cap sur l’avenir. «Les pays développés ont besoin des pays émergents car ce sont leurs marchés de demain», rappelle Nouri Jouini, ministre du Développement et de la Coopération internationale. Il est dans leur intérêt d’aider des pays comme la Tunisie à s’intégrer dans l’économie mondiale.»

Source : Le figaro
Desde Dev-export

El CENER elabora un mapa eólico de Túnez

Monday, May 25th, 2009

El Centro Nacional de Energías Renovables-CENER, ubicado en la localidad navarra de Sarriguren, ha elaborado un mapa eólico de Túnez en el que se constata que “existen amplias zonas con un nivel de viento alto” en la costa norte y este de este país, así como en el interior del desierto.

El proyecto, para cuyo desarrollo se ha utilizado durante cinco años un cluster de 100 ordenadores para simular las condiciones de viento en Túnez con una resolución de un kilómetro, ha sido financiado por la Agencia Española de Cooperación Internacional para el Desarrollo (AECID) y el Gobierno de Navarra.

Según ha explicado hoy el CENER en un comunicado, este proyecto “supone un fuerte impulso a la energía eólica en Túnez, ya que elimina una de las barreras que limitan las inversiones en parques eólicos, como es el desconocimiento del recurso eólico disponible”.

Por otra parte supone “un ejemplo de cooperación internacional y transferencia de conocimiento en un ámbito en el que el centro Nacional de Energías Renovables-CENER dispone de las capacidades más avanzadas”.

El atlas ha sido realizado utilizando las técnicas más avanzadas de simulación de la capa límite atmosférica, según dicha fuente, lo cual permite generar mapas de viento de alta resolución (1 km x 1 km) en cualquier lugar del mundo incluso sin medidas locales.

El mapa se ha integrado en un Sistema de Información Geográfica, incluyendo información de carreteras y zonas ambientalmente protegidas, para facilitar la planificación de parques eólicos.

El proyecto realizado en Túnez ha incluido la instalación de 18 torres meteorológicas con sensores de viento, temperatura y presión que han estado tomando datos durante más de un año en lugares representativos de las condiciones eólicas del país.

También se han utilizado datos de otras 19 estaciones meteorológicas propiedad del Instituto Nacional de Meteorología de Túnez.

CENER ha trabajado en este proyecto junto con la Agencia Nacional para la Conservación de la Energía de Túnez (ANME), que ha participado en la definición de la campaña de medidas y en la gestión del proyecto.

Además CENER ha coordinado el trabajo con empresas españolas y tunecinas especializadas en equipos de medida y en instalación de torres meteorológicas. Este esquema de trabajo ha permitido disponer de una base de datos medidos de alta calidad con una cobertura superior al 90%.

Otro aspecto destacable del proyecto ha sido la formación de personal de ANME por parte de CENER, que ha explicado que el objetivo de la formación ha sido que los técnicos tunecinos pudieran realizar estudios de evaluación de recursos eólicos y viabilidad de parques eólicos, lo que contribuirá al desarrollo de proyectos eólicos en este país mediterráneo.

Por EFECOM
Desde Invertia

Rapport annuel de Davos sur la compétitivité du tourisme : La Tunisie perd 5 places

Thursday, May 21st, 2009

Le rapport de Davos sur la compétitivité du secteur du tourisme et des voyages pour cette année a classé la Tunisie à la 44éme place sur 133 pays.

Avec ce classement, la Tunisie a devancé la Jordanie (54ème), la Turquie (56ème), l’Egypte (64ème), le Maroc (75ème), la Syrie (85ème), le Koweït (95ème) et l’Algérie (115ème). Mais elle a perdu 5 places par rapport au classement précédent où elle détenait le 39éme rang.

Placée cette année sous le thème « gérer en période de turbulences » le classement a été établi selon certains nombre de critères à savoir la réglementation et la législation, l’intérêt pour l’environnement, la sécurité, la santé et l’hygiène, le degré de priorité du tourisme et des voyages, les infrastructures liées au transport aérien, les infrastructures terrestres, celles liées aux technologies de l’information et de la communication, la compétitivité en matière de tarifs, le capital humain et les ressources culturelles.

Desde Dev-export

Investissements industriels espagnols en Tunisie : faible présence !

Wednesday, May 13th, 2009

Lors d’un atelier d’évaluation du programme de partenariat tunisio-espagnol dans le domaine industriel ainsi que les opportunités de coopération, organisé le 8 mai à Hammamet, les représentants des centres techniques industriels tunisiens ont saisi l’occasion pour solliciter leurs partenaires espagnols pour davantage d’appui et pour la mise en place d’une stratégie industrielle nationale à l’horizon 2016 notamment au niveau des clusters et de l’innovation.

En chiffres, l’Espagne, l’un des pays cible de la stratégie industrielle, est le 4ème client et le 5ème fournisseur de la Tunisie.

Le volume global des échanges a atteint un montant de 2327MD, en 2008. La Tunisie exporte essentiellement en Espagne l’huile d’olive, les engrais, le textile–habillement, ainsi que les produits mécaniques et électriques.

Malgré le grand nombre d’accords et de protocoles de partenariat signés, seulement, 26 entreprises industrielles espagnoles ou à participation espagnole opèrent en Tunisie, essentiellement dans le Ciment, Textile- Habillement et Agro-alimentaire avec 2238 emplois.

La présence d’IDE espagnols dans le domaine de l’industrie en Tunisie reste encore faible comparée à celle de la France ou de l’Italie.
L’implantation de ces IDE devrait encore être plus renforcée, notamment à travers un appui à la stratégie industrielle 2016 récemment lancée.

Pour y arriver, il est désormais nécessaire d’approfondir la réflexion et d’identifier les nouvelles perspectives et modalités pour convaincre plus d’industriels espagnols à investir en Tunisie.

Enfin la promotion du site Tunisie auprès des investisseurs espagnols constitue l’outil le plus indiqué pour contribuer à relever les défis imposés au secteur industriel et instaurer une nouvelle dynamique basée sur l’implantation d’une nouvelle génération d’IDE et sur le transfert des flux de savoir et de technologie.

Desde Espace Manager

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