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Archive for the ‘Turismo’ Category

Tunisie : Le tourisme de santé résiste à la crise

Wednesday, September 9th, 2009

La Tunisie occuperait le deuxième rang mondial en matière de thalassothérapie après la France. Disposant de plus d’une quarantaine de centres de thalassothérapie, la Tunisie attire chaque année près de 152 000 curistes originaires de France, de Suisse ou d’Allemagne.

La Tunisie connue depuis l’époque romaine pour la qualité de ses eaux médicinales possède plusieurs atouts comme celui d’offrir un climat agréable et une proximité géographique avec l’Europe. La Tunisie applique d’autre part des normes strictes d’hygiène tout en disposant de complexes hôteliers offrant une large gamme de services annexes, le tout à des prix compétitifs, inférieurs à ceux en vigueur en France ou en Italie, les concurrents directs de la Tunisie dans ce domaine .

La Tunisie possède des centres de thalassothérapie dans les principales régions touristiques du pays mais aussi dans certaines zones localisés à l’instar de Korbous, Jebel oust, Hammam Bourguiba ou Hammam Zriba. Des centres dotés d’une capacité d’accueil de 250 000 curistes et qui attire outre une clientèle européenne, les locaux et libyens et algériens, de plus en plus nombreux à choisir les soins palliatifs et le tourisme de détente en Tunisie.

Ce secteur de tourisme de santé, qui attire une clientèle haut de gamme, résiste à la baisse de fréquentation touristique mondiale, et assure des revenus en hausse. Il fait d’ailleurs l’objet d’un suivi particulier des autorités qui ont choisi de miser pour le futur sur le tourisme de santé et les soins palliatifs en commanditant à cet effet une étude pour ce secteur à l’horizon 2020.

Desde African Manager

Tunisie: Immobilier et Golf : Indissociable duo gagnant

Monday, September 7th, 2009

“Le seul projet golfique en Tunisie à avoir bénéficié d’un programme immobilier dans les règles de l’art est celui du Résidence Golf Club. Les autres golfs sont bloqués et depuis longtemps. Certains golfs en exploitation continuent de souffrir alors que d’autres peinent à voir le jour”. Voici un constat qui a le mérite d’être clair.

Dans les milieux concernés, on n’hésite pas à préciser que sur les dix parcours golfiques tunisiens, cinq sont menacés. En effet, certains golfs en arrivent à bénéficier de soutiens politiques et financiers pour maintenir leur existence. Un golf aurait même carrément disparu depuis 2001, sans l’appui d’une institution financière.

Dans ce raisonnement, il y a un déséquilibre qui ne s’explique pas. D’un côté, on mentionne une demande accrue pour le tourisme golfique dans le Bassin méditerranéen. De l’autre, on met en avant la très difficile rentabilité des établissements golfiques dans le pays. Comment expliquer cela ?

Aujourd’hui, bien que certains projets golfiques soient en stade de bouclage, en attente d’agrément ou commencent leurs premiers coups de pioche, les investisseurs sont loin de se bousculer au portillon. Pourquoi l’investissement dans ce domaine est-il balbutiant, voire bloqué ? La question qui fâche et dérange semble être la suivante : l’investissement golfique en Tunisie est-il viable sans programme immobilier ? Un parcours golfique peut-il se concevoir et assurer un retour sur investissements sans cette dimension ?

Loin d’être un secret de Polichinelle, voici en vrac les éléments de la triste réalité qui circule dans le milieu des entrepreneurs qui souhaitent se développer dans le tourisme golfique et qui, du reste, s’abstiennent. Et pour cause !

Si entre autres raisons, le tourisme golfique tarde à décoller en Tunisie, c’est sans doute que les projets butent sur le foncier. Identifier, viabiliser et mettre à disposition des investisseurs dans le domaine du tourisme des terrains est le principal but de l’Agence Foncière Touristique (AFT). Elle s’est probablement cantonnée à promouvoir uniquement le secteur hôtelier au détriment du secteur touristique en général. Cependant et depuis de nombreuses années, cette institution fournit de nombreux efforts afin de régler des situations très complexes sur des terrains dans l’indivision la plupart du temps.

Pour Seifellah Lasram, PDG de Promogolf et technicien du tourisme tunisien : «dégager des terrains pour le développement de l’activité golfique n’est pas une mince affaire. Il faut sortir des espaces importants et idéalement situés. Le foncier n’est pas un problème à négliger. Le politique peut trouver la parade au foncier, mais il est question de prendre soin du patrimoine de l’Etat qu‘il faut ni brader ni dilapider».

Il n’est cependant pas exclu que les investisseurs essayent d’acquérir des terres par leurs propres moyens pour y ériger des golfs. Pour les promoteurs, il est très difficile de trouver des terrains jouissant des atouts nécessaires à des tarifs intéressants pour pouvoir investir dans ce tourisme et rattraper les mises de départ, sans intégrer un programme immobilier. C’est du reste, là où le bat blesse. Pour le moment, il n’existe pas de cadre juridique légale organisant le secteur.

Certains entrepreneurs arrivent cependant à trouver des solutions. Ils ont acquis des espaces conséquents par leurs propres moyens pour y développer leurs projets. Ils s’étonnent d’essuyer des refus qu’ils ni comprennent, ni n’expliquent. Habib Bouslama, PDG du Groupe Nahrawess, fait partie de cette catégorie. Il croit dure comme fer qu’en «matière de tourisme, tout reste à faire. Les mobiles d’attraction sont énormes et représentent des mines à ciel ouvert dans l’attente d’acquéreurs. Aujourd’hui, il faut concentrer les efforts pour apporter des réponses et positiver au lieu de polémiquer. Meubler huit mois de l’année est possible et accessible. Le tourisme golfique est une option sérieuse et d’avenir. Il permettra, au mieux de réanimer la station fantôme de Yesmine Hammamet, et au pire, il aidera des dizaines d’hôtels à se porter mieux. C’est de la rentabilité de plus de 15.000 lits qu’il s’agit là»

Les entrepreneurs souhaitant investir dans le tourisme golfique seraient nombreux. En témoigne les nombreuses réponses aux différents appels d’offres lancés dernièrement pour les extensions de certains parcours. Rien que pour l’extension du «Golf Yesmine Hammamet», on ne dénombre pas moins de cinq soumissions. De nombreux promoteurs considèrent qu’à partir du moment où l’on sépare immobilier et golf, c’est que l’on ignore tout du golf et de son univers.

En règle générale et dans le monde, ce sont généralement 10% de la superficie totale du terrain que l’on destine à l’exploitation immobilière lorsque l’on projette un parcours golfique. La levée de cette entrave en Tunisie n’en serait, selon les plus enthousiastes, que bénéfique.

Outre le fait qu’elle accélérerait la multiplication des parcours de golfs, elle permettrait aux promoteurs un retour sur investissements plus rapide. Les promoteurs seront alors amenés à respecter les délais de livraison des golfs ainsi que des biens immobiliers. Selon certaines études de rentabilité, les entreprises golfiques jouissant d’un programme immobilier pourront gagner de l’argent au bout de 5 ou 6 ans d’exploitation. Il est de règle générale qu’une entreprise qui gagne de l’argent prenne soin de son outil de travail. Elle parie sur la qualité de ses services et ose l’innovation.

Il convient de garder en tête que pour réaliser un golf de 18 trous, il faut compter un million de dinars par trou. Le reste des investissements dépend de nombreux paramètres : le prix du terrain, la signature du parcours, le standing du club house… De toute façon, on évoque facilement entre 20 et 25 millions de dinars d’investissements pour un golf s’étalant sur une superficie d’environ 100 hectares. Les investisseurs tunisiens réclament des autorisations pour réaliser 100 villas en moyenne. Le marché de l’immobilier golfique serait largement demandeur.

A titre indicatif, le projet immobilier du «Résidence Golf Club» a été «un facteur déterminant pour la réussite du projet. Il a été intégralement vendu sur plan. La proportion des acquéreurs tunisiens a été la plus importante, représentant autour de 85 %», précise Nidhal Ben Guebila, Assistant Directeur du dernier né des golfs tunisiens. De l’avis général, l’immobilier dynamiserait incontestablement le secteur du tourisme golfique : «Si l’immobilier était systématique, prévu en amont sur tous nos golfs, un golf comme celui de Tozeur ne s’en porterait que mieux», déclare-t-on du côté du Sud tunisien.

D’ailleurs, de nombreux golfs qui sont en cours d’exploitation depuis des années étaient prévus dès leur conception avec d’ambitieux programmes d’immobiliers autour des greens. Les autorisations ont juste tardé à venir. Certains, tel que le «Golf Yesmine Hammamet», commencent à voir le bout du tunnel. Ce dernier prépare son premier coup de pioche pour novembre 2009.

Remporté par le Groupe Mabrouk, le projet porte sur 45 nouveaux hectares qui s’ajoutent aux 80 ha déjà existants. Selon Seifallah Lasram, la partie immobilière porte, selon le programme provisoire, sur 15 villas, 20 duplex et 20 appartements. L’investissement total est de 10 millions de dinars, hors immobilier. Le design du golf sera signé par Nicklaus. La durée des travaux est prévue pour 18 mois.

Le PDG de la société Promogolf qui loue précisément le Golf Yesmine précise que «toute la difficulté était d’établir un cahier de charges rigoureux pour parvenir à un véritable partenariat et parer à toutes les dérives. Le Golf Yesmine est une entreprise rentable, bénéfique et saine. Aujourd’hui, nous donnons une concession de 100 ha avec un projet immobilier. L’idée de la concession est née dans les années 2000, mais à l’époque les réactions étaient mitigées. Il faut croire qu’en ce domaine, une nouvelle génération d’investisseurs est en train de naître».

Du côté de ceux qui critiquent les investisseurs, l’on a tendance à décrier le promoteur du golf qui ne serait «qu’un promoteur de l’argent. Il a tendance à être en décalage par rapport aux attentes et à la satisfaction du client. Il ne connaît pas le produit et ne saura ni le gérer ni le vendre». Voilà ce qui a le mérite d’être clair.

Entre temps, l’immobilier autour des golfs est à la mode car il véhicule un certain art de vivre. Au delà du sport, «vivre au vert» est une tendance. Ce mode de vie alternatif est fortement recherché par les golfeurs et non golfeurs. Les retraités à la recherche du grand air ont pris depuis peu d’assaut ces logements. Habiter autour d’un green est aujourd’hui un grand luxe qui se démocratise. Il reste tout de même le garant d’un prestige minimum.

En région parisienne, une maison de 130 m2 sur 5.000 m2 de terrain dans un 18 trou est vendue 650.000 euros. En région plus touristique et du côté de Biarritz, il faut compter 1,5 million d’euros pour une maison de 300 m2. Au Maroc, les prix d’une villa de 450 m2 sur une superficie de 150 m2 de terrain, démarre à partir de 950.000 euros, notamment au «Golf de la palmeraie», un 27 trou conçu par Robert Trent James Sr.

S’il y a un pays qui a construit son modèle de développement sur l’immobilier, c’est bien l’Espagne. L’immobilier golfique dans ce pays générerait un chiffre d’affaires annuel de 860 millions d’euros. Selon certaines études, on parle d’une progression de 265% depuis 1996. Devant l’expansion de l’immobilier golfique, c’est tout le marché de la location immobilière qui a été aussi dynamisé.

Reste à savoir que de nombreuses destinations ont assoupli leurs codes d’investissements. Pour tout achat d’un appartement ou d’une villa sur un golf, l’acquéreur bénéficie d’un crédit immobilier. En Espagne, un non-résident Espagnol obtient jusqu’à 80% du montant de son investissement immobilier.

En attendant, le seul parcours golfique à avoir présenté une offre immobilière sur le marché tunisien a fait un véritable tabac. Le prix de l’immobilier au “Residence Golf Club” s’est quasiment enflammé.

N’est-ce pas la rareté qui crée la valeur et tous les débordements qui vont avec ?

Por Amel Djait
Desde Webmanager center

Quand la golfmania frappe

Monday, September 7th, 2009

Le développement du tourisme golfique est au cœur de la stratégie de nombreux pays dans le monde, notamment de ceux du pourtour méditerranéen. La construction de parcours golfiques s’étend toutefois partout dans le monde, aussi bien pour favoriser l’investissement immobilier que pour développer le tourisme.

Pour comprendre les enjeux du tourisme de golf et la guerre que se livrent les destinations, il convient de comprendre les mises en jeu. Le marché des voyages de golf pèse 12 milliards d’euros par an. On compte, de nos jours, plus 50 millions de golfeurs dans le monde. Tous les indicateurs sont, unanimement, à la hausse. Ils prédisent dans une envolée mondiale du nombre de joueurs et de parcours. D’ici 2020, on s’attend à ce que près de 3.000 nouveaux parcours voient le jour pour répondre aux attentes de près de 3 millions de futurs golfeurs.

Dans le Bassin méditerranéen et selon une récente étude du cabinet d’audit international KPMG, l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique compteraient à ce jour 4,1 millions de golfeurs réguliers pour environ 6.750 parcours recensés. Le rapport mentionne “une croissance de la demande de l’ordre de 6% par an et une progression de l’offre de 4%. Dans quinze ans, ce sont plus de 7 millions de golfeurs qui se verront proposer plus de 10.000 parcours”.

Malgré la crise, les prévisions, les études et statistiques restent au beau fixe. Le léger recul du secteur sur l’année 2009 (du reste non définitif) ne change en rien les prédictions de jours radieux au tourisme golfique.

Incontestablement, on aime jouer au golf en Méditerranée. Cette région du monde est et restera une des régions les plus concernées pour rafler de nouvelles parts de marché de ce secteur florissant.

Quelles sont les destinations qui ont le vent en poupe ? Quelles sont celles qui aiguisent leurs stratégies ?

L’Espagne avec ses 310 parcours tient le haut du pavé pour un business qui lui rapporte près de 2,4 milliards d’euros par an. La destination accueille près de 500.000 touristes golfeurs. Le modèle de développement espagnol s’adosse sur l’immobilier. Le golf s’y développe à un point que la célèbre «Costa Del Sol» s’appelle désormais «Costa Del Golf», qui va de Malaga à Algesiras et qui possède plus de 60 parcours de golfs et immobiliers dans un rayon de 80 Km.

Toutes les destinations sont à leurs drives

Au Portugal, le tourisme golfique a généré en 2005 près de 1,8 milliard d’euros de retombées directes et indirectes (soit 1,25% du PIB) sur le pays. Avec 75 parcours, la destination capte 5% des joueurs européens équivalent à 0,5% au niveau mondial. Selon les statistiques, ce sont 250.000 touristes (2005) étrangers qui fréquentent annuellement les golfs lusitaniens pour un total de 1,1 million de parcours effectués. Le pays prévoit la construction de près de 300.000 habitations destinées à cette clientèle. Il entame, de fait, le développement du tourisme résidentiel à l’image de ce qui se fait en Espagne.

Par rapport à l’immobilier avant la crise, le Portugal se targuait d’être 30% moins cher que son voisin ibérique. Elle lui raflait par conséquent des parts de marché. Aujourd’hui, on est en droit de se demander de quoi sera fait demain. Pour le moment, l’immobilier en Espagne accuse une des baisses les plus importantes en Europe.

Juste en face et de l’autre côté de la Méditerranée, le pays qui gagne des parts de marché importantes, c’est incontestablement le Maroc.

Quand le Royaume a de l’ambition, il l’affiche clairement. En deux temps, trois mouvements, le pays a presque triplé le nombre de touristes golfeurs et de parcours golfiques. Le Maroc, qui disposait jusqu’à il y a si peu de 17 golfs, envisage de clôturer la fin 2010 avec 40 golfs. Cette année, la destination inaugurerait 13 parcours. En 2010, elle prévoit d’en inaugurer 10 autres. Au niveau de l’immobilier, la bulle a explosé. Les prix, malgré une petite baisse restent stationnaires. La différence entre un bien traditionnel et un bien aux alentours d’un parcours de golf se situe autour de 10 à 15%.

L’autre destination montante pour le tourisme golfique est la Turquie. Le gouvernement turc mise sur la création d’une centaine de nouveaux parcours d’ici 2015. Pour le moment, dans un rayon de 30 km dans la région de Belek (côte ouest), l’on dénombre 14 golfs très courus.

L’Egypte aussi souhaite devenir «un paradis pour les golfeurs». Cela grâce à la création de huit nouveaux parcours censés attirer et fidéliser les touristes allemands, britanniques, américains ou chinois.

En effet, ces derniers ne sont pas en reste. Bien de loin de notre chère Méditerranée, et selon un article paru dans le magazine «Golf Magazine» en mars 2008), on rapporte que les villas sur le parcours golfique chinois de «Mission Hills» ( les maisons ) se vendent selon leur superficie entre un et huit millions de dollars! La troisième et dernière tranche immobilière comprenant un peu plus de cent maisons s’est vendue sur Internet en une heure et demie. Elle a rapporté plus de quatre cents millions de dollars. La vente précédente s’était faite à la loterie. Il y avait neuf cents offres pour seulement trois cent-soixante villas… Pour l’essentiel, les propriétaires sont chinois ou hongkongais et habitent leur maison. Pour celui qui souhaiterait être membre sans être propriétaire, le droit d’entrée est de 150.000 euros. Un chiffre qui pourrait en dissuader plus d’un mais qui n’empêche pas “Mission Hills Golf Club” d’afficher aujourd’hui 8.000 membres !»

La guerre du golf -et les flambées des prix qui peuvent l’accompagner- est bel et bien ouverte. Que le meilleur gagne !

Por Amel Djait
Desde Webmanager Center

La Tunisie est-elle encore dans la course ?

Monday, September 7th, 2009

Certaines destinations concurrentes sont arrivées au tourisme golfique bien après nous. Aujourd’hui, elles s’y développent fort sérieusement tandis que nous peinons à mettre au point une stratégie efficace et porteuse. Le tourisme golfique tunisien est-il disqualifié pour autant? A en croire les avancées spectaculaires autour du Bassin méditerranéen, notamment en Turquie ou au Maroc, il faut croire que oui. Hélas !

Alors que le premier golf du pays date de 1924, ce n’est que vers les années 80 que l’on a assisté au décollement du secteur avec l’ouverture des parcours de golf de Djerba, Sousse et Hammamet. Aujourd’hui, le pays compte 10 parcours. Il est à noter que c’est entre 1987 et 2008 que 8 parcours de golf ont été créés. Le “Golf Club de Tozeur” a vu le jour en 2007. Celui du “The Residence Golf Club” a été inauguré en 2008.

La Tunisie golfique enregistre en moyenne annuelle 250.000 greenfees. Ces derniers représentent près de 70.000 golfeurs, soit 1,2% du marché européen destiné à l’export et représentant 2 millions de greens européens.

L’objectif de la destination dans les années à venir est d’atteindre 5% de parts de marché. Est-ce réalisable ? Quels sont les enjeux? Sommes-nous à même de répondre à ce défi? Le jeu en vaut-il la chandelle ? La Tunisie est-elle perçue comme une destination golfique ? A-t-elle des chances de le devenir un jour ?

Afin de répondre aux attentes d’un marché du tourisme golfique demandeur, la Tunisie organise ses réponses. Tout le monde s’accorde à dire qu’il est urgent de multiplier le parc golfique du pays par deux. C’est d’ailleurs, sur instructions du chef de l’Etat que l’impulsion a été donnée, il y a bientôt près de 3 ans.

Selon nos informations, «The Residene Golf club» envisage, à moyen terme, une extension. «Tunis Sports City» abritera un parcours ainsi qu’une académie golfique. Dans les alentours de Hammamet, on mentionne un 18 trou dans le cadre d’un projet de tourisme thermal avec un hôtel de charme dans les alentours du village de Jedidi.

Pour le groupe Bouslama (hôtel Nahrawess), les études sont ficelées et le début des travaux était imminent. Les groupes El Kateb (hôtels Aziza) et Bouchamaoui seraient aussi dans les strating-blocks. Concernant les rénovations et les extensions, le «Golf Yesmine Hammamet» entame dès novembre 2009 ses travaux. Le «Golf Citrus» en est au lancement des appels d’offres. A Djerba, l’organisateur du «Trophée Lacoste» vient de boucler son projet. Il intégrera une école de tennis. Du côté du «Palm Links Monastir», on entame extensions et rénovations.

Avec ses 350 jours d’ensoleillement par an et sa proximité de l’Europe, la Tunisie joue sur du velours sur un marché fortement demandeur. Bien que l’on s’accorde à dire que la Tunisie n’est en aucun cas une destination golfique, elle ambitionne d’enrichir son offre et de l’étayer. «Je suis très optimiste quant au développement du secteur et au rattrapage du retard, car nous avons tous les moyens de réussite : le climat, l’infrastructure hôtelière, la proximité des capitales européennes et la volonté politique», résume Nidhal Ben Guebila, Assistant Directeur du «The Residence Golf Club».

Même son de cloche du côté de Leith Khaled, Directeur Commercial du «Groupe El Kateb». Pour ce professionnel, le positionnement de la destination Tunisie est très clair. «Sur les 12 millions d’européens golfeurs, il y a 6 millions d’affilés qui ont un handicap de 28 et plus et qui représentent 50% de la cible. Ce sont ceux-là qui nous intéressent. Il faut construire des golfs et urgemment. Les parts de marché sont à prendre. Dans certains golfs très chargés, il y a des départs toutes les 8 minutes avec des mois entiers de temps d’attente pour les réservations. Les golfeurs novices sont exclus de beaucoup de parcours ; ils n’hésiteront pas à voyager pour progresser».

D’autant que le tourisme golfique représente aussi une des solutions envisageables pour sortir l’hôtellerie tunisienne d’une saisonnalité de plus en plus courte. «Le golf est une réponse à un meilleur taux de remplissage de nos hôtels. Il peut être considéré comme une option très sérieuse pour améliorer la rentabilité des hôtels», précise Mohamed Belajouza, président de la Fédération tunisiennes de l’hôtellerie.

En témoignent le taux de remplissage et les prix appliqués des hôtels qui ont été les premiers à miser sur le tourisme golfique. “Nous sommes à un taux de remplissage de l’ordre de 80%. Nos prix sont parmi les plus élevés du marché. Nous délogeons en plein basse saison, alors que les hôtels dans les alentours sont quasiment vides”, résume Leith Khaled.

Du côté du groupe “Seabel Hotels”, on est tout autant enthousiaste et explicite. “Depuis que nous avons introduit la clientèle golfique dans les hôtels du groupe, cela s’est fait ressentir sur notre taux de remplissage et sur nos prix. Mais, sachez que cela est une gageure pour les hôteliers. De nombreux golfs sont conventionnés, quand ils ne sont pas actionnaires, avec des hôtels particuliers. Il n’est pas facile de signer et s’appuyer sur les tours opérateurs spécialisés dans le tourisme golfique, sans de sérieux contrats d’exclusivité avec les établissements golfiques. L’arrivée de chaque nouveau golf sur le marché est un événement heureux. Il tire la destination vers le haut”, souligne Anis Meghirbi, directeur commercial du groupe. Dynamique, le jeune homme fréquente régulièrement l’IGTM qui se déroule en Espagne. Ce salon est l’une des foires spécialisées la plus importante dédiée exclusivement au tourisme golfique.

Réputé pour être un bon client, le touriste-golfeur en vacances dépense entre 50 et 100% de plus qu’un touriste moyen. Consommateur de produits touristiques et hôteliers divers, le golfeur est un bon client, d’où le souci des destinations touristiques de développer ce secteur. D’ailleurs, les destinations commencent à se livrer à une guerre acharnée en pariant sur non seulement des «à-côtés nombreux et de prestige, mais elles misent aussi et surtout sur les grandes signatures en termes de conceptions de parcours golfiques».

Recours ou choix ?

En effet, pour comprendre les motivations d’un golfeur, il faut soit en être un, soit savoir écouter les professionnels qui savent interpréter au mieux les exigences et attentes des golfeurs. L’important étant de décoder les tendances, les attentes et de les anticiper.

A ce sujet, Leith Khaled mentionne que «pour apprécier une destination golfique, un joueur voudra jouer dans un périmètre restreint aux moins sur 3 parcours différents signés d’un grand nom. Il est capital de lui offrir des signatures golfiques. C’est un trophée et une fierté que d’avoir joué sur tel ou tel parcours». D’ailleurs, les parcours tunisiens seraient appréciés. «Savez-vous que Ronald Fream, qui a fait le plus grand nombre de parcours en Tunisie, est l’un des architectes les plus connus et les plus chers au monde ? Il a réalisé plus de 150 golfs et a eu un coup de cœur pour la Tunisie. Il fait partie de ces architectes qui se sont révoltés contre les joueurs qui se sont mis à dessiner des golfs et apposer leurs griffes sur des parcours», conclut Leith Khaled.

A l opposée de cette vision, certaines voix s’élèvent contre ce genre d’approche. Elles estiment qu’il est injustifiable de dépenser 2 à 3 millions de dollars pour apposer une signature sur un parcours. Leurs arguments se résument en peu de mots: «Nous n’avons ni le segment de clientèle, ni les structures hôtelières et touristiques et encore moins l’image et le marketing qui vont avec, pour nous positionner sur le haut de gamme. Les golfeurs qui jouent chez nous ne connaissent même pas les légendes mondiales du golf».

Ceci est un autre débat. Pour le moment, il est indéniable que le développement du tourisme golfique est aussi bloqué par les limites, ne serait-ce que naturelles, du pays. Le golf est assurément une question de stratégie et de gros investissements. Il est surtout et avant tout une histoire de géographie.

Il reste important de retenir que le tourisme golfique en Tunisie a été plus un recours qu’un choix. Faute de produits touristiques accompagnant l’offre hôtelière, on s’est tourné timidement vers le golf pour sa forte valeur ajoutée. Finalement échappant à une réelle stratégie, les golfs ont fait office de bouées de sauvetage à un tourisme fait uniquement d’hôtellerie.

D’ailleurs, certains professionnels déplorent qu’en parsemant ici ou là un golf ou deux cela ne serve à pas à grand-chose. “Il aurait à la limite mieux fallu décider de dédier une région au tourisme golfique en créant 6 à 8 golfs autour de Hammamet ou de Sousse-Monastir et s’abstenir pour le reste”, déclarent les plus laconiques.

Une anecdote bien connue dans les milieux golfiques illustre parfaitement cette hypothèse. Elle rapporte que suite à diverses sollicitations pour programmer la Tunisie parmi ces destinations golfiques, le décisionnaire de l’un des plus grands tours opérateur britanniques aurait tout simplement rétorqué: “Le jour où vous aurez au moins 250 trous, alors nous pourrons parler business”.

Desde Webmanager Center

L’Algérie veut relancer le tourisme

Wednesday, August 26th, 2009

ALGER - Les autorités algériennes ont dévoilé lundi une série de mesures en faveur du développement des activités touristiques, après plusieurs années de violences.

Les attentats islamistes, qui se sont raréfiés ces dernières années, continuent toutefois à tenir les touristes étrangers à distance.

“Nous sommes évidemment conscients que nous n’avons pas encore la classe internationale, mais nous sommes engagés dans le processus visant à faire petit à petit de l’Algérie une destination”, a déclaré le ministre du Tourisme et de l’Environnement, Chérif Rahmani, annonçant abattements fiscaux, taux d’intérêts réduits et barrières douanières plus avantageuses pour les investisseurs du secteur lors d’une conférence.

“Nous allons nous placer en concurrence avec nos voisins en terme d’attractivité”, a-t-il poursuivi évoquant la Tunisie et le Maroc, qui ont respectivement attiré sept et huit millions de visiteurs en 2008.

Selon les données officielles les plus récentes, qui portent sur 2006, 1,64 millions de touristes ont été recensés cette année-là en Algérie. Les étrangers ne représentent que 29% de ce total. Les autres sont des immigrés algériens venus rendre visite à leur famille.

Desde L’express.fr

El Grupo Serhs construirá un 5 estrellas en Jordania

Monday, June 22nd, 2009

El Grupo Serhs ha anunciado que va a construir un hotel de 5 estrellas en la ciudad de Petra, en Jordania, en colaboración con inversores del país. Según ha informado la cadena, la inversión prevista es de 18 millones de euros.
El hotel contará, en principio con un total de 200 habitaciones y desde la
Castell de Can Jalpí (Serhs).cadena aseguran que la mayor parte de la inversión correrá a su cargo. Serhs anunció la construcción del establecimiento durante la junta general de accionistas celebrada el pasado jueves.
Durante el ejercicio de 2008 el grupo turístico catalán realizó inversiones por un total de 26,11 millones de euros. Con esta cifra, y según los datos facilitados por Serhs, entre 2004 y 2008, la inversión total de la entidad ha alcanzado casi los 170 millones de euros. El conjunto de empresas del grupo alcanzó un nivel de facturación de 526,24 millones de euros.

Desde Hosteltur

Le Maroc vise un tourisme adapté « aux nouvelles exigences écologiques.»

Monday, June 22nd, 2009

Selon la 9e édition des Assises du Tourisme, l’écologie et le tourisme durable seront, pour le Maroc, au centre des enjeux de 2020.

Huit ans après le lancement effectif de la vision 2010, la première station Azur sort de terre dans l’Oriental marocain, en bordure de la Méditerranée. L’inauguration a eu lieu vendredi 19 juin en présence du Roi Mohammed VI. Conçue sur 700 hectares, avec 6 km de façade maritime, Saidia a accueilli la 9e édition des Assises internationales du Tourisme en présence des partenaires étrangers dont Yann Caillère, responsable Accor de la Zone Moyen Orient et Afrique, Michael Franzel, président de TUI et Sol Kerzner président du groupe éponyme.

Cette grand-messe annuelle, qui a réuni plus de 1000 décideurs et opérateurs, revêtait cette année l’allure d’un bilan et d’une orientation vers un tourisme durable, respectueux des valeurs écologiques. Le message du Roi, lu devant les participants, a insisté sur ces impératifs : « Aussi appelons-nous, le gouvernement à revoir, dans les meilleurs délais, la règlementation en matière de classement hôtelier, en tenant compte des nouvelles exigences écologiques et énergétiques, pour un tourisme durable, respectueux des normes internationales en matière d’environnement ». Ces exigences devront figurer dans le cahier de charge d’une vision 2010-2020 que Mohammed VI veut « rénovée, durable et intégrant les tendances mondiales du tourisme, les enjeux de la globalisation et les perspectives d’évolution probable de l’économie mondiale ». Ces nouvelles tendances se retrouvent déjà dans la station Saidia, conçue, comme le rappelle Mohamed Mbarki, directeur de l’agence de l’Oriental, avec « zéro émission de carbone ».

Desde Les Afriques

La Tunisie a l’heure du tourisme médical

Thursday, June 4th, 2009

Avec 100 000 patients étrangers accueillis en 2008, la Tunisie arrive loin devant l’Europe de l’Est, le Maroc ou la Turquie. Le secteur représente déjà près de 5 % des exportations de services du pays et 25 % du chiffre d’affaires des cliniques.

Des praticiens nombreux et bien formés, des hôpitaux et cliniques qui n’ont, pour la plupart, rien à envier à ceux des pays européens, des prestations particulièrement compétitives, dans des domaines comme la chirurgie esthétique mais aussi dans le traitement de certaines pathologies lourdes, en matière de chirurgie cardiaque ou encore d’ophtalmologie… la Tunisie prend conscience de ses atouts et veut devenir une destination phare du « tourisme médical ».

La clientèle étrangère contribue déjà pour 24,1 % au chiffre d’affaires des établissements privés, qui s’est élevé à 320 millions de dinars (178 millions d’euros) l’an dernier. Une étude de l’Agence française de développement (AFD) estime à environ 4 % la part du médical dans les exportations tunisiennes de services. Et ce n’est sans doute qu’un début. Car à la clientèle de proximité, essentiellement libyenne et algérienne, s’ajoutent désormais des patients venus d’Afrique subsaharienne, et même d’Europe occidentale. Quelques établissements, les plus réputés, réalisent l’essentiel des interventions : les cliniques El Amen de Tunis, de Mutuelle­ville et de La Marsa, la clinique de La Soukra, les cliniques Saint-Augustin, Taoufik, El Menzah, Avicenne et El Manar, à Tunis (ces deux dernières travaillant essentiellement avec le marché libyen), et enfin la clinique Alyssa, dans le quartier du Lac.

Les cliniques sauvées par la clientèle lybienne

Aujourd’hui au nombre de 117, les cliniques privées tunisiennes ont poussé comme des champignons depuis 1988, date de la suppression du régime du plein-temps aménagé, qui autorisait les médecins du public à réaliser des consultations privées à l’hôpital. Une législation incitative, entrée en vigueur au début des années 1990, a dopé l’investissement dans le secteur.

Principalement tournées vers la clientèle tunisienne, les cliniques se sont vite retrouvées en surcapacité et n’ont d’abord dû leur salut qu’à l’afflux de patients libyens. Ces derniers, habitués à se faire soigner à Malte, en Italie ou au Royaume-Uni, mais empêchés de voyager par l’embargo onusien décidé après les attentats de Lockerbie, en 1988, et du DC-10 d’UTA, en 1989, se sont massivement tournés vers la Tunisie voisine.

« Le flux de malades libyens et algériens a été spontané et reste peu organisé », explique le Dr Sami Kallel, chirurgien orthopédiste formé à Louvain, en Belgique, et aux États-Unis, et directeur d’Apollo HCA, une agence spécialisée dans l’accueil et la prise en charge de patients étrangers, principalement africains. « Il s’agit avant tout de personnes venant en voiture, avec leurs proches, se logeant par leurs propres moyens et qui sont venues vers nous grâce au bouche à oreille, précise le Dr Kallel. Les clientèles européenne et africaine, elles, disposent de moins de relais en Tunisie. Elles ont besoin d’être encadrées, rassurées, et veulent traiter avec des intermédiaires professionnels qui leur garantissent une prise en charge optimale, les meilleurs choix médicaux et les déchargent des contingences logistiques.

Trois segments de marché

Aujourd’hui, la clientèle étrangère des cliniques tunisiennes correspond à trois segments de marché bien distincts. Le premier est celui des évacuations sanitaires : il s’agit de malades en quête de soins lourds que leur propre pays ne peut assurer, par exemple en cardiologie, en traumatologie, en oncologie (traitement du cancer)… Dans leur grande majorité, les malades sont pris en charge par des organismes de prévoyance de leur pays ou par les mutuelles de très grandes entreprises. Cette clientèle est aujourd’hui presque exclusivement africaine. C’est aussi la plus rémunératrice : la dépense moyenne par patient dépasse fréquemment la dizaine de milliers de dinars, contre deux à trois mille en moyenne pour la chirurgie esthétique.

Le deuxième segment du marché correspond à proprement parler au concept de tourisme de santé, combinant l’offre balnéaire traditionnelle avec des soins ou examens relativement simples : dialyse, pose de prothèses dentaires, bilan ou thalassothérapie. De création plus récente, le troisième type de marché concerne la chirurgie plastique et esthétique, ainsi que toutes les interventions chirurgicales dites d’agrément, non prises en charge par les caisses de sécurité sociale. C’est ce créneau qui séduit le plus la clientèle européenne, avec un flux de 5 000 patients en 2008, en augmentation de 20 % par rapport à 2007.

« Le tourisme médical est une industrie jeune, qui représente déjà plusieurs milliards de dollars de revenus à l’échelle internationale et qui est promise à un essor majeur, observe Amor Dehissy, gérant de Estetika Tour et porte-parole de la Fédération tunisienne des agences de voyages. Lentement mais sûrement, le marché de la santé se mondialise. Beaucoup de pays de la rive sud de la Méditerranée disposent maintenant de bons médecins – le Maroc, l’Égypte, la Jordanie, la Turquie par exemple. La Tunisie est à deux heures de vol des principaux pays émetteurs de touristes, elle possède l’infrastructure et les compétences nécessaires pour tirer son épingle du jeu, mais le secteur doit impérativement se professionnaliser et se mettre aux normes. La différence va se faire au niveau des détails. L’accueil, notamment. » Amor Dehissy s’est lui-même lancé dans l’aventure fin 2004 en mettant sur pied son agence, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 2 millions de dinars (1,1 million d’euros) l’an dernier. Il trouve sa clientèle grâce à son site Internet, propose des devis gratuits en fonction du type d’intervention envisagé et, surtout, observe une transparence des plus rigoureuses : le client sait d’avance ce qu’il va payer, la prestation « all inclusive » comprenant l’accueil à l’aéroport, le transfert, l’hébergement en clinique, puis à l’hôtel pour la convalescence, ainsi que les honoraires du chirurgien plasticien. Estetika fait appel à une équipe de chirurgiens triés sur le volet, comme les docteurs Moncef Guiga, Mondher Ellouze, Mehdi Chennoufi ou Emna Azzouz, considérés parmi les plus compétents du pays.

De 30 % à 50 % moins cher qu’en Europe

« Une plastie mammaire ou une liposuccion réalisées en Tunisie reviennent 30 % à 50 % moins cher qu’en Europe, poursuit Dehissy. Mais si la compétitivité-prix est notre produit d’appel, il est clair que le client a besoin d’être rassuré et de savoir qu’il est à l’abri des mauvaises surprises, tant au niveau des honoraires, des conditions d’accueil que du suivi. En France, où les chirurgiens sont vent debout contre la “concurrence déloyale” des praticiens tunisiens [voir pp. 76-78], tout est fait pour dissuader les patientes de venir se faire opérer en Tunisie. Nous sommes attendus au tournant et nous ne devons donc surtout pas prêter le flanc à la critique. »

Les médias français, qui ont largement couvert, et même surcouvert, le développement de la chirurgie esthétique en Tunisie, ont joué un rôle ambigu, pour ne pas dire paradoxal, dans cette affaire. C’est Le Droit de savoir, une émission diffusée fin 2004 sur TF1, qui a placé la destination sous les feux des projecteurs. Houssem Ben Azouz s’en souvient parfaitement… Agent de voyages, alors spécialisé dans le tourisme d’aventure, il était aux premières loges puisque l’un des interviewés était Tahar Djemal, le chirurgien qui avait opéré sa femme quelques mois auparavant d’un cancer du sein. « L’émission a fait un carton. Dès le lendemain, l’Office du tourisme et les standards des cliniques ont été submergés d’appels, explique Houssem Ben Azouz. Il y a eu plus de 500 demandes de renseignements. Personne n’y était préparé et, au final, nos établissements de soins ont été incapables de capter un seul de ces patients potentiels. En en discutant avec le Dr Djemal, j’ai compris qu’il manquait un chaînon entre l’offre et la demande. L’idée était de décharger les médecins et les cliniques de tout le volet extramédical. » S’inspirant du concept Surge & Safari, développé par la Sud-Africaine Lorène Melville, il crée Cosmetica Travel, aujourd’hui l’une des premières agences dans ce domaine en Tunisie. Elle propose des packs comprenant séjour, intervention et convalescence, dans des conditions d’hébergement cinq étoiles et à des tarifs compétitifs. « L’esthétique est une chirurgie de surface, les patients récupèrent bien et, même s’ils doivent être surveillés, ils aiment agrémenter leur convalescence d’excursions », ajoute le patron de Cosmetica Travel, aujourd’hui leader sur le marché britannique et en bonne position en France.

Après la diffusion des premiers reportages, très positifs à l’endroit des praticiens tunisiens, la riposte du lobby médical français s’est organisée et les pouvoirs publics de l’Hexagone ont adopté un décret interdisant aux agences de voyages et aux tour-opérateurs français de commercialiser des packs de tourisme médical. Paradoxalement, cette décision a fait le bonheur de l’industrie tunisienne.

Nouveaux débouchés sur le continent

En effet, si la clientèle européenne est excellente pour l’image et la réputation de la médecine tunisienne, c’est du côté de l’Afrique que le potentiel de croissance est le plus important. Or le durcissement des règles d’entrée et de séjour des étrangers en France – avec la loi engagée par Nicolas Sarkozy en 2006 alors qu’il était ministre de l’Intérieur – mais aussi les coûts devenus prohibitifs des examens et des interventions ont entraîné le tarissement des évacuations sanitaires de patients africains vers la France. La Tunisie, qui bénéficie d’une qualité de soins désormais sensiblement équivalente dans plusieurs disciplines de pointe, dispose des infrastructures et plateaux techniques adaptés, d’une bonne desserte aérienne (notamment depuis la création, par Tunisair, de lignes entre Tunis et les grandes capitales d’Afrique de l’Ouest), ainsi que d’une proximité culturelle évidente, a su se positionner comme une alternative plus que crédible.

Comme ce fut le cas pour les marchés libyen et algérien, les flux de clientèle dans ce domaine se sont d’abord créés spontanément, grâce au bouche à oreille. Mais, très vite, le besoin de professionnaliser la prestation s’est fait sentir. C’est pour y répondre que le Dr Sami Kallel a créé sa structure, Apollo HCA. L’idée, en gestation depuis 2000, s’est concrétisée en 2005. « Apollo HCA est une réponse aux difficultés rencontrées par les étrangers débarquant en Tunisie pour des soins, explique le Dr Kallel. Il n’est pas évident de choisir : une clinique peut jouir d’une excellente réputation, posséder un plateau technique dernier cri, mais ne pas être en mesure de pratiquer telle ou telle intervention relativement simple. Chacune a ses spécificités, ses particularités. Il en va de même pour les médecins, et seuls les gens de la profession peuvent se faire une idée juste des forces et faiblesses des uns et des autres. Notre rôle consiste donc à orienter les malades vers les meilleurs praticiens et vers les établissements les plus adaptés à leurs pathologies. En outre, nous nous chargeons du travail de coordination médicale et de supervision pendant toute la durée de l’hospitalisation et du séjour en Tunisie. Apollo HCA est en quelque sorte un hôpital virtuel… »

Inspiré des modèles en vigueur aux États-Unis et au Canada, ce concept original a séduit au Mali, au Bénin, au Sénégal, en Côte d’Ivoire et en Mauritanie, pays où la société du Dr Kallel a conclu des conventions avec des caisses d’assurance maladie et des mutuelles. La facturation est transparente et indépendante de la pathologie : les frais de dossiers reviennent à 200 euros, et le séjour est calculé sur une base de 50 dinars (27 euros) par jour, ce qui correspond au prix d’une consultation chez un spécialiste. Le recours aux services d’Apollo HCA permet en moyenne d’économiser entre 20 % et 30 % sur la facture finale et, surtout, d’optimiser la dépense et d’assurer au patient le meilleur soin dans les meilleurs délais, en évitant les mauvaises surprises. Il serait d’ailleurs théoriquement possible d’étendre l’expérience à d’autres segments de clientèle, notamment les Maghrébins et les nationaux. Une telle démarche risquerait néanmoins d’attiser les jalousies et de bousculer des habitudes très ancrées. « Les mentalités ne sont sans doute pas préparées à une telle révolution », concède le Dr Kallel.

Le Smedi, acronyme du Service médical international, fondé en 2007 par quatre associés – dont un médecin –, qui avaient tous travaillé en étroite relation avec l’Afrique subsaharienne, intervient sur un créneau assez proche de celui d’Apollo HCA. Spécialisé dans l’évacuation sanitaire, le Smedi possède même une antenne à N’Djamena, au Tchad. « Nous avons accueilli 600 patients l’an dernier et notre business plan table sur environ 900 évacuations cette année », explique Ghazi Mejbri, directeur général de cette structure d’une dizaine de personnes. Le Smedi possède en outre un petit parc de villas, d’une capacité de 27 lits, pour la convalescence. Une solution plus conviviale, souvent préférée à un long séjour dans une structure hôtelière.

En plein développement, l’exportation de services de santé constitue une source de devises non négligeable pour la Tunisie, mais ses retombées ne s’arrêtent pas là. « En venant se faire soigner chez nous, souligne Ghazi Mejbri, les patients étrangers et leurs médecins traitants découvrent nos médicaments génériques, ce qui peut constituer un débouché supplémentaire pour notre industrie pharmaceutique. » Plus globalement, le secteur de la santé appelant plus de rigueur et de contrôle que tout autre, la qualité reconnue des formations, des soins, des infrastructures, des équipements et des produits médicaux constitue un label de taille pour l’image de marque de la Tunisie, sur le continent comme à l’international.

Desde Jeune Afrique

Tunisie : le tourisme intérieur piétine-t-il par la faute des hôteliers ?

Thursday, June 4th, 2009

Le tourisme intérieur réussira-t-il à constituer le matelas sur lequel reposerait le secteur en cas de renforcement de l’impact de la crise économique et financière mondiale sur la plupart des marchés émetteurs? Il faut l’espérer d’autant plus que dans d’autres destinations touristiques, la part du marché intérieur atteint 40% de l’ensemble des nuitées touristiques. Or, chez nous, cette part peine à dépasser les 7%, depuis quelques années. Un taux qui ne peut sauver le tourisme tunisien en cas de crise aigüe. En tout état de cause, le tourisme intérieur n’a pas, aujourd’hui encore, atteint les niveaux escomptés, en dépit de toutes les bonnes volontés.

S’il est vrai que la Tunisie touristique a réussi à tirer son épingle du jeu, pendant les quatre premiers mois de l’année 2009, il n’en demeure pas moins que nul ne peut garantir avec certitude une “excellente” saison estivale. La crise économique est bien installée en Europe, et la tendance générale du “booking”, sur la plupart des marchés émetteurs est à la baisse.
Le tourisme intérieur parviendra-t-il à prendre quelque peu la relève ? Pourra-t-il constituer la solution pour garantir une rentabilité satisfaisante du secteur ?

Depuis quelques années, semble-t-il, le tourisme intérieur n’est plus considéré comme la cinquième roue de la charrue. L’administration et les professionnels ont pris conscience de l’importance du touriste tunisien, et de la nécessité de l’approcher en tant que marché à part entière. Cet intérêt s’est traduit par la création de la Centrale tunisienne de réservation hôtelière, fruit d’un partenariat entre l’administration de tutelle, la Fédération tunisienne des agences de voyages (FTAV), la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH), et Amadeus. Elle est opérationnelle officiellement depuis 2007. Structure dont l’objectif premier est de développer le tourisme intérieur, la Centrale n’a pas atteint ses objectifs.

Il est vrai qu’elle a servi à l’identification d’un système permettant aux Tunisiens, de réserver à l’avance et dans les mêmes conditions que les touristes étrangers. Néanmoins, cette tradition du “first minute” n’a pas réussi à trouver sa place comme dans la mentalité du tunisien. Plus encore, les prix proposés, par les agences de voyages, au public ne sont en rien “compétitifs” et demeure pas trop à la portée du Tunisiens, qui en plus est obligé de s’acquitter de l’intégralité du séjour, au moment de la réservation. D’un autre côté, le Tunisien ne pourra jamais réserver dans les mêmes conditions que le touriste étranger.
Les TO jouent, en effet, sur la quantité et signent les contrats d’alotements dès l’hiver, à des prix imbattables pour les Tunisiens. Partant les prix sont largement plus compétitifs pour eux que pour les citoyens. En d’autres termes, les lits de l’hôtel sont à la disposition des TO d’abord. Pour les Tunisiens, le nombre de lits est dérisoire, faute d’adhésion massive des hôteliers.
Ils ne sont que 200 hôtels à adhérer au système. Or, uniquement la moitié a mis des lits à la disposition des Tunisiens, à travers la Centrale, et coopère régulièrement. Lorsqu’on sait que le parc national hôtelier est composé de plus de 800 unités, on se demande pourquoi seulement 200 ont adhéré ? Est-ce parce qu’ils ne croient pas en la capacité du marché intérieur à constituer une véritable soupape d’échappement en cas de difficultés conjoncturelles ? Ou est-ce parce qu’ils se contentent de leur TO, qui en cas de crise, risqueraient fort de les laisser tomber ?

D’autres chiffres sont révélateurs d’une réussite, si on peut l’appeler ainsi, très limitée de la Centrale de réservation. En effet, en 2008, les réservations à travers la Centrale ont dépassé de très peu les 3500, pour un total de nuitées de l’ordre de 18282 passées à hauteur de 82% dans uniquement 50 hôtels. Sachant que le nombre des agences de voyage adhérant au système sont de 93 seulement, sur un total 483 agences…..c’est à se poser des questions également, sur le pourquoi de ce très peu participation!!!
Pour l’été 2009, les prévisions tablent sur un recul du nombre des touristes. L’Organisation mondiale du Tourisme (OMT) a révisé à la baisse ses taux de croissance, pour les situer autour de 0%, déjà à la fin de l’année 2008 et aucune prévision positive n’est annoncée pour 2009. D’autres diagnostics établis affirment la baisse de la demande touristique sur la Méditerranée de 10%, y compris la Tunisie, dont le premier réservoir de touristes est, le marché européen, frappé de plein fouet par la crise économique mondiale.
Pour certains, la problématique du tourisme intérieur ne se posera pas, ou, au moins, pas comme d’habitude. Car, plusieurs observateurs estiment que le recul du nombre des touristes étrangers, profiterait aux locaux. Sauf que les prix demeurent trop élevés et pas à la portée des Tunisiens. Il faudrait peut-être repenser les prix afin de les adapter au pouvoir d’achat des Tunisiens ? Chose pas évidente, en tous cas difficile. Ou faut-il peut-être revoir le système de la Centrale de réservation et trouver des solutions adéquates pour combler les lacunes ? Ce qui, par contre, semblerait avoir trouvé le chemin de la concrétisation.

En effet, une commission, encore une, composée des représentants de l’ONTT, de la FTAV et d’Amadeus, a été constituée. Son objectif ? Négocier les prix avec les hôtels, à la place et lieu des agences de voyage afin de réussir à décrocher des prix plus compétitifs en faveur du tourisme intérieur. La commission se chargera par ailleurs, de la sensibilisation des professionnels au rôle et à l’importance du tourisme intérieur. D’un autre côté, cette même commission mettra en place une structure permanente qui se réunirait au quatrième trimestre de chaque année pour élaborer une stratégie et un programme de promotion adéquat, répondant à la nature du marché intérieur. C’est dire que pour cette saison, on fera comme on peut, ces structures étant fraîchement créées. C’est cuit pour cet été, au cours duquel, peut-être, la baisse des touristes étrangers profiterait aux Tunisiens.

Il faudrait attendre l’année prochaine, avec l’espoir d’un lancement de campagnes promotionnelles assez tôt pour permettre aux Tunisiens de faire leur choix et de réserver leurs vacances à l’avance d’autant plus que la FTAV vient de signer avec Attjari Bank un accord aux termes duquel la banque accorderait aux Tunisiens des crédits personnels, l’occasion de permettre a un nombre plus important de Tunisiens de passer des vacances. Une expérience qui sera renouvelée avec d’autres institutions financières, très prochainement. Une initiative qui permet certes aux locaux de passer des vacances dans des unités hôtelières de leur pays, en passant, cela va sans dire, par la Centrale de réservation. Mais, aussi aux agences de voyages inscrites d’être payées intégralement, à la réservation du séjour.

Por Insaf. B
Desde Business News

Plus d’un million d’Algériens attendus en Tunisie

Monday, June 1st, 2009

Près d’un million de touristes algériens se sont rendus en Tunisie en été 2008 contre plus d’un million cette année.

C’est ce qu’avait révélé en novembre 2008 le consul général de Tunisie à Alger, lors d’une conférence de presse animée aux côtés du directeur du bureau d’Alger de l’Office national de tourisme tunisien (ONTT). Le diplomate avait souligné aussi que les Algériens n’hésitaient pas à se rendre en Tunisie au cours du mois de ramadan, signalant que durant le mois sacré de l’année passée ils étaient plus de 4 000 à être enregistrés par la police des frontières. Selon la presse tunisienne, les Algériens sont de plus en plus nombreux à passer les vacances dans ce pays voisin, signalant que « la reprise se confirme sur ce marché ». Il est attendu un départ massif des Algériens vers la Tunisie, tablant ainsi sur un million et demi de touristes. Il faut dire que les Tunisiens font tout pour convaincre les Algériens de passer l’été chez eux.

Dans ce chapitre, le bureau algérois de l’ ONTT dit faire de son mieux pour « relancer la machine et suivre de près le booking ». La Tunisie représente 65 % du volume total des voyagistes algériens. Pour les Tunisiens, l’enjeu réel consisterait non seulement à renforcer ce capital mais aussi et surtout à fidéliser nos concitoyens d’autant que la « clientèle algérienne est fortement consommatrice ». « Elle dépense trois fois plus que l’européenne », relèvent les Tunisiens. A noter que l’engouement pour la Tunisie se manifeste également chez les clubs algériens de football. Ils participent de ce fait à la promotion du produit touristique tunisien puisque ce pays reçoit annuellement plus de 20 équipes algériennes pour des stages dans les régions de Sousse et Aïn Derham.

D’après le Jeune Indépendant
Synthèse de Mourad, Desde www.algerie-dz.com

Iberostar abre en Túnez el Iberostar Palmyre

Thursday, May 28th, 2009

Iberostar Hotels & Resorts amplía su presencia en Túnez con un nuevo establecimiento de 4 estrellas, el Iberostar Palmyre. Con éste son ya 12 los hoteles de la cadena española en el país magrebí. El hotel, decorado con elementos arquitectónicos propios de la zona del Sáhara, está situado en la región turística de Tozeur, muy próximo al centro de la ciudad y a cinco minutos del aeropuerto, según informa la empresa en un comunicado remitido a preferente.com.

Tiene 101 habitaciones dobles repartidas en dos plantas y una suite junior. Dispone de un restaurante principal, un restaurante a la carta, barbacoa, piscina al aire libre y una terraza con vistas al desierto y a un frondoso palmeral de 10.000 metros cuadrados.

El establecimiento ofrece a sus clientes el hamman, donde disfrutar de los tradicionales baños árabes y masajes relajantes de manos de expertos terapeutas.

Desde Preferente

Rapport annuel de Davos sur la compétitivité du tourisme : La Tunisie perd 5 places

Thursday, May 21st, 2009

Le rapport de Davos sur la compétitivité du secteur du tourisme et des voyages pour cette année a classé la Tunisie à la 44éme place sur 133 pays.

Avec ce classement, la Tunisie a devancé la Jordanie (54ème), la Turquie (56ème), l’Egypte (64ème), le Maroc (75ème), la Syrie (85ème), le Koweït (95ème) et l’Algérie (115ème). Mais elle a perdu 5 places par rapport au classement précédent où elle détenait le 39éme rang.

Placée cette année sous le thème « gérer en période de turbulences » le classement a été établi selon certains nombre de critères à savoir la réglementation et la législation, l’intérêt pour l’environnement, la sécurité, la santé et l’hygiène, le degré de priorité du tourisme et des voyages, les infrastructures liées au transport aérien, les infrastructures terrestres, celles liées aux technologies de l’information et de la communication, la compétitivité en matière de tarifs, le capital humain et les ressources culturelles.

Desde Dev-export

La Tunisie se tourne vers le tourisme des seniors

Wednesday, April 8th, 2009

Quelque 18 000 retraités autrichiens visiteront la Tunisie en vertu d’un accord signé entre la Tunisie et une puissante association autrichienne. Entre-temps, le secteur baigne encore dans le flou.

Un accord vient d’être signé entre le ministère du Tourisme et une grande association de retraités autrichiens, regroupant d’anciens ministres, députés et autres personnalités connues, pour faire venir 18 000 retraités autrichiens en Tunisie, entre 2009 et 2010. Une bonne pêche en ces temps de vaches maigres. Khelil Lâajimi ministre du Tourisme fera la lumière sur cette opération le 7 avril prochain, lors d’une conférence de presse.

Autrement, c’est le flou “touristique” total, et les responsables du tourisme ignorent encore de quoi la saison estivale sera faite. “Généralement, 80 % des réservations pour l’été se font en pareille période. Ce n’est pas le cas cette année, où on accuse un retard de réservations”, nous dit une source informée au ministère du Tourisme. Tous les marchés européens, nos principaux pourvoyeurs de touristes, affichent la même attitude réticente.

Même pour les vacances de pâques qui s’approchent à grand pas, les jeux ne sont pas encore faits. Les responsables du Tourisme sont dans l’expectative, tout autant que les grands Tours opérateurs (TO) qui sont à court de visibilité. L’état d’alerte maximum se poursuit donc avec une cellule de crise créée au niveau central au sein du ministère du Tourisme, qui opère conjointement avec les représentations étrangères de l’ONTT.

Parallèlement, le ministère du Tourisme poursuit ses campagnes de promotion et de publicité, par médias français interposés. La chaîne francophone TV 5 a diffusé, dimanche dernier, un reportage, vantant les atouts de Jerba la douce.

A rappeler qu’un plan d’action 2009/2011 a été lancé en vue d’intensifier les campagnes publicitaires sur les chaînes européennes, moyennant des enveloppes supplémentaires conséquentes. En effet, un spot publicitaire de 30 secondes diffusé au cours d’une tranche horaire de grande audience, coûte 100 mille Euros (environ 180 mille dinars). Alors que le budget consacré habituellement par le ministère du Tourisme aux campagnes publicitaires s’élève à 15 millions de dinars.

Par ailleurs, une rallonge de 10 millions d’euro a été annoncé récemment par Khélil Lajimi, ministre du Tourisme, pour promouvoir la destination Tunisie, dont la majeure partie soit 8 millions d’euros, serviront à renforcer les campagnes de communication institutionnelle et les opérations de publicité conjointes avec les principaux tour-opérateurs.

Gnet

Khelil Lâajimi : “La destination Tunisie n’est pas bradée”

Wednesday, April 8th, 2009

Quelque 1 100 000 touristes sont entrés en Tunisie au cours des trois premiers mois de 2009, soit un léger repli par rapport à la même période de 2008. Le recul a touché spécialement les marchés européens, avec 70 000 touristes européens de moins qu’en 2008. Les recettes en devises ont augmenté de 2,9 % en dinars tunisiens et de 0,7 % en euros, a déclaré Khelil Lâajimi, ministre du Tourisme et de l’Artisanat, lors d’une conférence de presse qu’il a tenue ce matin, et spécialement consacrée au tourisme de 3ème âge, notamment aux détails de l’opération autrichienne que Gnet a annoncée dans une édition précédente ( La Tunisie se tourne vers le tourisme des seniors ).

2009 est l’année du last minute, a souligné Khelil Lâajimi. Effets de la crise obligent, le touriste européen a tendance à repousser sa réservation à la dernière minute. Mais Khelil Lâajimi, un tantinet dubitatif, s’est jeté à l’eau (sic) pour prévoir un avril 2009 meilleur qu’avril 2008, les vacances de pâques aidant.

Marchés européens
Le marché français est un marché important. La Tunisie a accueilli en 2008, 1 400 000 touristes français. Si on fait le même chiffre en 2009, ça va être un bon indicateur pour le tourisme tunisien, a noté le ministre qui espère une amélioration de la situation d’ici juin. Le marché allemand est aussi important. Le touriste allemand dépense mille dinars pendant son séjour. C’est ce qui explique l’intérêt que l’on accorde à ce marché qui a amorcé une légère progression de 1,5 % depuis 2008, après avoir été en recul, a-t-il noté en substance. “L’Europe vit une période difficile. Le G20 a donné un signal positif aux marchés, on espère que ça va redonner confiance aux touristes européens”.

Bradage de la destination Tunisie : une idée erronée
Le ministre s’est inscrit en faux contre le fait que la destination Tunisie soit bradée. Il a cité les résultats d’une étude de la Banque Mondiale qui révèlent que chaque touriste qui est venu en Tunisie au cours des trois premiers mois de 2009 a dépensé 79 euros, soit 145 dt. Il a donné une explication technique contre cette idée erronée. “Les sièges d’avions et les lits d’hôtels sont des biens qui ne se stockent pas. Si un TO n’arrive pas à vendre son pack à une semaine de la fin de son contrat d’allotement, il s’en déleste pour le confier à une société de Last minute”

Le tourisme intérieur : l’appel du ministre aux hôteliers
En Tunisie, la part du tourisme intérieur est encore faible. Il représente en termes de nuitées 7,5 %. Ce qui est modeste par rapport à la place du tourisme intérieur en France où il représente 40 %, aux Etats-Unis ou ailleurs. Notre objectif est d’atteindre 15 %, a souligné le ministre, qui reconnaît au Tunisien le droit de jouir du confort et des hôtels. Khelil Lâajimi estime que l’obstacle entravant le développement du tourisme intérieur a trait à la fixation des tarifs par personne. “Si les hôteliers substituent le tarif par chambre au tarif par personne, ça va booster le tourisme intérieur”, a-t-il indiqué en lançant un appel aux hôteliers dans ce sens.

La Tunisie : une destination compétitive
“La Tunisie et l’un des pays les plus compétitifs du bassin méditerranéen, vu son bon rapport qualité/prix qui ne signifie pas bradage”. Le ministre a expliqué les éléments qui font que la Tunisie se défend bien en cette conjoncture difficile. “En cette période de crise, le touriste européen n’a pas souhaité trop s’éloigner de son pays d’origine. La Tunisie a la chance d’être à deux heures d’avion de la plupart des destinations européennes”, a-t-il noté, évoquant la campagne d’image supplémentaire programmée notamment dans les pays européens, avec un budget additionnel de 10 000 dinars, outre le budget classique destiné à la publicité et à la promotion.

Opération avec l’Autriche : une importante plus-value
“L’importance de cette opération est qu’elle intervient en dehors de la haute saison et permet de redynamiser une période d’habitude creuse”, a déclaré Khelil Lâajimi, en préambule de sa conférence de presse. Cette opération intervient en vertu d’un accord signé entre la Tunisie et une association autrichienne de retraités pour faire venir 16 000 touristes autrichiens entre 2009 et 2010, soit 7500 en 2009 et 9000 en 2010. “Le tourisme de 3ème âge est un tourisme d’avenir et la Tunisie ne va pas s’arrêter à l’opération autrichienne. Le pouvoir d’achat se trouve dans cette catégorie, qui n’est pas menacée par la crise ni par le chômage. Les retraités ont déjà constitué un patrimoine et ont un revenu constant. Ce sont des touristes qui cherchent à découvrir d’autres cultures et d’autres pays”, a-t-il laissé entendre.

Le premier contingent de 1000 touristes arrivera le 15 avril. Ils débarqueront dans des hôtels de luxe de la région de Mehdia. Six avions atterriront ensemble à l’aéroport de Monastir. Les touristes auront un programme de visites culturelles dans les régions de Kairouan, d’El Jem et de Tunis et ses banlieues. Cette opération a été précédée par un travail de longue haleine, étant une opération lourde. “Ce sont des touristes âgés, dont la moyenne d’âge est de 70 ans, qui ont besoin d’encadrement, et de prise en charge. Elle a coûté en budget promotionnel 58 750 euros”, a-t-il expliqué en précisant : “On était en concurrence avec plusieurs pays méditerranéens. Il y a eu un effet lobbying qui a fait pencher la balance en faveur de la Tunisie. Le choix s’est porté également sur la Grèce”. Cette opération aura une importante plus-value puisque le touriste autrichien qui paie traditionnellement 350 euros pour un séjour d’une semaine dans nos murs, paiera cette fois-ci 730 euros ; elle permettra une augmentation de 10 % du marché autrichien dont le poids actuel est constitué de 70 000 à 75 000 touristes par an. Otto spall, représentant de l’association autrichienne des retraités, a énuméré les raisons qui ont motivé le choix de la Tunisie : “la réputation des aéroports tunisiens, le climat fantastique, la distance séparant la Tunisie de l’Autriche, et le confort des hôtels, puisqu’on nous a promis des hôtels cinq étoiles”. Sans oublier un aspect important, le président de l’association, un ancien ministre autrichien des Affaires étrangères, est un ami de la Tunisie.

H.J.
Desde Globalnet

Le tourisme comme relais de croissance en Algérie

Friday, March 27th, 2009

Le pays entend devenir la terre d’élection des touristes du XXIème siècle

A l’occasion du Salon du tourisme de Paris, Afrik a rencontré MM. Ahmed Boufares, Directeur général de l’Office National du Tourisme (ONT) et Hamouche Belkacemi, Président Directeur général de l’Entreprise Nationale Algérienne du Tourisme (ONAT). Deux regards pour une même vision de l’avenir du tourisme en Algérie. Interview croisée.

Le tourisme est un atout pour l’économie algérienne et pourrait constituer une ressource alternative aux hydrocarbures épuisables au cours de ce siècle. En 2008, ce sont plus de 1,8 millions de visiteurs qui ont foulé le sol algérien. L’activité est en hausse régulière. Et les acteurs du secteur veulent promouvoir le tourisme dans un esprit de développement durable. Explications d’Ahmed Boufares et Hamouche Belkacemi.

Afrik.com : Quelle est l’importance aujourd’hui du tourisme en Algérie ?

Hamouche BELKACEMI, PDG de l’ONAT : Le tourisme est appelé à se développer, parce que l’Algérie est depuis très longtemps une terre d’accueil, que cette hospitalité historique a été mise entre parenthèses pendant quelques périodes de son histoire récente, mais que les fondamentaux sont là : des richesses inexploitées encore, des destinations uniques au monde, et la volonté de les développer avec un tourisme de qualité, plutôt qu’un tourisme de masse. Les pouvoirs publics ont décidé au plus haut niveau de s’appuyer sur une conception d’ensemble du développement touristique algérien, à court, moyen, long terme, en planifiant les investissements à réaliser et en calibrant exactement leurs impacts. C’est la tâche dont a été chargé Chérif Khamani, Ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme.

Ahmed BOUFARES, Directeur général de l’O.N.T : Chérif Khamani est aussi Président de la Fondation des Déserts du Monde, et l’intitulé de son ministère, comme son engagement au sein de cette Fondation, marquent bien la conception moderne, contemporaine et responsable qu’il se fait du tourisme du XXIe siècle. L’Algérie n’est pas là pour concurrencer ses voisins dans la course au tourisme de masse, qui connaît des excès, que ce soit en termes d’urbanisme, de destruction des tissus locaux, de mise en place “d’usines balnéaires” où le touriste est exploité à haut régime… L’Algérie a des ressources touristiques propres, à tous les sens du terme, il importe que leur exploitation se fasse avec une préoccupation écologique permanente, et dans un esprit de développement durable ! Nous voulons promouvoir de nouveaux comportements touristiques, plus “responsables”, plus “intégrés” dans les réalités locales, plus attentifs aux cultures, aux sociétés et aux espaces naturels préservés qu’ils traversent. Par exemple, nous avons un programme qui concerne les zones humides d’Algérie… En particulier le long de la côte qui s’étend d’El Taref, à Bejaia en passant par Annaba, Skikda, Jijel… Des lacs extraordinaires, comme les lacs Tonga, Oubeira, Mellah, Fetzara, Béni-Belaid, Tamelaht, y reçoivent à chaque migration des centaines d’espèces d’oiseaux, et ils sont considérés comme un des lieux d’observation ornithologique les plus intéressants de la planète. Rien d’étonnant donc à ce que nous nous attachions à y développer un tourisme de “niche”, de haute qualité, respectueux de l’environnement, désireux de toucher au plus prêt la nature sauvage, sans souhaiter une seconde qu’on la défigure pour l’accueillir. C’est cela pour nous le tourisme du XXIème siècle : un tourisme de niche, écologique et éthique à la fois !

Afrik.com : “Sans compter le désert…”

Hamouche Belkacemi : Evidemment, le désert est une destination rêvée pour développer un tourisme de qualité, et les “portes du Sud” n’ont jamais été fermées, et elles font toujours, à juste titre, rêver ! Au sud de Biskra, avec El Oued, Touggourt, Ouargla, Ghardaïa… Nous comptons un très grand nombre de destinations qui ont un intérêt à la fois culturel, naturel, historique… Et même au plus fort de la période de repli que l’Algérie a connu du fait du terrorisme il y a maintenant presque une dizaine d’années, nous avons réussi, avec un partenaire comme Maurice Freund et Point Afrique, grâce à des vols direct pour Tamanrasset et Djanet, à développer des voyages ciblés en direction du Hoggar et du Tassili. Nous l’avons fait avec lui parce qu’à ce moment là il était le seul à oser le proposer à ses clients et aux membres de Point Afrique, alors que les autres compagnies aériennes, même avec les mêmes informations sur la sécurité du Sahara, refusaient de prendre le moindre risque…. économique ! Ce qui nous rapprochait : des valeurs communes et la volonté de mettre le développement touristique au service des populations locales, et non le contraire ! La “stratégie marketing” dont le tourisme algérien doit se doter doit pouvoir s’appuyer sur tous nos atouts, tout ce qui fait la richesse de notre territoire, héritier d’un passé tellement divers et tellement fécond ! Parlons par exemple du patrimoine antique de l’Algérie : la Ministre de la Culture algérienne évoquait 500 sites antiques répertoriés, dont à peine 20% sont aujourd’hui facilement accessibles aux touristes ! Or au-delà de Tipaza, que les Français connaissent bien grâce à Camus, il y a Djemila, Timgad, Cherchell… Autant de sites prodigieux qui pourraient faire de l’Algérie une destination aussi importante que l’Egypte pour les amateurs d’Antiquité classique…

Ahmed Boufares : Voilà comment en multipliant les marchés de niches, et en s’attachant à offrir un accueil et des services adaptés à ces clientèles modernes et responsables, l’Algérie parvient depuis quelques années à s’orienter vers une croissance régulière du tourisme sur son territoire. Nous venons de traverser deux années successives de hausse de la fréquentation touristique de l’Algérie, +7% l’année dernière, plus 9% en 2008… Pour un total supérieur à 1,8 million de visiteurs. C’est raisonnable par rapport aux pays voisins qui pratiquent le tourisme de masse. Et cela montre le formidable potentiel de croissance qui existe dans ce domaine, à condition de garder notre exigence pour un tourisme de “niche”, éthique, responsable. Le tourisme peut, à ces conditions, constituer pour l’Algérie un véritable relais de croissance, et un outil de développement durable pour toute la diversité de ses territoires.

Desde Afrik

Maroc: Le tourisme britannique en pleine expansion

Monday, March 16th, 2009

Le Maroc veut conquérir les touristes britanniques dont 375 000 se seront rendus dans le royaume chérifien en 2007 enregistrant une progression de 35 %, a indiqué le ministre du tourisme Mohamed Boussaïd dans un entretien à l’Économiste publié jeudi.

«Le marché anglais est effectivement un marché en pleine expansion au Maroc», a affirmé M. Boussaïd, précisant que 24 millions de Britanniques se rendent chaque année à l’étranger.

Le ministre a participé de lundi à jeudi à Londres au salon du tourisme World Travel Market, qui se présente comme le plus grand rendez-vous annuel des professionnels du tourisme.

Le Maroc prévoit d’accueillir 670 000 touristes britanniques en 2010.

La délégation marocaine au salon de Londres a conclu un mémorandum avec The Travel Foundation, une association regroupant les plus grands tours opérateurs britanniques, pour la promotion du tourisme durable, a indiqué l’agence marocaine Map.

Le tourisme occupe une place importante dans l’économie marocaine. Les officiels tablent sur 10 millions de touristes étrangers en 2010.

L’an passé, le royaume avait accueilli 6,6 millions de visiteurs, essentiellement européens contre 5,8 millions en 2005, faisant passer les recettes de 3,7 milliards d’euros à 4,8 milliards (+29,2 %).

AFP
Desde Maghreb Info

Tourisme au Maroc • Cap 2009, nouveau plan anticrise

Monday, March 16th, 2009

Le gouvernement au Maroc se mobilise pour tenter de limiter l’impact de la crise économique internationale sur le secteur du tourisme. Le plan mis sur pied s’appelle “Cap 2009″. Le ministre marocain du tourisme apporte des précisions : Un effort de promotion va être fait en direction de l’Europe, mais aussi des pays du Golf et de la Russie. L’encouragement aussi du tourisme intérieur avec des prix plus attractifs. Le ministre marocain estime toutefois qu’il ne faut pas être alarmiste, « Le tourisme, dit-il, se porte bien au Maroc ». Il rappelle que l’année 2008devrait s’achever sur une hausse de 7 % des visiteurs.

Desde Maghreb Info

Tunisie : Le ciel tunisien bientôt ouvert à de nombreuses compagnies

Monday, March 2nd, 2009

Les compagnies aériennes européennes, arabes et américaines seront autorisées à opérer librement dans l’espace aérien tunisien à la suite de l’adhésion de la Tunisie à l’accord relative à l’ouverture du ciel.
C’est la conclusion de négociations qui se sont poursuivies pendant plusieurs années et qui va se traduire par l’accroissement du nombre des passagers en provenance et à destination de la Tunisie.
L’Office national du tourisme tunisien a rappelé que déjà la desserte de la Tunisie est accessible aux appareils de British Airways et ceux du transporteur national Tunis air. La voie est désormais ouverte pour d’autres compagnies aériennes et des compagnies low cost pour programmer des vols à partir de la Grande-Bretagne à destination de la Tunisie. En prévision de ces dessertes, un nouvel aéroport est en voie de construction à Enfidha , située entre Sousse et Hammamet. Il sera opérationnel vers la fin de l’année es cours. Ce sera le 9ème aéroport de la Tunisie avec un trafic de 7 millions de passagers par an , et de 30 millions ultérieurement.

Desde African Manager

Tunisie : Nouvelles mesures pour la promotion du secteur touristique

Monday, February 16th, 2009

• Nouvelles mesures pour promouvoir le secteur du Tourisme

• Soumettre les résultats de l’étude stratégique sur le développement touristique à une consultation élargie

Un conseil ministériel tenu, vendredi 13 février, sous la présidence du président Zine El Abidine Ben Ali a été consacré à l’examen des moyens de promouvoir la compétitivité du secteur touristique, à la lumière du plan d’action ordonné par le Chef de l’Etat le 10 janvier dernier.

Le conseil a passé en revue les volets de ce plan qui s’articule autour du renforcement des campagnes de publicité, la promotion du niveau de la formation et du recyclage, et la diversification du produit touristique.

Le conseil a approuvé les mesures suivantes:

• Consacrer un budget supplémentaire pour entreprendre des opérations promotionnelles de grande envergure.

• Renforcer le transport aérien international à destination de Tozeur et le transport aérien intérieur vers Tabarka et Tozeur.

• Mettre en place un programme de mise à niveau des hôtels axé sur l’aspect immatériel tout en procédant à la modernisation des centres de formation professionnelle en coordination avec toutes les parties intervenantes.

• Parachever la réalisation des projets des stades du golf dans les délais prévus.

• Accélérer l’exploitation des circuits historiques et archéologiques et promouvoir les grands festivals internationaux.

• Accorder davantage d’intérêt à l’esthétique des stations touristiques et à la propreté de leur environnement.

Le président de la République a ordonné de soumettre les résultats de l’étude stratégique sur le développement touristique à l’horizon 2016 à une consultation élargie des professionnels et des spécialistes du secteur.

Il a appelé les professionnels à accorder davantage d’intérêt à la qualité du produit et à attacher une importance particulière à l’animation des unités touristiques.

Desde Investir en Tunisie

Satocan se instala en Marruecos con un gran complejo hotelero

Wednesday, February 4th, 2009

Las Palmas de Gran Canaria/ Colony Capital LL, con oficinas en París, Los Ángeles y Nueva York, y la empresa de capital canario Satocan, las dos adjudicatarias del complejo de Taghazout, en Agadir (sur de Marruecos), han anunciado el lanzamiento de su primera unidad hotelera, el hotel Raffles, según han confirmado a ACN Press fuentes de la compañía isleña en Marruecos. Un complejo con el que el Reino alauí pretende hacer la competencia a los más lujosos establecimientos diseminados en el Mediterráneo.

En un principio, estaba prevista para junio de este año la apertura del primer hotel de Taghazout, pero los trabajos se han retrasado y la nueva fecha para inaugurar el complejo es el verano de 2010, para cuando esperan poder abrir sus puertas a los turistas.

La primera fase contempla la construcción de 300 de las 600 hectáreas de las que dispone el recinto y comprenderá el hotel Raffles, con 165 habitaciones, 60 villas y un campo de golf. Conjunto que ha contado con una inversión de 9,5 millones de dirhams (842.400 euros, aproximadamente), según fuentes del Ministerio de Turismo en Marruecos.

UN PARAJE POR DESCUBRIR

La situación es privilegiada, un “paraje por descubrir junto al pequeño pueblo de Taghazout”. A 15 kilómetros de Agadir, “se trata del primer destino marroquí de playa, y el segundo tras la cultural Marrakech”, asegura en su página web la empresa canaria.

Todo Marruecos, continúan las fuentes, cuenta con la mitad de turistas que Canarias, “por lo que el potencial es altísimo”. Y, por ello, se han lanzado a la construcción del complejo, que quieren convertir en referente a nivel internacional. El eje de la urbanización, según informaciones de Satocan, contará con una medina (zona comercial) junto a la playa, rodeada de hoteles de lujo, golf, y villas residenciales.

El proyecto cuenta con nueve grandes hoteles con un promedio de 650 habitaciones cada uno, 1.700 villas residenciales, dos campos de golf, y zonas para ocio, uso comercial y deportes acuáticos.

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